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Côte d'Ivoire

Première promotion de l'université virtuelle

Un étudiant de l'université virtuelle à Abidjan, le 28 novembre 2019. (Photo by ISSOUF SANOGO / AFP)

La première promotion de l'université virtuelle de Côte d'Ivoire (UVCI), soit 830 étudiants, a été diplômée jeudi recevant une licence dans les filières du numérique, délivrée par cet établissement créé en 2015 pour désengorger le système universitaire.

L'UVCI répond "au défi de la massification dans l'enseignement supérieur", a affirmé le ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique Albert Mabri Toikeusse, soulignant que l'Etat n'avait pas les moyens d'accueillir physiquement tous les étudiants voulant faire des études supérieures.

L'UVCI dispense des cours grâce à internet. Les étudiants reçoivent des modules interactifs sur leur téléphone ou ordinateur et ne se rendent physiquement à l'université que les jours des contrôles.

"Au début, cela a été très difficile. L'UVCI a été vue comme un dépotoir", "son modèle pédagogique d'enseignement en ligne était rejeté", a témoigné Oumou Dosso, directrice de la communication au ministère de l'Enseignement supérieur.

Mais 6.000 étudiants suivent depuis trois ans des cours régulièrement et 2.500 frappent chaque année à la porte de l'université virtuelle, s'est-elle réjouie.

En Côte d'Ivoire, première puissance économique d'Afrique francophone, le nombre d'abonnés de la téléphonie mobile est passé de 30 millions à plus de 35 millions entre 2016 et 2018.

Pendant cette période, le nombre d'abonnés à internet a grimpé de 10 millions à 15 millions, selon les chiffres de l'instance ivoirienne de régulation de la téléphonie (ARTCI).

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La militante Nathalie Yamb expulsée

Nathalie Yamb, expulsée de Côte d'Ivoire pour activités incompatibles avec l’intérêt national.

La suisso-camerounaise Nathalie Yamb, du parti d'opposition ivoirien Lider, a été expulsée lundi de Côte d'Ivoire quelques semaines après son intervention contre la "Françafrique" à Sotchi lors du sommet Russie-Afrique, a affirmé Mamadou Koulibaly, ancien président de l'Assemblée nationale.

La confusion a régné pendant la journée sur le sort de la militante convoquée à la préfecture lundi matin et qui a passé la journée sans pouvoir communiquer avec l'extérieur.

"Ils l'ont mis dans l'avion pour Zurich avec un changement à Paris. Elle a découvert sa destination à l'aéroport. On a pu lui parler brièvement. On lui reproche une +activité incompatible avec l'intérêt national+, nous a-t-elle dit", a rapporté Mamadou Koulibaly, chef de file du Lider en soirée.

"On lui dit qu'elle est une étrangère qui fait de la politique en Côte d'Ivoire, qu'elle critique trop les autorités, que c'est un trouble à l'ordre public....", a-t-il ajouté.

"Normalement, il devrait y avoir un procès. Mais, ils s'abritent derrière un acte administratif et même si on fait un recours cela prendra plusieurs mois", a-t-il précisé.

"L'histoire retiendra que (le président) Alasssane Ouattara qui a fait sa carrière sur des accusations de xénophobie à son égard est lui même un xénophobe. Rien n'interdit à un étranger de faire de la politique. Il est simplement interdit d'être président d'une formation politique", a déclaré M. Koulibaly rappelant que Mme Yamb était installée en Côte d'Ivoire depuis de nombreuses années.

Elle y a travaillé pour un groupe de téléphonie avant de "s'investir pleinement dans cette lutte que nous menons pour une nouvelle Afrique, l'émancipation de ses peuples". "Son combat ne s'arrête pas à Abidjan. Sur le Franc CFA, pour le démocratie, pour les droits de l'Homme, contre les bases militaires que nous avons de plus en plus de mal à accepter. Nous tenons des propos véhéments, durs, mais c'est notre fonction d'opposition politique", a-t-il poursuivi.

"Son expulsion a pour but de fragiliser le Lider en une année électorale" avant la présidentielle de 2020, a-t-il conclu.

A Sotchi fin octobre, Mme Yamb avait notamment déclaré lors d'une conférence: "La France considère toujours le continent africain comme sa propriété (...) Nous voulons sortir du Franc CFA (...) Nous voulons le démantèlement des bases militaires françaises qui sous le couvert d'accords de défense bidons, ne servent qu'à permettre le pillage de nos ressources, l'entretien de rebellions, l'entraînement de terroristes et le maintien de dictateurs à la tête de nos Etats".

Le polémiste et militant "anticolonialiste" Kémi Séba, Français d'origine béninoise, avait été expulsé de Côte d'Ivoire en mars pour des "risques de troubles" avant de tenir un meeting.

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