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Crimes/enquêtes

Dix ans de prison pour un banquier sud-africain qui volait les pauvres

Des personnes soupçonnées de fraude à la VBS Mutual Bank comparaissent devant le tribunal régional de Palm Ridge à Alberton.

Ils ont pillé les économies des pauvres: un banquier a été condamné mercredi à dix ans de prison, dans le premier procès d'un des plus grands scandales de corruption dans l'Afrique du Sud post-apartheid. 

Créée au plus fort de l'apartheid en 1982 dans le Venda, un ancien bantoustan de l'extrême nord du pays réservé par les autorités blanches aux communautés noires, la VBS Mutual Bank abritait l'argent d'épargnants sud-africains, en majorité des femmes pauvres et noires.

En 2018, elle s'est effondrée, les caisses étaient vides: un vaste réseau de corruption avait permis le pillage des économies des plus modestes.

Dans un rapport baptisé "Le grand braquage", la banque centrale sud-africaine avait mis au jour en octobre 2018 l'avidité des dirigeants de la banque, qui a conduit à un "appauvrissement généralisé" des épargnants de VBS.

Au total, 53 dirigeants et politiciens ont réussi à voler 120 millions de dollars (près de 102 millions d'euros).

Parmi eux, l'ancien directeur financier de VBS, Philip Truter, a été condamné mercredi à dix ans de prison, a annoncé le parquet général dans un communiqué.

"Il était complice et actif lors de la débâcle de VBS", a estimé le parquet.

M. Truter, un Blanc, avait plaidé coupable de fraude, corruption, blanchiment et extorsion. Dans cette affaire, sept autres personnes dont l'ancien PDG de la banque, sont poursuivis.

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Des violences font au moins 11 morts dans la ville ivoirienne de Dabou

Les gens applaudissent derrière une banderole "Adjame dit non, non et non, à un 3e mandat de Ouattara", le 26 septembre 2020, à Yopougon, Abidjan. (AFP)

Les affrontements intercommunautaires qui ont commencé lundi dans et autour de Dabou, à 50 km à l'ouest d'Abidjan, ont fait au moins "11 morts" selon un nouveau bilan donné vendredi par le maire la ville Jean-Claude Yede Niangne, à 8 jours de la présidentielle.

"On a retrouvé un onzième corps, qui était en état de putréfaction et devait être là depuis lundi ou mardi", a-t-il déclaré à l'AFP.

"Cela porte à 11 nombre de morts. Et cela sans compter les dégâts collatéraux. Une dame est décédée" faute de soins parce qu'elle ne pouvait se rendre dans un dispensaire, a-t-il ajouté.

"La situation est calme ce matin. La circulation des camions a repris. La plupart des magasins ont rouvert", a assuré le maire qui continue vendredi les visites dans les villages voisins pour discuter avec les populations.

Selon des habitants, des premiers troubles ont commencé lundi et ont dégénéré en affrontements intercommunautaires mardi entre Adioukrous (ethnie locale, réputée favorable à l'opposition) et Dioulas (ethnie du Nord réputée pro-pouvoir).La situation s'est ensuite aggravée avec l'utilisation d'armes automatiques, selon plusieurs témoins. Le maire évoque une "milice avec des (fusil d'assaut) Kalachnikov".

Un couvre-feu de 19 heures à 6 heures est en vigueur jusqu'à dimanche.

Une trentaine de personnes sont mortes depuis le mois d'août dans des violences liées à la présidentielle du 31 octobre. Au pouvoir depuis 2010, le président Alassane Ouattara se présente à un troisième mandat controversé, tandis que les candidatures de plusieurs figures de l'opposition ont été invalidées.

Le pays a basculé dans une crise préélectorale avec des explosions de violences dans plusieurs villes de province depuis le mois d'aout, dix ans après la crise post-électorale de 2010-2011, née du refus du président Laurent Gbagbo de reconnaître sa défaite électorale face à Alassane Ouattara. Survenant après une décennie de tensions qui avaient coupé le pays en deux, elle avait fait 3.000 morts.

