Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Amériques

Présidentielle au Pérou: Keiko Fujimori légèrement en tête

L'ancienne sénatrice Keiko Fujimori arrive à un tribunal accompagnée de son mari, Mark Vito, en octobre 2018.

Son père, l'ex-président Alberto Fujimori, purge une peine de 25 ans de prison pour corruption et crimes contre l'humanité.

Le Pérou, meurtri par la pandémie, est dans l'incertitude lundi sur le nom de son futur président, la représentante de la droite populiste Keiko Fujimori voyant s'éroder l'avantage que lui donnaient les premiers résultats partiels.

Le candidat de la gauche radicale Pedro Castillo progressait avec la prise en compte des suffrages venus des campagnes. Au total, lundi à 05H00 locales (10H00 GMT), 88,8% des 86.488 bureaux de vote du pays avaient été décomptés avec 50,5% des suffrages pour Mme Fujimori contre 49,49%pour M. Castillo, selon l'autorité électorale.

Dimanche soir après le vote, un premier résultat partiel avait donné un avantage bien plus net à Mme Fujimori, de près de six points, et les quartiers huppés de Lima, comme Miraflores, avaient laissé éclater leur joie.

Des habitants ont lancé en soirée depuis leurs fenêtres "Vive le Pérou!" ou "Keiko a gagné!", a constaté un journaliste de l'AFP. Leurs cris résonnaient dans des rues désertes en raison du couvre-feu nocturne en vigueur à cause de la pandémie de coronavirus.

Dans le troisième pays d'Amérique du sud par sa superficie (1,28 millions de km2), les 25 millions d'électeurs appelés aux urnes ont voté depuis les villages de la jungle amazonienne jusqu'aux hauts plateaux andins en passant par les rives du Pacifique.

Dimanche, les deux vainqueurs surprise du premier tour le 11 avril, parmi 18 candidats, ont assuré qu'ils respecteraient le verdict des urnes. Alors que le dépouillement se poursuit, l'écart se réduit entre les deux candidats après le décompte de 88,8% des bureaux

Mais Pedro Castillo, 51 ans, un ancien instituteur qui jouit du soutien de électeurs ruraux, a souligné après le premier résultat partiel que le décompte de leurs voix n'était pas encore parvenu dans la capitale.

"Prudence"

"Nos votes n'ont pas encore été comptés", a-t-il déclaré dans son fief de la région de Cajamarca, à quelque 1.000 km au Nord de Lima. S'il l'emportait, il serait "le premier président pauvre du Pérou", selon l'analyste Hugo Otero.

À Lima, Mme Fujimori, 46 ans, a appelé dimanche à la "prudence" pendant le décompte.

La fille d'Alberto Fujimori, l'ex-président du Pérou (1990-2000) qui purge une peine de 25 ans de prison pour corruption et crimes contre l'humanité, se hisse pour la troisième fois au second tour, après deux défaites successives en 2011 et 2016.

Elle n'avait pas reconnu sa défaite lors de la dernière présidentielle remportée par l'ex-président Pedro Pablo Kuczynski, avant de reconnaître une "erreur".

En cas de victoire, Keiko Fujimori deviendrait la première femme présidente du Pérou et la première en Amérique à suivre une dynastie familiale. Si elle perd, elle sera poursuivie en justice, le parquet ayant requis 30 ans de prison dans une affaire de pots-de-vin présumés pour laquelle elle a déjà passé 16 mois en détention préventive.

Une mission d'observation de l'Organisation des Etats Américains (OEA) venue au Pérou pour les élections a jusqu'à présent soutenu le travail des autorités électorales.

Quel qu'il soit, le futur chef de l'Etat aura d'énormes défis à relever dans le pays qui a le plus haut taux mondial de décès du coronavirus et comptabilise trois millions de nouveaux pauvres en un an.

Peurs et divisions

Ecartelés entre deux extrêmes où une majorité avait du mal à se reconnaître, les électeurs d'un pays où le vote est obligatoire étaient surtout préoccupés par la pandémie qui a déjà fait plus de 184.000 morts.

Les deux candidats, franchement antagonistes, ont beau avoir appelé à l'unité, l'après-campagne risque d'être difficile tant chaque camp a alimenté les peurs et divisé le pays.

