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Quartier messa, à Yaoundé, la pépinière du volley-ball camerounais

Lors une séance d’entraînement au stade de Messa, à Yaoundé, le 10 août 2019. (VOA/Emmanuel Jules Ntap)

Les jeunes se forment de plus en plus sur le tas à la pratique du volley-ball. A Yaoundé, le quartier Messa, est le fief de cette formation dans la rue.

Les conditions de formation sont loin de respecter le standard internationalement reconnu.

Mais la passion des jeunes apprenants est à la dimension de leurs aspirations. Tous rêvent de devenir de grands noms du volley-ball camerounais.

Au Cameroun, le volley-ball suscite un engouement indéniable chez les jeunes
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William Ondo, dirige une séance d’entrainement au stade ce messa, à Yaoundé, le 10 août 2019. (VOA/Emmanuel Jules Ntap)
William Ondo, dirige une séance d’entrainement au stade ce messa, à Yaoundé, le 10 août 2019. (VOA/Emmanuel Jules Ntap)

"On lève le ballon vers le haut, on se déplace rapidement, on fléchit, et on pousse, on y va", lance sous un ton imposant ce samedi, William Ondo, le formateur des jeunes apprenants de volley-ball au quartier Messa.

C’est sous sa coordination, qu’une dizaine de jeunes, des garçons et des filles prennent part à la séance d’entrainement. "C’est une séance d’entrainement pour les enfants qui aiment le volley-ball" confie à VOA Afrique, William Ondo, entraineur de Team Messa volley-ball.

"Le club de formation de volley-ball compte toutes les tranches d’âge. Elle va de 4 ans à 12 ans, la deuxième tranche de 12 ans à 16 ans et enfin de 16 ans à 19 ans", précise William.

Carine, un produit de la Team messa volley-ball, à Yaoundé, le 10 août 2019. (VOA/Emmanuel Jules Ntap)
Carine, un produit de la Team messa volley-ball, à Yaoundé, le 10 août 2019. (VOA/Emmanuel Jules Ntap)

Dans un coin du stade ce jour, Christian a 10 ans, l’un des jeunes à la formation s’applique avec un ballon de volley-ball.

"Quand je viens, je m’étire, on s’entraîne à taper les ballons sur le mur, le volley-ball permet de donner de la force aux bras, on nous a appris à nous placer au stade, à réceptionner le ballon et à le renvoyer", explique le jeune enfant, qui ne lasse de frapper le ballon au mur.

Le stade est un espace ouvert aux intempéries, entouré d’une grille en fer, d’un mur en béton d’un mètre et demi. Quelques marches ont été aménagées sur un côté du terrain pour servir de gradins.

Les joueurs quant à eux, évoluent sur un sol dur en ciment. En cas de blessures, l’équipe dispose d’une petite infirmerie. "C’est vrai que c’est dangereux mais le pays n’a pas assez de moyens, donc on se bat avec", se console Carine. A 16 ans, elle dispute le championnat national cadet de volley-ball. Elle est un produit de la Team Messa volley-ball.

"Toute petite, je venais accompagner mon frère à jouer au volley-ball sur ce même stade, j’ai commencé à jouer moi-même dès l’âge de 10 ans, pendant les vacances, on s'entraîne de lundi à vendredi et pendant la période de classe c’est trois fois par semaine", raconte Carine avec passion, ses premiers amours avec le volley-ball.

Le graffiti avec grands noms du volley-ball camerounais ayant débuté dans le stade de messa, à Yaoundé, le 10 août 2019. (VOA/Emmanuel Jules Ntap)
Le graffiti avec grands noms du volley-ball camerounais ayant débuté dans le stade de messa, à Yaoundé, le 10 août 2019. (VOA/Emmanuel Jules Ntap)

Sur un graffiti du petit stade où sont encadrés les jeunes apprenants, sont gravés des noms d’illustres volleyeurs camerounais. "J’ai grandi à Messa et le volley- ball, c’est le sport phare de ce quartier, beaucoup de grands noms du volley ball camerounais sont nés ici ou ont grandi ici." Il est question de perpétuer la légende selon, William Ondo, entraineur de Team Messa volley-ball.

Le Cameroun est champion d’Afrique chez les dames, et vice-champion chez les messieurs. "Je suis attaquant réceptionniste, je sais qu’on va promouvoir ce sport au Cameroun un jour, quand cela se fera, il faut que nous soyons déjà des grands joueurs", évoque le jeune Gérard, dont le poste dur le terrain est attaquant-réceptionniste.

Avec une grande fierté, William cite quelques icones du volley-ball du quartier messa, "Ndongo Gaël qui, aujourd’hui est professionnel, il y a Tchamot, même Ngapeth, le coach de l’équipe nationale de France a vécu ici, ce sont eux qui nous ont inspirés, on a vu beaucoup de jeunes réussir leur vie par le volley-ball".