Pollution au plomb: plainte collective contre un géant minier en Zambie

Une mine de l'entreprise Anglo American en Afrique du Sud, le 20 juillet 2015. REUTERS/Siphiwe Sibeko

Des femmes et des enfants zambiens ont porté plainte contre le géant minier Anglo American, affirmant que ses mines de plomb autour de la ville de Kabwe, fermées depuis 25 ans, étaient responsables d'empoisonnements à très grande échelle.

Cette plainte en nom collectif, déposée par treize plaignants mais qui ambitionne de représenter jusqu'à 100.000 personnes, a été déposée mercredi devant la justice sud-africaine, a-t-on appris auprès d'un cabinet d'avocats à Johannesburg.

Kabwe, dans le centre de la Zambie, est l'un des endroits les plus pollués au monde par des décennies d'exploitation minière, avec de graves conséquences sanitaires.

Les plaignants, représentés par des avocats sud-africains ainsi qu'un grand cabinet londonien, demandent une indemnisation à Anglo American South Africa, ainsi qu'une décontamination de la zone.

Les enfants et les femmes en âge de concevoir des enfants "ont subi un préjudice en ayant été exposés au plomb", a expliqué à l'AFP Me Zanele Mbuyisa, précisant que certains enfants souffraient notamment de problèmes neurologiques.

"Le plomb s'infiltre dans les os et quand les femmes tombent enceintes, cela se propage aux organes et via le placenta jusqu'au bébé", a déclaré l'avocat.

Selon un rapport de Human Rights Watch l'an dernier, Kabwe présente encore des niveaux extrêmes de contamination au plomb et les enfants continuent d'être exposés à des niveaux toxiques élevés dans le sol, la poussière, l'eau et la végétation autour de leurs maisons, écoles et aires de jeux.

Les mines de plomb et de zinc ont fermé depuis 1994 dans cette zone de la Copperbelt. Mais diverses études menées ces dernières années montrent que les taux de plomb dans le sang des enfants y sont encore élevés.

La Banque mondiale a financé plusieurs projets de nettoyage, mais environ un tiers de la population vivrait toujours dans des zones contaminées.

La communauté internationale réagit à la sanglante répression des manifestations

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En 10 jours, 49 prisonniers égyptiens ont été exécutés, selon Human Rights Watch

Un accusé en cage dans une salle d'audience de la prison de la Torah, dans le sud du Caire, en Égypte, le 22 août 2015.

L'Egypte a procédé à 49 exécutions en 10 jours en octobre, selon un décompte publié par Human Rights Watch jeudi, qui réclame aux autorités égyptiennes "l'arrêt immédiat" des mises à mort.

L'organisation de défense des droits humains, qui se fonde notamment sur des informations publiées dans les journaux pro-gouvernementaux, précise que "le gouvernement n'annonce habituellement jamais les exécutions, ni n'en informe les familles des prisonniers".

Parmi les personnes exécutées figurent 15 hommes accusés d'être impliqués dans trois affaires distinctes de violences politiques, précise HRW dans son communiqué.

Trois d'entre eux sont accusés d'avoir été impliqués dans l'attaque violente en 2013 d'un commissariat de Kerdassa, une banlieue du Caire réputée être un fief islamiste, selon HRW qui cite le Al-Shehab Center for Human Rights.

Dix autres ont été jugés coupables d'attaques revendiquées par le groupe jihadiste Ajnad Masr en 2014-2015, et deux autres pour une violente manifestation à Alexandrie en 2013.

Parmi ces 15 condamnés, 13 étaient détenus dans une prison cairote, qui a été le théâtre en septembre d'un incident violent au cours duquel quatre prisonniers et quatre gardiens ont été tués.

"L'habitude des autorités égyptiennes d'exécuter des détenus du couloir de la mort après des attaques contre des forces de sécurité rend l'arrêt des exécutions encore plus urgent", estime dans le communiqué Joe Stork, directeur adjoint pour le Moyen Orient et l'Afrique du Nord pour HRW.

Parallèlement, HRW rapporte que parmi les 34 autres personnes exécutées, dont deux femmes, certaines étaient accusées de faits criminels, comme des meurtres et des viols.

L'organisation estime que sous la présidence d'Abdel Fattah al-Sissi, élu en 2014, l'Egypte est devenue l'un des 10 pays pratiquant le plus les peines capitales.

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