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Burkina-Faso

Qu’attendent les Burkinabè de leur futur gouvernement?

La facade de la primature à Ouagadougou, Burkina Faso, le 21 janvier 2019. (VOA/Issa Napon)

Le cabinet dirigé par Paul Kaba Thiéba a rendu le tablier vendredi. Et son successeur devrait former une équipe pour relever de nombreux défis dont notamment celui de la sécurité.

La démission vendredi du Premier ministre Paul Kaba Thiéba et de son gouvernement semble avoir soulagé de nombreux Burkinabè.

Ces dernières années, l’autorité de l’Etat a été réduite, les attaques terroristes sont devenues quasi quotidiennes et la situation économique est moins reluisante.

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Un citoyen apprécie la démission du gouvernement Thiéba :"Le fait d’avoir démissionné, c’est bien. Il aurait même dû le faire depuis trop longtemps déjà. Je crois que la prochaine équipe sera meilleure que celle de Paul Kaba Thiéba."

Siaka Coulibaly à Ouagadougou, Burkina Faso, le 21 janvier 2019. (VOA/Issa Napon)
Siaka Coulibaly à Ouagadougou, Burkina Faso, le 21 janvier 2019. (VOA/Issa Napon)

Le docteur Siaka Coulibaly, président du Conseil d’administrationdu centre de suivi et d’analyses citoyens des politiques publiques, pense que le nom du nouveau Premier ministre n’aurait pas dû attendre.

"Ce qui peut être retenu sur la question est le temps mis à reconduire une nouvelle équipe, qui peut présager de tractations qui se dérouleraient en dessous afin de trouver l'homme qu'il faut pour remplacer Paul Kaba Thiéba. Mais surtout l'équipe qu'il faut pour pouvoir donner l'impulsion à la question sécuritaire et aux questions de développement".

Nommé pour la première la primature fois en janvier 2016, Paul Kaba Thiéba va remanier à deux reprises, en février 2017, puis en janvier 2018 avant la présente démission.

Le départ du Premier ministre intervient dans un contexte marqué par un climat social des plus délétères, une insécurité devenue préoccupante, liée aux attaques jihadistes ayant causé le déplacement de milliers de personnes et la fermeture d’environ 600 à 800 écoles selon plusieurs sources.

La démission du précédent gouvernement dirigé par Paul Kaba Thiéba avait été annoncé vendredi soir par un communiqué de la présidence.

Aucune explication n'avait été donnée mais selon des sources proches de la présidence, le président Kaboré souhaitait donner un nouveau souffle à l'action du gouvernement, confronté à des menaces terroristes et à une fronde sociale croissantes, avec des mouvements d'humeur récurrents dans les différents services publics.

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11 personnes en garde à vue décédées à l'unité antidrogue en une nuit

Adama Pamtaba, chargé de communication de la police municipale de Ouagadougou, au Burkina, le 12 novembre 2018. (VOA/Lamine Traoré)

Onze personnes détenues en garde à vue sont décédées dans la nuit de dimanche à lundi dans les locaux de l'Unité antidrogue de Ouagadougou, a annoncé la procureure du Burkina Faso, Maiza Sérémé.

"Le procureur du (Burkina) Faso près le tribunal de grande instance de Ouagadougou a été informé, ce jour 15 juillet 2019, par la directrice de la police judiciaire de la police nationale de ce que onze personnes gardées à vue à l'Unité antidrogue (UAD) pour des infractions relatives à la législation des stupéfiants sont décédées dans la nuit du 14 au 15 juillet 2019", a écrit Mme Sérémé dans un communiqué.

Une "enquête a été ouverte",a indiqué la procureure qui s'est rendue sur les lieux accompagnée de ses substituts et de membres des services techniques.

"Des médecins légistes ont été requis" pour procéder à des examens et aux autopsies nécessaires pour déterminer les raisons des décès qui sont encore inconnues, a-t-elle souligné.

La société civile a par le passé souvent dénoncé les violences des forces de sécurité.

Le Burkina Faso, pays pauvre, est une des plaques tournantes du trafic de drogue vers l'Europe. La drogue arrive au Burkina Faso en provenance des ports d'Afrique de l'Ouest et prend ensuite la direction du nord vers le désert malien et libyen, selon une source sécuritaire.

En juin dernier, les autorités ont procédé à l'incinération de 35.300 tonnes de drogue, représentant le quart des saisies de l'année 2018, selon le secrétariat permanent du comité national de lutte contre la drogue.

Début d'un dialogue politique entre majorité et opposition

Le président du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kabore, arrive au musée d'Orsay à Paris, le 10 novembre 2018.

Un dialogue politique entre les partis de la majorité et de l'opposition, consacré à la situation nationale et aux élections présidentielle et législatives de 2020 au Burkina Faso, a débuté lundi à Ouagadougou, a rapporté un journaliste de l'AFP.

Lancés par le président burkinabé Roch Marc Christian Kaboré, ces travaux, qui s'étalent jusqu'au 22 juillet, réunissent au palais présidentiel une quarantaine de participants issus des différentes composantes de la classe politique.

"J'ai appelé à ce dialogue politique dans la pure tradition de la disponibilité de notre peuple à la concertation (...) avec la volonté d'améliorer notre capacité d'anticipation", a déclaré le président Kaboré à la cérémonie d'ouverture, devant de nombreux responsables politiques et diplomates.

"J'invite les participants à examiner avec soin et réalisme les questions relatives aux élections présidentielle et législatives de 2020 et la question du référendum constitutionnel de même que les préoccupations majeures de la situation nationale", a-t-il dit.

"Ces dernières années, notre pays subit des attaques terroristes d'une ampleur jamais égalée et à un moment où les attentes sociales se font de plus en plus pressantes et généralisées de la part des partenaires sociaux", a souligné M. Kaboré, estimant que "la question du pouvoir, question essentielle s'il en existe, devient secondaire dans le contexte actuel où c'est l'existence même de notre Etat, de sa cohésion et de son unité qui sont posées".

Le président Kaboré s'est engagé à "transmettre toutes les propositions consensuelles au gouvernement et au Parlement dans le respect des attributions respectives de toutes les institutions républicaines".

Les travaux de cette rencontre politique seront coprésidés par le président de l'Alliance des Partis de la Majorité Présidentielle (APMP), Simon Compaoré, et le chef de file de l'opposition politique, Zéphirin Diabré.

"Il s'agira d'arriver à se comprendre, d'arriver à un consensus qui permette d'agir fortement et de peser sur la vie des populations dont nous avons ensemble la charge", a expliqué M. Compaoré.

L'état d'urgence prolongé de six mois

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