Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Présidentielle au Chili: le second tour prévu en décembre


Chilean presidential candidate Jose Antonio Kast and his wife Maria Pia Adriasola Barroilhet raise their hands as he speaks after the partial results of the first round vote during the presidential elections, in Santiago, Chile, November 21, 2021.

Le Chili se dirige vers un second tour de l'élection présidentielle le mois prochain après que les deux candidats favoris, Jose Antonio Kast et Gabriel Boric, n'aient pas réussi à obtenir la majorité des suffrages exprimés nécessaire pour l'emporter.

Après le dépouillement de près de 97 % des votes, M. Kast, 55 ans, avait obtenu 27,94 % des bulletins contre 25,75 % pour M. Boric, 35 ans.

Cinq autres candidats étaient en lice, et le second tour est prévu pour le 19 décembre.

Les élections de dimanche ont été les plus conflictuelles depuis le retour du Chili à la démocratie en 1990. Elle a divisé les électeurs entre ceux qui souhaitent un bouleversement du modèle de marché libre du Chili et ceux qui exigent une ligne plus dure contre la criminalité et l'immigration.

"Le peuple chilien a parlé", a déclaré M. Kast dans un long discours prononcé devant ses partisans après l'annonce des résultats. Il a déclaré que l'élection était un choix entre "la liberté et le communisme", une allusion à la vaste alliance de gauche de M. Boric, qui comprend le Parti communiste.

M. Boric, qui devra se battre pour rattraper M. Kast au cours du mois prochain, a évoqué la criminalité et le trafic de drogue dans son propre discours, ce qu'il a rarement fait avant le vote, et a admis la nécessité d'élargir sa base de soutien.

"Le combat consiste à ce que l'espoir l'emporte sur la peur", a-t-il déclaré. "Nous devons regarder plus loin et aller chercher des gens au-delà de nos espaces".

Kast, un père de neuf enfants âgé de 55 ans, a fait l'éloge de "l'héritage économique" néolibéral de l'ancien dictateur Augusto Pinochet. Son franc-parler, son conservatisme généralisé et ses idées politiques parfois idiosyncratiques, comme creuser un fossé pour freiner l'immigration clandestine, lui ont valu de fréquentes comparaisons avec l'ancien président américain Donald Trump et le Brésilien Jair Bolsonaro.

En revanche, M. Boric, un ancien leader des manifestations étudiantes de 2011 réclamant des améliorations du système éducatif chilien, s'est engagé à mettre au rebut le modèle économique de laissez-faire de la nation tout en renforçant les protections environnementales et les droits des autochtones.

L'actuel président de centre-droit, Sebastian Pinera, n'a pas le droit constitutionnel de se représenter.

Les 155 sièges de la Chambre basse du Chili, 27 des 50 sièges de la Chambre haute du pays et tous les postes des 16 conseils régionaux du pays étaient également en jeu dimanche soir.

XS
SM
MD
LG