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Poutine en Turquie pour parler nucléaire et Syrie avec Erdogan


Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan a Ankara, Turquie, le 11 decembre 2017

Le président russe Vladimir Poutine a entamé mardi une visite de deux jours en Turquie où il doit officiellement lancer avec son hôte Recep Tayyip Erdogan la construction d'une centrale nucléaire, avant des discussions cruciales sur la Syrie.

M. Poutine, qui effectue en Turquie son premier déplacement à l'étranger depuis sa réélection pour un quatrième mandat de président le 18 mars, est arrivé dans la capitale turque vers 12h TU, selon des images retransmises en direct par les télévisions turques.

La visite de M. Poutine survient en pleine crise diplomatique entre la Russie et l'Occident depuis l'empoisonnement sur le sol britannique d'un ex-agent double, Sergueï Skripal, que Londres attribue à Moscou.

Mercredi, les deux présidents seront rejoints dans la capitale turque par le chef de l'Etat iranien Hassan Rohani pour un sommet trilatéral consacré à la Syrie, où Moscou, Ankara et Téhéran se sont imposés comme les maîtres du jeu.

>> Lire aussi : Colère d'Ankara après le soutien de Paris à une force arabo-kurde en Syrie

Mais avant ce sommet, les présidents russe et turc doivent donner mardi le coup d'envoi officiel de la construction de la centrale nucléaire d'Akkuyu, première du genre sur le sol turc, qui sera érigée dans la province de Mersin (sud) par le géant russe Rosatom.

Ce projet, plusieurs fois retardé, avait notamment connu un coup d'arrêt lors d'une grave crise diplomatique provoquée par la destruction par l'aviation turque d'un bombardier russe à la frontière syrienne en novembre 2015.

MM. Erdogan et Poutine s'entretiendront ensuite à huis clos au palais présidentiel turc lors d'une réunion où le dossier syrien, sur lequel Ankara et Moscou coopèrent étroitement, devrait occuper une place importante.

MM. Poutine et Erdogan, deux dirigeants à poigne en délicatesse avec l'Occident, ont noué depuis plus d'un an de solides relations bilatérales.

Signe de ce rapprochement observé d'un mauvais oeil par les partenaires de la Turquie au sein de l'Otan, Ankara s'est tenu à l'écart de l'expulsion coordonnée par plusieurs alliés du Royaume-Uni de diplomates russes, en réaction à l'empoisonnement de l'ex-espion Skripal.

Autre élément qui a troublé l'Otan, la Turquie et la Russie affirment avoir conclu un accord portant sur l'achat par la Turquie de systèmes russes de défense S-400.

Les deux pays ont aussi accru leur coopération sur le plan économique et énergétique, comme l'illustre le chantier du gazoduc TurkStream qui permettra à Moscou de contourner l'Ukraine, via la mer Noire et la Turquie, pour exporter son gaz vers l'Europe.

Avec AFP

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