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Primaires républicaines: "Si je gagne l'Indiana, c'est fini".

Donald Trump en campagne à Warwick, Rhode Island, le 25 avril 2016

Après trois mois de scrutins, seuls quelques Etats séparent le milliardaire Donald Trump d'une victoire totale aux primaires républicaines pour la Maison Blanche, en particulier deux: l'Indiana et la Californie.

"Si je gagne l'Indiana, c'est fini", a lancé Donald Trump jeudi lors d'un meeting dans cet Etat qui votera mardi.

L'affirmation n'est pas si exagérée.

Le milliardaire ne peut mathématiquement pas atteindre avant le 7 juin, dernier jour des primaires, les 1.237 délégués dont il a besoin pour remporter l'investiture. Mais pour parvenir à ce seuil fatidique, il doit faire le plein de voix et les délégués de l'Indiana lui permettraient de faire un pas de géant.

Il reste en tout dix Etats. L'homme d'affaires en perdra certains et en remportera d'autres, en fonction des particularités démographiques et régionales. Mais l'Indiana et la Californie sont les plus grands et les plus incertains.

L'Indiana attribuera la totalité de ses 57 délégués --un contingent substantiel-- au vainqueur. C'est la dernière chance pour Ted Cruz d'arrêter Donald Trump. Le sénateur du Texas a tout misé sur cette primaire, rompant avec la tradition en nommant d'ores et déjà une colistière, son ancienne rivale Carly Fiorina, afin de donner une impulsion à sa campagne chancelante.

La Californie, plus grand prix de la saison, votera le 7 juin et attribuera la quasi-totalité de ses 172 délégués au vainqueur, grâce à un système de prime. Les quelques sondages réalisés sur place donnent l'avantage à Donald Trump.

Avec environ 991 délégués actuellement, il doit engranger environ la moitié des 502 délégués restant à attribuer.

Les simulations du New York Times montrent qu'en gagnant l'Indiana et la Californie, il y arriverait. Sans l'Indiana, quelques délégués pourraient lui manquer.

Le vote de mardi permettra de vérifier si la dynamique des dernières semaines est temporaire ou une indication de l'acceptation durable de Donald Trump par l'électorat républicain.

Sans rien changer de son style incendiaire, il a remporté plus de 50%, voire 60%, des voix aux six dernières primaires. Dans les sondages, il monte.

La campagne de son principal adversaire, l'ultra-conservateur Ted Cruz, patine. Sa coopération avec John Kasich, un républicain traditionnel, a fait long feu. Leurs équipes avaient annoncé dimanche un pacte de non agression dans l'Indiana et d'autres Etats, mais le sénateur a insisté jeudi qu'il n'y avait "pas d'alliance", brouillant le message.

Et la désignation surprise mercredi de Carly Fiorina a été éclipsée par le réquisitoire aussi concis que tonitruant de l'ancien président républicain de la Chambre des représentants, John Boehner, qui a qualifié Ted Cruz jeudi de "Lucifer incarné".

Si Donald Trump n'atteint pas la majorité absolue, l'investiture dépendra d'un vote des délégués à la convention de Cleveland du 18 au 21 juillet.

C'est là qu'entreraient en scène plusieurs dizaines de délégués "non engagés". Rien qu'en Pennsylvanie, une cinquantaine ont été élus, qui seront libres de voter pour le candidat de leur choix.

Calvin Tucker est l'un d'entre eux. Depuis sa sélection mardi par les électeurs de Pennsylvanie, il est harcelé de coups de fil et d'emails des partisans et des équipes des trois candidats qui veulent le convaincre de s'engager pour eux.

Il prendra sa décision plus tard, à l'approche de Cleveland. Mais il explique que s'il ne manque que quelques délégués à Donald Trump, il est prêt à voter pour lui, afin d'éviter une guerre civile.

Avec AFP.

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L’astronaute Christina Koch raconte ses onze mois dans l'espace

L'astronaute américaine Christina Koch

Christina Koch, l'astronaute ayant battu le record féminin du temps passé dans l'espace, s'est confiée sur ses 328 jours en apesanteur depuis le Centre spatial Johnson de Houston, au Texas.

A la Nasa, "On a l'habitude de dire, c'est un marathon, pas un sprint, mais dans mon cas on disait: c'est un ultra-marathon, pas un marathon", a-t-elle déclaré à propos de ses onze mois passés à bord de la Station Spatiale Internationale.

L'astronaute de 41 ans a atterri le 6 février dans les steppes du Kazakhstan, en Asie centrale, avec ses collègues, Luca Parmitano de l'Agence Spatiale Européenne et le cosmonaute russe Alexandre Skvortsov.

L'astronaute américaine Christina Koch après l'atterrissage de la capsule spatiale russe Soyouz MS-13 à 150 km au sud-est de Zhezkazgan, au Kazakhstan, le 6 février 2020.
L'astronaute américaine Christina Koch après l'atterrissage de la capsule spatiale russe Soyouz MS-13 à 150 km au sud-est de Zhezkazgan, au Kazakhstan, le 6 février 2020.

"J'ai dû me réhabituer à marcher", s'est amusée Christina Koch, remarquant aussi: "Pendant mes deux premières minutes de retour sur Terre, j'ai vu plus de visages qu'en un an!"

