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Présidentielle en Mauritanie: le candidat du pouvoir quitte le gouvernement

Le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz vote le 1er septembre 2018.

Le ministre mauritanien de la Défense Mohamed Ould Cheikh Mohamed Ahmed, candidat à l'élection présidentielle prévue en juin, a quitté vendredi le gouvernement, selon un décret présidentiel, quelques jours après que l'opposition a renoncé à une candidature unitaire.

M. Ould Cheikh Mohamed Ahmed, compagnon de toujours du chef de l'Etat, Mohamed Ould Abdel Aziz, est remplacé par un civil, l'ancien Premier ministre Yahya Ould Hademine, jusqu'à présent ministre conseiller à la présidence, selon le décret annonçant ce remaniement, publié par l'agence officielle AMI.

Outre le ministère de la Défense, le remaniement concerne trois portefeuilles: l'Equipement et les Transports, l'Education nationale, ainsi que l'Hydraulique et l'Assainissement.

Aucune explication n'a été donnée de source officielle à ce remaniement, motivé selon les analystes par la nécessité pour le candidat du pouvoir de préparer sa campagne, au moment où l'opinion s'attend à une floraison de candidatures après l'échec de l'opposition à s'unir.

"Nous avons décidé de laisser à chaque parti la liberté de choisir son candidat, tout en continuant à coordonner nos positions, surtout en cas de second tour", a affirmé cette semaine à la presse Mohamed Ould Moloud, président de la coalition électorale de l'opposition démocratique (CEOD) qui regroupe la plupart des partis de l'opposition dite radicale.

Alors que le militant antiesclavagiste Biram Ould Dah Ould Abeid, déjà candidat en 2014, a déjà annoncé son intention de se présenter, les noms de plusieurs autres personnalités de l'opposition ont été évoqués mais les intéressés ne se sont pas encore déclarés.

Parmi eux figure l'ancien chef du gouvernement de transition (2005-2007) Sidi Mohamed Ould Boubacar

Deux formations de l'opposition, le Rassemblement pour la démocratie et l'unité (RDU) et le parti Adil, ont en revanche décidé de soutenir le candidat du pouvoir.

Le RDU vient d'être dissous avec 75 autres partis politiques, sur la centaine que compte le pays, car jugés insuffisamment représentatifs, après avoir échoué à obtenir au moins 1 % des voix aux municipales de 2013 et de 2018.

Cette dissolution laisse à l'Assemblée nationale, élue en septembre 2018 une dizaine de députés sans étiquette qui, selon des experts, pourront rejoindre le parti de leur choix parmi les 28 encore existants.

Ancien général arrivé au pouvoir par un coup d'Etat en 2008 puis élu en 2009 et réélu en 2014, M. Ould Abdel Aziz ne peut se représenter au terme de son second mandat qui s'achève en août.

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Des déchets à la pelle après la Tabaski à Dakar

Des tas d’ordures ornent le rond-point sacré cœur à Dakar, le 19 août 2019. (VOA/Seydina Aba Gueye)

La capitale sénégalaise est davantage couverte de déchets après la fête de l'Eïd communément appelé "Tabaski" et le départ des vendeurs de moutons. La situation est décriée par les riverains et surtout par les professionnels du nettoiement qui sont débordés durant cette période.

Après la Tabaski, les populations vivant aux abords des points de vente de moutons sont les principales victimes de l'insalubrité. Elles demandent aux autorités de revoir le choix des lieux de vente des moutons lors de la fête de l'Eid.

Cette dame ayant requis l’anonymat habite sur les deux voies de Sacré-Cœur, un quartier résidentiel de Dakar.

Face à sa maison, un tas d’ordures dégage une odeur nauséabonde. Frustrée, elle indique qu’"il n'y a que de mauvaises odeurs et la mairie prend du temps pour s'en occuper. Un quartier n'est pas fait pour accueillir des points de vente de moutons".

Dakar davantage couverte de déchets après la tabaski
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Elle est aussi sidérée par l’état du terrain de football du quartier, "c'est l'endroit où joue les enfants, donc on ne peut pas y vendre des moutons. Il faut retourner aux points de ventes originels".

Du côté des vendeurs, on dégage toute responsabilité dans la prise en charge des déchets.

Djibril Cissé, un vendeur venu du Mali, explique que "c'est la mairie qui doit nettoyer, au moins dans 3 jours, nous serons dans la lointaine banlieue dakaroise et la municipalité pourra commencer le nettoyage."

Ce nettoyage a déjà commencé avec l'Unité de coordination de la gestion des déchets, mais le travail est immense comme l'indique Madani Sy, secrétaire-général du syndicat national des travailleurs du nettoiement.

Il se dit "sidéré et ahuri" quand il a "retrouvé des ordures sur la voie publique".

"On a trouvé des ordures ménagères, des peaux de moutons. Avec tous les efforts consentis avec les unités de veille et de sensibilisation, on se rend compte qu'il y a une indiscipline notoire caractérisée malgré le travail de nos agents".

Le responsable syndical dénonce également l’attitude des vendeurs: "nous avons trouvé des marchands de tabliers et des commerçants sur les lieux et ils ne peuvent même pas débarrasser la chaussée pour nous laisser travailler convenablement. Malgré tout, nous continuerons à faire notre travail pour respecter notre engagement vis-à-vis des populations".

Madani Sy appelle par ailleurs les autorités à prendre des mesures drastiques pour amener les populations à observer un comportement civique.

"Il faut faire de la répression [sanctions]. Les gens ne maîtrisent pas le code de l'hygiène, ni le code de l'environnement, ni le code des collectivités locales encore moins le code qui interdit les sachets plastiques".

Il demande ainsi aux autorités de passer à la vitesse supérieure "c'est que tant qu'il n'y aura pas de répression [sanctions], notre travail sera toujours voué à l'échec. Cette indiscipline doit être éradiquée pour qu'on ait zéro déchets, pour qu'on ait des villes propres".



Pour atteindre cet objectif de faire du Sénégal un pays avec zéro déchet, le président Macky Sall estime qu’il faut faire obligation aux citoyens de nettoyer devant leurs domiciles.

Pour le chef de l’Etat, rendre le Sénégal propre est un impératif qui n’est pas négociable. C'est ainsi qu'il a lancé une campagne nationale avec plus de 1000 agents de sécurité pour assurer le suivi du projet Sénégal zéro déchets.

1619: l'historique

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Le nouveau code de l’environnement adopté

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Fraude des hydrocarbures au Niger

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Division autour de la nomination d’un nouveau chef traditionnel de Dar-Ouaddaï

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