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Moyen-Orient

Dix-huit personnes tuées par une explosion dans le nord-ouest de la Syrie

L'ex-ville syrienne rebelle de Douma à la périphérie de Damas, Syrie, 17 avril 2018.

Dix-huit personnes, en majorité des civils, ont été tuées mercredi par une explosion dans la province d'Idleb, dernier bastion jihadiste en Syrie, selon un nouveau bilan de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

L'origine de la déflagration qui s'est produite près d'un marché n'a pas encore été établie selon cette ONG qui dispose d'un large réseau de sources dans la Syrie en guerre.

Un journaliste de l'AFP sur place a constaté l'effondrement, sans doute en raison de l'explosion, de deux bâtiments, dont un immeuble de quatre étages. D'autres bâtisses à proximité semblaient sur le point de s'écrouler.

Quatre membres de la défense civile tentaient de chercher des survivants ou des corps ensevelis sous les décombres.

Treize civils figurent parmi les victimes de cette explosion, dont la fille d'un combattant étranger, selon Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH. Le nombre de victimes a été confirmé par le responsable de la défense civile locale, Abdelwahab Al-Abdou.

Des passants et M. Abdou ont affirmé ne pas avoir connaissance de l'origine de l'explosion.

Vivant à une cinquantaine de mètres du lieu de l'incident, Abou Ammar, père de deux enfants, a affirmé à l'AFP avoir entendu le bruit assourdissant d'une déflagration.

"Nous avons accouru vers le lieu de l'explosion et avons vu les équipes de secours essayer de retirer les blessés", a-t-il relaté.

Il y avait "des gens encore en vie sous les décombres et beaucoup de membres de corps (déchiquetés) jonchaient le sol", a-t-il ajouté.

Des secouristes ont été vus en train de demander à des conducteurs de bulldozers de dégager les débris d'une route.

La province d'Idleb est dominée par Hayat Tahrir al-Cham (HTS, ex-branche syrienne d'Al-Qaïda), une organisation djihadiste qui a renforcé en début d'année son emprise sur ce territoire face à des rebelles affaiblis.

Le groupe Etat islamique (EI) dispose également de cellules dormantes dans la région d'Idleb.

Depuis septembre 2018, cette province fait l'objet d'un accord négocié par Moscou, allié du régime, et Ankara, qui parraine certains groupes rebelles, prévoyant la mise en place d'une "zone démilitarisée" séparant les secteurs djihadistes et insurgés des zones gouvernementales attenantes.

L'accord russo-turc a permis à la province d'éviter une offensive d'envergure de l'armée syrienne.

Le régime a toutefois continué d'y mener des frappes, devenues plus régulières depuis février.

Mardi, des bombardements ont tué sept civils, dont quatre enfants, dans la ville de Khan Cheikhoun.

Le président syrien Bachar al-Assad a appelé le 19 avril à la mise en oeuvre de cet accord, rappelant que l'objectif était "d'éliminer les groupes terroristes" d'Idleb, qui selon lui "attaquent les civils dans les zones sûres attenantes".

Déclenché en mars 2011, le conflit en Syrie a fait plus de 370.000 morts et déplacé plus de 13 millions de personnes.

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Une femme à la Cour suprême pour la première fois au Pakistan

La juge Ayesha Malik a prêté serment le 24 janvier 2022. Elle est la première femme nommée à la Cour suprême, qui compte 16 homme.

Une femme a été nommée à la Cour suprême, une première au Pakistan. Ayesha Malik a prêté serment ce lundi à Islamabad. Elle siègera aux côtés de 16 hommes au sein de l'instance judiciaire.

Le premier ministre Imran Khan l'a félicitée sur Twitter, tout en lui souhaitant bonne chance à son nouveau poste.

L'avocate et militante des droits des femmes, Nighat Dad, a estimé que c'etait "une énorme avancée" pour le système judiciaire pakistanais.

Une autre avocate et militante, Khadija Siddiqi, pense que sa nommination "permettra à d'autres femmes d'avancer", et a dit espérer que cela mènera à des décisions de justice en faveur de celles-ci dans l'avenir.

Ayesha Malik, qui a étudié à l'Université Harvard aux Etats-Unis, a été juge à la Haute cour de Lahore pendant 20 ans.

Dans cette juridiction de la province du Pendjab, on lui attribue d'avoir contribué à faire évoluer des mœurs judiciaires encore très patriarcales.

L'an passé, elle y a interdit un test de virginité, qui est censé permettre d'éclairer le passé sexuel des victimes de viols.

Ce test décrié peut souvent faire basculer un dossier en défaveur des victimes, ainsi facilement discréditées. Il est particulièrement traumatisant pour celles-ci, également soumises à une forte stigmatisation sociale qui les empêche souvent de se marier après un viol.

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Comment se fait-il que tant de personnes vaccinées attrapent le coronavirus ?

Un agent de santé prépare une dose de vaccin Johnson and Johnson à Lesbos, en Grèce, le 15 décembre 2021.

Pourquoi tant de personnes vaccinées contractent-elles le coronavirus ces derniers temps ?

Plusieurs facteurs sont en jeu, à commencer par l'émergence de la variante omicron, très contagieuse. La variante omicron est plus susceptible d'infecter les gens, même si elle ne les rend pas très malades, et son apparition a coïncidé avec la période des voyages de vacances dans de nombreux pays.

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Les gens peuvent penser (à tort) que les vaccins anti-COVID-19 bloquent complètement l'infection. Ce n'est pas le cas: les vaccins agissent principalement pour prévenir des cas de maladie grave, explique Louis Mansky, un chercheur qui travaille sur les virus à l'université du Minnesota.

Et les vaccins sont toujours efficaces à cet égard, en particulier pour les personnes qui ont reçu des rappels.

Deux doses des vaccins Pfizer-BioNTech ou Moderna ou une dose du vaccin Johnson & Johnson offrent toujours une forte protection contre les maladies graves dues à l'omicron. Si ces doses initiales ne sont pas très efficaces pour bloquer une infection par le variant omicron, les rappels - en particulier avec les vaccins Pfizer et Moderna - augmentent les niveaux d'anticorps pour aider à combattre l'infection.

Omicron semble se répliquer beaucoup plus efficacement que les variantes précédentes.

Et si les personnes infectées ont une charge virale élevée, il est plus probable qu'elles transmettent le virus à d'autres, en particulier aux personnes non vaccinées. Les personnes vaccinées qui contractent le virus ont plus de chances de présenter des symptômes légers, voire aucun, car les injections déclenchent de multiples défenses dans le système immunitaire, ce qui fait qu'il est beaucoup plus difficile pour omicron de les contourner toutes.

Les consignes concernant les gestes salutaires n'ont pas changé. Les médecins conseillent de porter des masques à l'intérieur, d'éviter les foules et de se faire vacciner et si possible prendre une dose de rappel. Même si, au final, les vaccins ne vous empêcheront pas toujours d'attraper le virus, ils vous permettront de rester en vie et d'éviter un séjour à l'hôpital.

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