Cette ingénieure américaine était déjà entrée dans l'histoire en participant à la première sortie spatiale 100% féminine, qu'elle avait effectuée en octobre 2019 avec Jessica Meir, une biologiste marine.

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"Je pense que ces jalons motivent les gens et qu'il est important de les reconnaître", a-t-elle noté, tout en assurant "ne plus trop y avoir pensé" une fois dans l'espace. "Ce n'était qu'une question de temps avant que cela arrive", a-t-elle ajouté, rappelant que sa promotion d'astronaute était paritaire.

Pour profiter au maximum des 223 millions de kilomètres parcourus, l'équivalent de 291 allers-retours sur la Lune, Christina Koch a expliqué s'être "focalisée sur les choses qu'on a" dans l'espace et "qu'on n'aura plus jamais" une fois de retour sur Terre.

Les astronautes américaines Jessica Meir (G) et Christina Koch dans la Station Spatiale Internationale. Photo publiée par la NASA le 17 octobre 2019.
Les astronautes américaines Jessica Meir (G) et Christina Koch dans la Station Spatiale Internationale. Photo publiée par la NASA le 17 octobre 2019.

Pendant sa mission, elle a participé à plus de 210 études scientifiques et a elle-même été l'objet d'expériences visant à observer "les effets d'un voyage spatial longue-durée sur une femme", précise la Nasa, qui prépare le retour des astronautes américains sur la Lune à partir de 2024, et peut-être sur Mars dans la décennie à venir.

La mission de Christina Koch, qui a effectué six sorties spatiales, dont les trois premières entièrement féminines, était le deuxième plus long voyage spatial solo parmi les astronautes de la Nasa, le record étant détenu par Scott Kelly, qui a passé 340 jours d'affilée sur l'ISS avant de revenir sur Terre en 2016.

Le milliardaire Michael Bloomberg présent au prochain débat démocrate

Le candidat démocrate à la présidence et ancien maire de New York, Michael Bloomberg, à Houston (Texas), le jeudi 13 février 2020. (AP)

Fort d'une poussée dans les sondages, le milliardaire américain Michael Bloomberg, candidat à l'investiture démocrate pour la présidentielle de novembre, participera mercredi à son premier débat télévisé de la campagne, a annoncé mardi son équipe.

Les attaques de ses rivaux, le favori Bernie Sanders en tête, devraient fuser contre l'ancien maire de New York lors de leur première confrontation télévisée.

"Mike a hâte de rejoindre les autres candidats démocrates sur scène et d'expliquer pourquoi il est le meilleur candidat pour battre Donald Trump et unifier le pays", a indiqué son directeur de campagne Kevin Sheekey dans un communiqué.

Neuvième homme le plus riche de la planète en 2019, Michael Bloomberg a, en s'appuyant sur ses quelque 60 milliards de fortune, secoué la campagne démocrate.

Le milliardaire a fait le pari d'une entrée tardive dans la campagne présidentielle, en novembre, mais a compensé son retard avec déjà plus de 300 millions de dollars d'investissements en spots publicitaires qui tournent en boucle sur les chaînes télévisées et internet.

L'avalanche publicitaire du candidat de 78 ans a déjà eu un impact frappant: il a grimpé à la troisième place de la moyenne des sondages nationaux établie par RealClearPolitics.

Michael Bloomberg arrive même en deuxième place d'un nouveau sondage NPR/PBS/Marist publié mardi. Soit "le dernier signe en date que (son) programme et sa capacité à battre Donald Trump résonnent auprès de plus en plus d'Américains", a réagi Kevin Sheekey.

Avec 19% des intentions de vote, Michael Bloomberg devance l'ancien vice-président Joe Biden (15%), en nette perte de vitesse après avoir longtemps caracolé en tête des sondages.

Le sénateur indépendant Bernie Sanders assoit lui son statut de favori en creusant nettement l'écart, avec 31% des intentions de votes dans cette étude, qui comporte une marge d'erreur de 5,4 points de pourcentage.

- "Acheter la présidence" -

Délaissant les premiers Etats des primaires démocrates, peu pourvus en délégués, Michael Bloomberg mise sur une entrée dans la course au moment du "Super Tuesday" le 3 mars, lors duquel 14 Etats voteront.

Huit candidats sont toujours en lice pour affronter le président Donald Trump le 3 novembre. C'est celui ou celle qui obtiendra une majorité de délégués (1.991) qui représentera le parti démocrate face au milliardaire républicain.

Le parti démocrate avait fixé, pour les premiers débats, des critères à respecter pour être sélectionné, en exigeant notamment un seuil minimum de donations issues de la base électorale.

Mais il a modifié les règles pour le débat de mercredi. Plus besoin désormais d'afficher le soutien de milliers de petits donateurs, seuls les sondages et le nombre de délégués déjà décrochés par les candidats comptent. Ce qui a ouvert la porte à M. Bloomberg, qui finance lui-même sa campagne.

Cette volte-face a été critiquée par les autres candidats à l'investiture, qui accusent Michael Bloomberg d'avoir acheté son entrée dans les primaires.

"M. Bloomberg, comme n'importe qui, a le droit de se présenter à la présidentielle. Il n'a pas le droit d'acheter la présidence", a tweeté lundi Bernie Sanders.

Ce débat démocrate aura lieu à Las Vegas, dans le Nevada, où sera organisé samedi le troisième vote des primaires.

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