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Primaires démocrates: Sanders et Buttigieg à couteaux tirés pour le New Hampshire

Le sénateur du Vermont Bernie Sanders et son rival modéré Pete Buttigieg relèguent loin derrière les autres principaux prétendants.

Le sénateur du Vermont Bernie Sanders et son rival modéré Pete Buttigieg ont échangé des piques dimanche à deux jours des primaires démocrates dans le New Hampshire, une semaine après être arrivés en tête d'un premier scrutin chaotique dans l'Iowa.

Sanders a estimé dimanche avoir d'"excellentes chances" de récidiver dans le New Hampshire, près de son fief électoral, où il pointait en tête des derniers sondages.

Le sénateur du Vermont, 78 ans, et Pete Buttigieg ont revendiqué chacun la victoire dans l'Iowa, qui a ouvert lundi la saison des primaires. Les derniers résultats officiels révisés, publiés dimanche soir, ont donné Buttigieg vainqueur d'un cheveu, mais l'équipe de campagne de Sanders a annoncé qu'elle demanderait un nouveau décompte.

Le scrutin, à deux tours et aux règles complexes, a tourné au fiasco en raison d'erreurs et de retards dans le décompte des voix. M. Sanders affirme avoir remporté le vote populaire, tandis que l'ancien maire de South Bend, ville moyenne de l'Indiana, dit avoir gagné au nombre de délégués qui voteront à la convention démocrate cet été pour désigner le candidat amené à défier Donald Trump dans les urnes en novembre.

Le septuagénaire, qui a fait comme son rival le tour des émissions politiques dimanche matin, veut entretenir la dynamique. "Je pense que nous avons d'excellentes chances de gagner" mardi dans le New Hampshire, a-t-il assuré sur CNN.

Les sondages l'y placent depuis le début de la semaine en tête des intentions de vote, toujours devant Pete Buttigieg. Et le débat organisé vendredi à Manchester, la plus grande ville de l'Etat, entre les principaux candidats n'a pas changé les positions.

Selon deux enquêtes diffusées samedi, Bernie Sanders compte entre cinq et dix points d'avance sur Pete Buttigieg, qui assure lui aussi être confiant dans sa victoire.

"On est là pour gagner et on prévoit une grande soirée", a-t-il dit sur CNN. "Je me bats contre un candidat, Pete Buttigieg entre autres, qui a levé des contributions auprès de plus de quarante milliardaires", a-t-il accusé. "Notre soutien à nous vient des classes populaires", a poursuivi le sénateur du Vermont qui a récolté le mois dernier 25 millions de dollars auprès de petits donateurs.

"Bernie est plutôt riche et j'accepterais volontiers une contribution de sa part", a ironisé Buttigieg.

- "Contre l'establishment" -

Les deux hommes relèguent loin derrière les autres principaux prétendants, l'ancien vice-président Joe Biden, la sénatrice progressiste Elizabeth Warren et la sénatrice modérée Amy Klobuchar.

La pression est forte sur Joe Biden, qui a déçu dans l'Iowa avec une modeste quatrième place. Agé de 77 ans, il était pourtant le grand favori des sondages nationaux depuis son entrée en campagne pour gagner l'investiture et battre Donald Trump lors de la présidentielle américaine, le 3 novembre.

Bernie Sanders, qui se proclame "socialiste démocrate", avec un programme marqué à gauche, bénéficie du soutien de l'électorat jeune, libéral et militant. Il compte peu d'appuis au sein de la direction du parti, comme en 2016 lorsqu'il faisait face à Hillary Clinton.

"On se bat contre Trump et l'establishement politico-économique, et il y en a beaucoup chez les dirigeants démocrates qui ne sont pas enthousiastes concernant Bernie Sanders", a-t-il expliqué. "Le fait est que notre programme est précisément ce qu'une très large majorité des gens souhaitent".

