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Présidentielle iranienne: un conservateur donné favori


Une mère vote lors de la présidentielle iranienne dans un bureau de vote du consulat iranien, à Najaf, en Irak, le 18 juin 2021.

Les Iraniens se sont rendus aux urnes vendredi pour élire un nouveau président. Les analystes prévoient qu'un protégé du Guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, sera probablement élu.

Quatre candidats sont en lice et c'est Ebrahim Raisi, chef du pouvoir judiciaire, qui est perçu comme favori. L'ancien directeur de la Banque centrale, Abdolnasser Hemmati, fait figure de modéré, mais il ne semble pas susciter le même engouement que le président sortant Hassan Rouhani, qui ne peut plus être candidat à cause de la limitation des mandats.

À la mi-journée, la participation semblait bien plus faible que lors de la dernière élection présidentielle iranienne en 2017.

Ebrahim Raisi, candidat à la présidence de l'Iran.
Ebrahim Raisi, candidat à la présidence de l'Iran.

S'il est élu, M. Raisi sera le premier président iranien en exercice à être sanctionné par le gouvernement américain avant même d'entrer en fonction. Washington lui reproche notamment son implication dans l'exécution massive de prisonniers politiques en 1988, ainsi que son passage à la tête du système judiciaire iranien, perçu comme l'un des plus draconiens au monde.

Les tensions restent élevées avec les États-Unis et Israël, qui est soupçonné d'avoir mené une série d'attaques visant les sites nucléaires iraniens et d'avoir assassiné le scientifique qui a créé son programme atomique militaire plusieurs décennies auparavant.

Quel avenir sans l'ayatollah?

Le candidat qui remportera le scrutin effectuera vraisemblablement deux mandats de quatre ans et pourrait donc être à la tête du pays à un moment qui pourrait être l'un des plus cruciaux depuis des décennies, à savoir la mort de Khamenei, aujourd'hui âgé de 82 ans. Les spéculations vont bon train sur le fait que M. Raisi pourrait être un prétendant au poste de Guide suprême, tout comme le fils de Khamenei, Mojtaba.

M. Raisi, portant un turban noir qui l'identifie dans la tradition chiite comme un descendant direct du prophète Mahomet, a voté depuis une mosquée du sud de Téhéran, saluant les personnes rassemblées pour voter.

Il y a plus de 59 millions d'électeurs éligibles en Iran, un pays qui compte plus de 80 millions d'habitants. Toutefois, l'agence de sondage des étudiants iraniens, liée à l'État, a estimé que le taux de participation ne serait que de 44 %, ce qui serait le taux le plus bas jamais enregistré depuis la révolution islamique de 1979.

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