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Putsch manqué au Burkina : l'audience de mise en accusation renvoyée au 6 octobre


Des soldats loyalistes lors du coup d’Etat manqué à Ouagadougou, Burkina, 29 septembre 2015.

Le tribunal militaire du Burkina Faso a renvoyé au 6 octobre l'audience de mise en accusation de 107 personnes, dont deux généraux, poursuivis dans le cadre du putsch manqué de septembre 2015, indiquent des sources judiciaires.

L'audience a été renvoyée afin de transmettre le dossier "à tous les conseils et à ceux qui n'ont pas été avisés dans les délais", a déclaré Yacouba Traoré, un avocat de la défense, à l'issue de l'audience à huit-clos.

Cette audience devrait permettre à la chambre de contrôle du tribunal militaire (équivalent de la chambre d'accusation dans les juridictions civiles, ndlr) de "vérifier la régularité de la procédure, annuler ou valider les charges et mettre en accusation les inculpés avant de les renvoyer pour jugement", a expliqué Christophe Birba, un autre avocat de la défense.

Le 16 septembre 2015, des soldats du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), l'ancienne garde prétorienne de l'ex-président Blaise Compaoré, avaient tenté en vain de renverser le gouvernement de transition mis en place après la chute de M. Compaoré, chassé le 31 octobre 2014 par la rue après 27 ans au pouvoir. Le putsch a échoué grâce à une mobilisation populaire soutenue par une partie de l'armée.

Au moins une douzaine de personnes sur 71 incarcérées bénéficient d'une liberté provisoire dans ce dossier.

L'ex-chef de la diplomatie de M. Compaoré, le général Djibrill Bassolé, est toujours en prison pour son implication présumée dans ce putsch en compagnie du général Gilbert Diendéré, ancien bras droit de Compaoré qui avait pris la tête du putsch.

Avec AFP

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