Le futur président devra prendre des mesures urgentes pour surmonter la pandémie, la récession économique et l'instabilité institutionnelle chronique du pays dont le PIB à plongé de 11,12% en 2020.

Il devra s’accommoder d'un Parlement fragmenté, issu des législatives d'avril, et coutumier d'alliances de circonstance qui ont conduit à la destitution de deux présidents: Pedro Pablo Kuczynski en 2018 et son successeur Martin Vizcarra en 2020.

Le nouveau président prendra ses fonctions le 28 juillet, jour de la commémoration du bicentenaire de l'indépendance du Pérou, et remplacera le président par intérim Francisco Sagasti qui a exhorté ses compatriotes à "respecter scrupuleusement la volonté exprimée dans les urnes".

Toutes les actualités

Le président élu d'Iran se dit en faveur d’une négociation sur le nucléaire

Le président élu d'Iran se dit en faveur d’une négociation sur le nucléaire
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:13 0:00

Bachelet dénonce "les plus vastes et les plus sévères" reculs des droits humains

La nouvelle Haut-Commissaire aux droits de l'homme, Michelle Bachelet, assiste à la journée d'ouverture du 39ème Conseil des droits de l'homme des Nations Unies à Genève le 10 septembre 2018.

La Haute-Commissaire aux droits de l'homme Michelle Bachelet a appelé à un sursaut lundi face aux "plus vastes et plus sévères reculs" des droits humains qu'elle ait jamais vus, dans un discours devant la plus haute instance de l'ONU dans ce domaine.

"Pour nous remettre des plus vastes et des plus sévères reculs des droits de l'homme que nous ayons jamais vus, nous devons avoir une vision qui change la vie et une action concertée" pour la mettre en oeuvre, a lancé Mme Bachelet à l'égard des membres du Conseil des droits de l'homme.

A l'occasion de sa 47e session (jusqu'au 13 juillet), le Conseil des droits de l'homme, une institution créée il y a 15 ans, va se pencher sur de multiples crises, dont la Birmanie, le Bélarus et le Nicaragua.

Parmi les points forts attendus figurent également la publication du rapport de Mme Bachelet sur le racisme systémique et les violences policières envers les personnes de descendance africaine, et des projets de résolution sur la région éthiopienne du Tigré et les Rohingyas en Birmanie.

Cette session se tient une fois de plus en ligne en raison du Covid-19, faisant monter la grogne parmi les ONG et les pays, tandis que les problèmes techniques entravent la fluidité des débats, avec des délégués qui ne parviennent pas à se connecter tandis que d'autres sont inaudibles.

Tigré

A l'occasion de son traditionnel tour d'horizon, Mme Bachelet s'est dite "profondément perturbée" par les "graves violations" des droits humains au Tigré, où la situation humanitaire est "terrible" avec plus de 350.000 personnes en situation de famine.

Alors que se déroulent des élections nationales en Ethiopie ce lundi, Mme Bachelet a dénoncé devant la plus haute instance de l'ONU en matière de droits de l'homme les abus commis contre les civils "par toutes les parties au conflit", contre laquelle le pouvoir central a lancé une offensive militaire en novembre.

Mme Bachelet a énuméré les exécutions extrajudiciaires, les arrestations et détentions arbitraires, les violences sexuelles contre les enfants ainsi que les adultes, et les déplacements forcés.

"Des rapports crédibles indiquent que des soldats érythréens opèrent toujours dans le Tigré et continuent de perpétrer des violations des droits humains et du droit humanitaire", a-t-elle ajouté.

Elle a également fait état, dans de nombreuses autres régions d'Ethiopie, d'"incidents alarmants de violences ethniques et intercommunautaires" et de déplacements de populations: "le déploiement actuel des forces militaires n'est pas une solution durable, et j'encourage à un dialogue global et pluridimensionnel dans tout le pays".

Xinjiang et Hong Kong

La Haute-Commissaire a également dit espérer obtenir cette année un "accès significatif" à la région chinoise du Xinjiang, d'où des "informations sur de graves violations des droits humains continuent de sortir".

Plusieurs organisations de défense des droits humains ont accusé la Chine d'avoir interné au Xinjiang au moins un million de musulmans dans des "camps de rééducation". Pékin dément ce chiffre et parle de "centres de formation professionnelle" pour soutenir l'emploi et combattre l'extrémisme religieux.

