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Quatorze établissements privés de santé fermés au Niger


Les autorités sanitaires nigériennes lors d'une campagne de vaccination, Niger, 13 avril 2017.

Le gouvernement nigérien a ordonné la fermeture de quatorze établissements privés de santé, a indiqué vendredi le ministre de la Santé à la télévision, qualifiant la situation d'"alarmante" dans ce secteur.

Ces sanctions extrêmes ont été prises après des mois de contrôles menés dans des cliniques, cabinets de soins, pharmacies et maternités du pays, principalement dans la capitale, Niamey, a expliqué le ministre de la Santé, Idi Illiassou, qui a rencontré jeudi les acteurs privés et syndicats de la santé.

"De ces inspections, il découle trente-six notifications, dont quatorze fermetures immédiates d'établissements et vingt-deux mises en demeure", a souligné le ministre.

M. Illiassou a peint "une situation alarmante" dans le secteur privé de la santé du Niger: "la réglementation, la législation et les procédures d'ouvertures des établissements ne sont pas respectées", a-t-il déploré. "De (simples) salles de soins hospitalisent des malades, d'autres pratiquent des interventions chirurgicales et des cabinets médicaux abritent des laboratoires", a-t-il pointé.

Le ministre a également déploré "les tarifications anarchiques" dans les cliniques et les pharmacies. "Un même produit vendu à 1.000 francs CFA dans une pharmacie est vendu à 3.000 FCFA dans une autre, ça n'a pas de sens", a-t-il lancé.

En attendant les "nouveaux textes tarifaires", il a sommé les propriétaires des cliniques à désormais "afficher clairement leurs tarifs", afin que les patients puissent en prendre connaissance à l'avance.

Pour "escroquer les malades", des cliniques et des laboratoires "prescrivent des faux examens, très coûteux, souvent abusifs et de qualité douteuse", avait déjà déclaré le ministre samedi devant les députés.

"Nous allons être intransigeants en matière de respect des lois et règlement en vigueur", a-t-il prévenu, promettant d'étendre les contrôles "à tous les services de santé du pays".

En janvier, le ministère avait déjà fermé une importante clinique et ses deux annexes, qui pratiquaient depuis des années à Niamey "sans aucune autorisation" du ministère de la santé.

Avec AFP

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