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Début du procès du principal opposant à Paul Biya le 6 septembre

Maurice Kamto, chef du parti d'opposition camerounais Mouvement pour la renaissance du Cameroun lors d'un rassemblement de campagne pour la prochaine élection présidentielle, à Yaoundé, le 30 septembre 2018.

Le procès du principal opposant camerounais, Maurice Kamto, écroué depuis janvier, débutera le 6 septembre devant un tribunal militaire de Yaoundé, a annoncé mercredi à l'AFP son avocat et responsable de son parti.

Arrivé en deuxième position lors de l'élection présidentielle du 7 octobre 2018, M. Kamto avait été arrêté, ainsi qu'environ 150 personnes, à la suite d'une manifestation le 26 janvier 2019 à l'appel de son parti, le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), qui considérait la victoire de M. Biya, au pouvoir depuis 1982, comme un "hold-up électoral".

Le tribunal militaire de Yaoundé, devant lequel M. Kamto est poursuivi notamment pour "insurrection et hostilité contre la patrie", a fixé l'ouverture de son procès au 6 septembre, a annoncé à l'AFP Emmanuel Simh, son avocat et troisième vice-président du MRC.

M. Kamto avait été convoqué mardi devant cette juridiction militaire qui lui a notifié cette date, a précisé Me Simh.

Plusieurs dizaines de soutiens et partisans de l'opposant seront jugés en même temps que lui, selon l'avocat. Le 11 juillet, un juge d'instruction du tribunal militaire avait décidé du renvoi pour un procès devant cette juridiction de 104 personnes, dont M. Kamto.

Les avocats de l'opposant avaient alors fait appel, contestant la compétence du tribunal militaire au motif que cette juridiction ne peut pas juger des civils. La Cour d'appel ne s'est pas encore prononcée.

Prison à vie pour un dissident anglophone

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Prison à vie contre les 10 leaders séparatistes anglophones

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Prison à vie pour un leader des séparatistes anglophones

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Human Rights Watch dénonce la torture de détenus au Cameroun

Des prisonniers font la queue à l'intérieur de la prison centrale de Douala, le 8 mars 2006.

Des dizaines de détenus séparatistes anglophones ou membres de l'opposition ont été torturés par les forces de sécurité après avoir été extraits d'une prison de Yaoundé à l'issue d'une mutinerie en juillet, a affirmé mardi Human Rights Watch (HRW).

Le 22 juillet, des détenus de la prison centrale de Yaoundé s'étaient mutinés pour protester contre leurs conditions de détention, épouvantables selon eux, la surpopulation carcérale et les longues détentions sans procès pour les anglophones, provoquant des dégâts et des incendies dans certains locaux ainsi que des violences entre prisonniers.

Le gouvernement camerounais avait annoncé le 3 août que 244 détenus avaient été interpellés, leurs avocats assurant qu'une partie d'entre eux avaient été emmenés au Secrétariat d'Etat à la Défense (SED), le siège de la gendarmerie dans la capitale camerounaise. Ils affirmaient également que les prisonniers transférés au SED y étaient torturés.

"Les autorités camerounaises ont détenu plus d'une centaine de personnes au secret et torturé nombre d'entre elles" entre le 23 juillet et le 4 août, assure HRW. "Les détenus ont été transférés vers (...) le SED" au lendemain de l'"émeute à la prison centrale de Yaoundé le 22 juillet pour protester contre la surpopulation, les conditions de vie désastreuses et les retards dans le traitement des dossiers devant les tribunaux", poursuit l'ONG dans un communiqué.

HRW se base sur les témoignages de 14 détenus et plusieurs avocats. "On nous battait deux fois par jour avec des matraques en bois et des machettes", précise un prisonnier de 29 ans.

Selon l'organisation, nombre de ces détenus étaient soupçonnés par les autorités "de faire partie de groupes séparatistes armés opérant dans les régions anglophones du Cameroun ou de les soutenir". "Parmi les autres détenus figuraient des membres et des partisans du Mouvement pour le Renaissance du Cameroun (MRC)", l'un des principaux partis de l'opposition.

Les deux provinces anglophones du Nord-ouest et du Sud-ouest sont le théâtre depuis fin 2016 d'une contestation qui a dégénéré en affrontements armés entre séparatistes et forces de sécurité, qui ont fait, selon HRW, plus de 2.000 morts à ce jour.

Le SED a été dénoncé à plusieurs reprises par des ONG de défense des droits humain pour la pratique de la torture envers des détenus.

Réagissant aux accusations de mauvais traitement et torture formulées par les avocats, le ministre camerounais de la Communication, Emmanuel Sadi, avait déclaré le 3 août que les détenus faisaient l'objet de "procédures légales dans le strict respect des lois de la République", assurant que plusieurs d'entre eux avaient été retrouvés en possession d'armes blanches.

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