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663 exécutions sommaires et extrajudiciaires en six mois en RDC selon l'ONU

Des militaires des Forces armées de la RDC lors d’une opération contre les miliciens Mai Mai dans le Parc de Virunga, Nord-Kivu, juin 2017 (VOA/Charly kasereka)

Près de 700 personnes ont été victimes d'exécutions sommaires et extrajudicaires de janvier à juin 2019 en République démocratique du Congo (RDC), dont un tiers commises par les forces de sécurité, a rapporté jeudi l'ONU.

Les membres des forces de l'ordre et de sécurité sont désignés comme responsables "d'au moins 245" exécutions extrajudiciaires et les groupes armés "d'au moins 418" exécutions sommaires, selon le rapport semestriel du bureau conjoint des Nations unies aux droits de l'Homme (BCNUDH).

Dans l'ensemble, le BNUDH a documenté "3.039 violations et atteintes aux droits de l'homme sur l'ensemble du territoire de la RDC, soit une baisse par rapport à la même période l'année précédente (3.324 violations)", a déclaré Abdoul Aziz Thioye son directeur en RDC.

Quant aux responsables de ces violations des droits de l'Homme, les membres des forces de l'ordre et de sécurité viennent en tête avec "59% des violations", les groupes armés étant eux responsables de "41%" de ces violations, a-t-il indiqué.

"Parmi les agents de l'État, les militaires de (l'armée congolaise) sont ceux ayant commis le plus grand nombre de violations, avec plus d'un quart du nombre total de violations documentées par le BCNUDH au cours du semestre", a-t-il expliqué.

"Près de 81%" de ces violations "ont été commises dans les provinces affectées par le conflit, dont près de la moitié commise par des agents de l'État et l'autre moitié par des combattants de groupes armés", selon M. Thioye.

Au premier semestre, "461 violations liées à des restrictions à l'espace démocratique sur l'ensemble du territoire, soit une baisse de près de 8% par rapport à la même période de l'année 2018" ont été enregistrées, a-t-il encore précisé.

Il justifie cette baisse par l'ouverture de l'espace politique et démocratique constatée après l'investiture du président Félix Tshisekedi fin janvier.

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Échange téléphonique entre Félix Tshisekedi et Emmanuel Macron

Le président Félix Tshisekedi et son homologue français France Emmanuel Macron se saluent au Palais de l'Elysée, Paris, 11 novembre 2019. (Facebook/Présidecene RDC)

Le président français Emmanuel Macron s’est déclaré satisfait du développement de la situation en RDC où une décision de son homologue Félix Tshisekedi est attendue après des consultations pour résoudre la crise au sein de la coalition au pouvoir.

"Le Président Emmanuel Macron a manifesté toute sa satisfaction concernant le développement de la situation politique en RDC et a exprimé son soutien en faveur d’un Congo démocratique et prospère", indique un tweet de la présidence de la RDC posté après la conversation de deux présidents mercredi.

Le président Tshisekedi devrait s'adresser à la nation, après des consultations auxquelles ont refusé de prendre part le camp de l’ancien président Joseph Kabila, avec lequel il s'était mis en alliance de gouvernement au sortir des élections de 2018.

Martin Fayulu, candidat à cette élection dont il dit être le véritable vainqueur, dénonce le deal entre MM. Tshisekedi et Kabila. Il a aussi refusé de prendre part à ces consultations.

Le camp de M. Kabila et celui de M. Fayulu soutiennent que le dialogue doit se faire dans un cadre différent et selon la Constitution. Pour M. Kabila et son camp, le FCC (front commun pour le Congo), au sein des institutions et pour M. Fayulu, en dehors des institutions et sous la conduite des chefs religieux et de la communauté internationale.

M. Tshisekedi, proclamé vainqueur à la présidentielle, avait accepté de composer dans une coalition avec M. Kabila et son camp, majoritaire au parlement et aux collectivités régionales.

Mais le Chef de l’État congolais a, début novembre, exprimé sa lassitude envers cette coalition qui au bout de deux ans n’a pas permis au pays d’avancer.

Le Premier ministre et la plupart des ministres, tout comme la majorité des membres de deux chambres du parlement, tous membres du FCC, ne se sont pas présentés à la prestation de serment de juges constitutionnels que M. Tshisekedi a nommé.

Pour M. Kabila et son camp, M. Tshisekedi s’est illustré dans une série de violations de la Constitution.

Certains ont même évoqué la possibilité d’initier une procédure de mise en accusation du président congolais qui pourrait conduire à sa destitution.

C’est sur ces entrefaites que M. Tshisekedi a dénoncé le deal et appelé à "une union sacrée de la nation" pour "le salut du peuple".

"Aucun arrangement particulier quelle soit que sa nature, ne peut être au-dessus de la Constitution et de mes prérogatives constitutionnelles", avait déclaré M. Tshisekedi dans son discours convoquant lesdites consultations.

Sur le terrain, la tension est montée d'un cran.

Samedi, un communiquant du FCC a été arrêté, jugé et condamné en flagrance pour avoir réagi dans une émission télévisée en invoquant "une balle" en parlant du président Tshisekedi.

Les commandements de l’armée et de la police ont réitéré mardi leur loyauté à M. Tshisekedi au cours d’un entretien où il leur a demandé de ne pas se laisser manipuler par les politiques.

La veille, le commandant de la garde présidentielle avait aussi mis en garde ses soldats dont la plupart ont servi sous M. Kabila, de se garder de comploter contre le chef de l’Etat.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres a, dans un rapport au Conseil sécurité, exhorté toutes la parties congolaises au dialogue.

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