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Le Procès Vatileaks dans la dernière ligne droite

Le Pape François, à gauche, et le pape retraité Benoît XVI lors de la ceremonie de son 65e anniversaire au Vatican, le 28 2016.

Le procès Vatileaks sur la fuite de documents confidentiels du Vatican, qui embarrasse le Saint-Siège depuis novembre, devrait connaître jeudi son dénouement avec un verdict attendu dans l'après-midi.

Les cinq accusés ont été convoqués vers 16H00 (14H00 GMT) par le tribunal pour entendre son verdict, a dit à la presse l'un d'entre eux, le journaliste italien Emiliano Fittipaldi.

Le parquet du Vatican a requis lundi un an de prison avec sursis contre le journaliste Gianluigi Nuzzi et plus de trois ans de prison pour un prélat et une consultante accusés de lui avoir transmis des documents confidentiels.

Alors que la décision, validée par le pape, de poursuivre des journalistes d'investigation a été vivement dénoncée par les défenseurs du droit de la presse, le parquet a requis la relaxe, faute de preuves, pour M. Fittipaldi.

La peine la plus sévère, 3 ans et neuf mois, a été requise à l'encontre de Francesca Chaouqui, une consultante en communication qui faisait partie d'une commission sur les finances du Vatican. Elle est accusée d'avoir été "l'inspiratrice et la responsable" des fuites.

Le promoteur de justice, équivalent du procureur au Vatican, a aussi demandé trois ans et un mois de prison contre un prélat espagnol proche de l'Opus Dei, Mgr Angel Vallejo Balda, qui dirigeait la commission à l'origine des documents et se trouve actuellement en semi-liberté au Vatican.

Le parquet a requis un an et neuf mois de prison contre Nicola Maio, un collaborateur de Mgr Balda accusé d'avoir eu "un rôle limité" dans l'affaire.

Les avocats de la défense ont de leur côté tous réclamé l'acquittement de leurs clients.

L'affaire a éclaté début novembre avec l'arrestation du prélat espagnol proche de l'Opus Dei, avec Mme Chaouqui, pour avoir transmis à ces deux journalistes des documents confidentiels sur les finances du Vatican.

Avec AFP

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Les États-Unis s'opposent à la désignation de Ngozi Okonjo Iweala au poste de directrice générale de l'OMC

La ministre des finances du Nigeria, Ngozi Okonjo-Iweala, lors d'un entretien avec Reuters dans son bureau de la capitale Abuja, le 24 août 2012.

L'ancienne ministre des finances du Nigeria, Ngozi Okonjo Iweala, a marqué l'histoire mercredi en devenant la première femme et la première personne originaire d’Afrique à être recommandée pour le poste de directeur général de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

Il revient désormais aux délégués des pays membres de confirmer officiellement la recommandation du panel de sélection. Une réunion à cet effet devrait avoir lieu "dans les prochains jours", précise la même source.

Mais selon l'agence de presse Bloomberg, le négociateur en chef du commerce de Washington, Robert Lighthizer, soutient plutôt la candidate de la Corée du Sud, la diplomate Yoo Myung-hee.

Économiste de formation, Mme Okonjo Iweala, 66 ans, avait autrefois occupé le poste de numéro 2 à la Banque mondiale. Elle a également siégé aux conseils d’administration de Twitter et de GAVI, l’Alliance mondiale pour les vaccins, après avoir occupé des postes de haute responsabilité au sein du gouvernement fédéral du Nigeria sous les administrations des présidents Olusegun Obasanjo et Goodluck Jonathan.

Le poste de patron de l'OMC est devenu vacant lorsque son tout dernier directeur général, le Brésilien Roberto Azevêdo, a annoncé de manière inattendue qu'il démissionnait à la fin du mois d'août.

Au total, huit candidatures ont été soumises, dont trois issues de pays africains : le diplomate égyptien Abdel-Hamid Mamdouh, la ministre Amina Mohamed du Kenya et Mme Okonjo Iweala. Après plusieurs rounds de vote par les délégués des pays membres, il ne restait plus que deux candidates : Ngozi Okonjo Iweala et la diplomate sud-coréenne Yoo Myung-hee.

En début de semaine, le Financial Times avait rapporté que la candidate nigériane avait obtenu le soutien de l’Union européenne, en plus de celui du bloc africain à l’OMC.

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OMC: l'UE va soutenir la Nigériane Okonjo-Iweala

La candidate pour la présidence de l'OMC Okonjo-Iweala, ancienne ministre des finances du Nigeria et ancienne No.2 à la Banque mondiale. REUTERS/Lucas Jackson/archives

L'Union européenne va soutenir la Nigériane Ngozi Okonjo-Iweala pour le poste de directrice générale de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), ses Etats membres étant finalement arrivés lundi à un consensus sur cette candidature.

Ce soutien, qui donne un élan appréciable à la candidate africaine face à sa rivale sud-coréenne Yoo Myung-hee, sera annoncé à l'OMC mardi matin par l'ambassadeur de l'UE à Genève, a précisé l'une de ces sources.

Ancienne ministre des Affaires étrangères et des Finances du Nigeria, mais aussi ex-numéro deux de la Banque mondiale, Mme Okonjo-Iweala, 66 ans, pourrait devenir la première femme et la première Africaine à diriger l'organisation chargée de libéraliser le commerce mondial.

Les Etats membres ont cependant mis du temps à s'entendre sur son nom, malgré un échange sur le sujet entre les dirigeants de l'UE lors du dernier sommet européen mi-octobre à Bruxelles.

Lundi matin, la Hongrie et la Lettonie refusaient encore de soutenir la Nigériane, avant de se rallier à la majorité dans la soirée, selon les sources européennes.

Tout en acceptant le consensus européen, "sept délégations" ont par ailleurs "demandé que soit enregistrée leur préférence pour l'autre candidate", a précisé une de ces sources.

Ce soutien est "un signal clair à l'égard de l'Afrique et un signe de confiance mutuelle" avec l'UE, a souligné une autre source.

Le troisième cycle de discussions, qui devra départager les deux prétendantes, a débuté le 19 octobre et s'achèvera mardi. Un consensus devra être trouvé pour la date butoir du 7 novembre.

La candidate qui l'emportera succédera au Brésilien Roberto Azevedo, qui a quitté l'OMC fin août, un an plus que tôt que prévu. Ce départ, expliqué par des raisons familiales, est survenu en plein marasme économique mondial, laissant l'institution en crise.

Le prochain chef de l'institution devra affronter la crise économique mais aussi la crise de confiance dans le multilatéralisme et dans le bien-fondé de la libéralisation du commerce mondial, le tout sur fond de guerre commerciale entre les deux premières puissances économiques mondiales, la Chine et les Etats-Unis.

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