A Genève, Mme Bachelet a réclamé plusieurs fois à Pékin un "accès total" au Xinjiang. Et fin février, elle a réitéré son appel à une "évaluation complète et indépendante" de la situation des droits humains dans cette région chinoise.

Mais les défenseurs des droits humains demandent à l'ONU de durcir le ton.

Toujours concernant la Chine, Mme Bachelet a également souligné qu'un an s'est écoulé depuis l'adoption de la loi sur la sécurité nationale à Hong Kong, sur laquelle ses services ont fait part de "sérieuses préoccupations".

Russie

Parmi les nombreuses situations de reculs des droits humains dénoncées par Mme Bachelet figure également la Russie, à qui la Haute-Commissaire a appelé à "faire respecter les droits civils et politiques" en vue des élections législatives de septembre.

"Je suis consternée par les mesures récentes qui sapent encore davantage le droit des gens à exprimer des opinions critiques, et leur capacité à prendre part aux élections parlementaires prévues en septembre", a assuré la haute responsable onusienne, en citant le cas de l'opposant russe emprisonné Alexeï Navalny et le démantèlement de son mouvement.

A l'issue d'un procès à huis clos, un tribunal de Moscou a classé il y a quelques jours comme "extrémistes" les trois organisations de M. Navalny, dont son important réseau régional, entraînant leur interdiction.

"La législation restreignant les libertés d'expression, de réunion pacifique et d'association doit être mise en conformité avec les normes et standards internationaux en matière de droits humains", souligné Mme Bachelet.

Elle a également exhorté Moscou à mettre fin à la pratique arbitraire consistant à qualifier des individus, des journalistes et des ONG d'"extrémistes", d'"agents étrangers" ou d'"organisations indésirables".

JO de Tokyo: le Sud-Africain Christopher Cosser se prépare pour l'escalade sportive

JO de Tokyo: le Sud-Africain Christopher Cosser se prépare pour l'escalade sportive
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:31 0:00

Joe Biden reçoit vendredi 25 juin son homologue afghan Ashraf Ghani

Joe Biden reçoit vendredi 25 juin son homologue afghan Ashraf Ghani
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:23 0:00

Une tempête fait 12 morts dans le sud-est des États-Unis

Des débris recouvrent une rue à East Brewton, en Alabama, le samedi 19 juin 2021.

La tempête Claudette qui balayait le sud-est des États-Unis, a fait 12 morts en Alabama et détruit des dizaines de maisons sur son passage.

Dix personnes, dont neuf enfants, ont été tuées samedi dans une collision de deux véhicules, selon le coroner du comté de Butler en Alabama, Wayne Garlock. Il a précisé que les véhicules avaient probablement glissé parce que les routes étaient mouillées. Le shérif du comté, Danny Bond, a ajouté que plusieurs autres personnes avaient également été blessées.

Ailleurs, un homme de 24 ans et un garçon de 3 ans ont été tués par un arbre qui s'est fracassé sur leur maison samedi, juste à l'extérieur des limites de la ville de Tuscaloosa, selon la police locale dont les propos ont été rapportés par le quotidien Tuscaloosa News.

Pluies diluviennes et inondations

Les décès sont survenus alors que des pluies diluviennes se sont abattues sur une grande partie du nord de l'Alabama et de la Géorgie samedi. Claudette avait déjà déversé 30 centimètres de pluie le long de la côte du golfe du Mississippi.

Dimanche, des alertes ont été émises pour le nord de la Géorgie, la majeure partie de la Caroline du Sud, la côte de la Caroline du Nord et certaines parties du sud-est de l'Alabama et de la péninsule de Floride. Les autorités suivent la situation de près.

Plus de 20 personnes ont été secourues par bateau en raison des inondations à Northport, en Alabama, selon la chaîne WVUA-TV. L'agence de gestion des urgences du comté de Tuscaloosa a indiqué sur Twitter que des bénévoles de la Croix-Rouge locale étaient sur place pour aider les personnes touchées.

Les dégâts causés par la tempête ont également été ressentis dans le nord de la Floride, où les vents - atteignant parfois 137 km/h - ont fait basculer un 18 roues sur le côté.

Voir plus

XS
SM
MD
LG