Mais les candidats modérés, Pete Buttigieg et Joe Biden en tête, dénoncent ses idées trop progressistes pour attirer l'électorat conservateur et un programme au financement flou qui a peu de chance d'être adopté au Congrès.

- Poids des minorités -

"Si Bernie remporte l'investiture, je travaillerai à fond pour lui, mais ce sera difficile pour une candidature démocrate socialiste", a déclaré sur ABC Joe Biden.

L'ex-bras droit de Barack Obama, qui a réorganisé en urgence son équipe de campagne cette semaine, s'en est aussi pris à son jeune rival Buttigieg, qui chasse sur les mêmes terres modérées que lui, en soulignant son manque d'expérience dans la politique nationale.

Un clip vidéo diffusé samedi raille les accomplissements de "Mayor Pete" dans sa ville -- trottoirs rénovés, ponts illuminés -- par rapport à son bilan au Sénat ou à la Maison Blanche, de la loi contre les violences faites aux femmes en 1994 au sauvetage de l'économie américaine après la crise financière de 2008.

"Je n'ai pas attaqué Pete, c'est lui qui m'a attaqué", a affirmé M. Biden dimanche. "Il s'est complètement trompé sur mon bilan ou il l'a déformé".

Il a aussi souligné que contrairement à lui, le jeune maire blanc n'était pas populaire auprès des Noirs, qui votent majoritairement démocrates.

"Personne n'a jamais remporté l'investiture sans être capable d'avoir le soutien écrasant de la communauté afro-américaine", a-t-il assuré.

"Je serai le président le plus progressiste depuis un demi-siècle", a promis de son côté sur ABC Pete Buttigieg, jeune (38 ans) et homosexuel qui souhaite "tourner la page" de la "politique du passé".

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Une commission du sénat américain approuve la nomination de la juge Amy Coney Barrett

La juge Amy Coney Barrett, candidate à la Cour suprême des États-Unis, témoigne lors du deuxième jour de son audience de confirmation à Washington.

La commission des affaires judiciaires du sénat américain a permis jeudi au président Donald Trump de remporter une victoire en donnant son accord pour que le dossier de sa candidate désignée pour siéger à la Cour suprême soit examiné par l’ensemble de la chambre haute.

La nomination de la juge fédérale d'appel Amy Coney Barrett, 48 ans, a été approuvée uniquement par les 12 sénateurs républicains de la commission, leurs dix collègues démocrates ayant choisi de boycotter la séance.

Le chef du sénat, Mitch McConnell, un républicain du Kentucky, avait récemment annoncé qu'il souhaitait que la juge Barrett prenne ses fonctions avant la présidentielle américaine du 3 novembre.

Les démocrates se sont opposés à l'examen de la nomination de la juge par le sénat car, selon eux, les républicains avaient refusé d'interviewer Merrick Garland, un juge nommé par l'ancien président Barack Obama parce que c'était une année électorale. Les mêmes règles devraient s'appliquer ici, ont-ils déclaré.

Le vote de la commission de jeudi ouvre la voie à l'examen du dossier de la juge par l’ensemble des 100 membres du Sénat.

Selon le quotidien The Hill, M. McConnell a l’intention de soumettre la nomination de Mme Barrett au vote vendredi, ce qui signifie que la juge pourrait siéger dès la semaine suivante.

Mme Barrett a besoin d'une majorité simple pour être confirmée, et donc si tous les sénateurs sont présents, elle pourrait perdre le soutien de trois sénateurs républicains et parvenir à être approuvée malgré tout.

Un siège est devenu vacant à la Cour suprême, composée de 9 membres, après le décès de la juge Ruth Bader Ginsburg, le 18 septembre, à l'âge de 87 ans.

Parmi les principales controverses qui se profilent à l’horizon pour la haute cour : le contentieux post-électoral, la loi sur l'assurance maladie, la redéfinition des règles relatives aux interruptions volontaires de grossesse et le redécoupage des circonscriptions électorales pour la répartition des sièges au Congrès.

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