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Poutine devant la Douma et le sénat pour son discours annuelle

Le président russe Vladimir Poutine, au centre, donne le coup d'envoi à l'ouverture d'un match de football au Parc de la Coupe du monde sur la Place Rouge à Moscou le 28 juin 2018.

Vladimir Poutine, confronté à une chute de popularité et à une grogne sociale, prononce mercredi son discours annuel devant le Parlement, traditionnellement consacré à ses priorités économiques mais aussi aux menaces sur le pays qu'il dirige depuis 20 ans.

Cette adresse du président russe devant les députés et sénateurs russes sera sa première depuis sa réélection haut la main en mars 2018, pour un quatrième mandat qui s'achève en 2024 et censé être son dernier, selon la Constitution.

Deux semaines avant la présidentielle, le dernier discours devant les deux chambres du Parlement avait été marqué par des promesses de hausse du niveau de vie mais aussi par l'énumération, pendant plus d'une heure, des capacités des nouvelles armes "invincibles" de la Russie sur fond de tensions toujours plus vives avec les Occidentaux.

Du conflit syrien à l'empoisonnement de l'ex-espion russe Sergueï Skripal en Angleterre en passant par l'annexion de la Crimée, la multiplication des crises Est-Ouest a soudé les Russes autour de leur président, réélu avec 76,7% des voix.

Ces derniers mois, M. Poutine, à 66 ans, voit sa popularité jusqu'alors spectaculaire dégringoler sur fond de fronde contre le très impopulaire relèvement de l'âge de la retraite et la hausse au 1er janvier de la TVA qui a dopé les prix alors que les revenus des Russes stagnent à de très bas niveaux.

Selon le centre indépendant Levada, sa cote d'approbation était de 64% en janvier, son plus bas niveau depuis l'annexion de la Crimée il y a tout juste cinq ans, contre encore 80% au moment de sa réélection il y a moins d'un an.

Selon d'autres sondages récents du même organisme, 55% le jugent personnellement "responsable" des problèmes de leur pays et la proportion de Russes pessimistes sur la situation du pays (45%) dépasse celle de ces optimistes pour la première fois depuis fin 2013.

Dans ce contexte, "l'accent principal sera mis sur la politique intérieure et l'économie", assure à l'AFP l'analyste Alexeï Moukhine, directeur du Centre des informations politiques.

- "Sujets positifs" -

"Les sources de croissance, l'efficacité du pouvoir, la corruption, les inégalités" pourraient notamment figurer dans cette adresse annuelle, énumère de son côté l'analyste Dmitri Orlov, directeur de l'Agence des communications économiques et politiques.

"Les menaces extérieures, avant tout la situation avec le traité INF" devraient également être évoquées, souligne-t-il.

La Russie et les Etats-Unis ont suspendu début février leur participation au traité de désarmement nucléaire INF, en s'accusant mutuellement de violer cet accord crucial signé en 1987 pour mettre fin à la Guerre froide.

La Russie a ensuite annoncé se donner deux ans pour développer de nouveaux missiles terrestres.

Selon M. Moukhine, le président devrait aussi évoquer la situation au Venezuela où le pouvoir de Nicolas Maduro est contesté par le président autoproclamé Juan Guaido et celle en Syrie où le président Bachar al-Assad a repris la quasi-totalité du territoire aux rebelles et jihadistes grâce au soutien militaire russe.

L'essentiel du discours devrait cependant être consacré à des "sujets positifs" comme l'espace, où le vaisseau russe Soyouz reste le seul véhicule à effectuer des vols habités vers l'ISS, ou encore le développement du bénévolat, selon des sources haut-placées citées par la chaîne de télévision russe Dojd.

"Cette fois, l'adresse doit porter sur les +gens+, parler des moyens de résoudre les problèmes économiques et sociaux accumulés jusqu'ici et des façons de se rapprocher du règlement de ces problèmes", a affirmé à Dojd une source proche de l'administration du parti au pouvoir Russie unie.

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Le Sénat américain valide Antony Blinken comme secrétaire d'État

Antony Blinken lors de son audition devant la commission des relations étrangères du Sénat américain à Washington, le 19 janvier 2021.

Le Sénat américain a confirmé mardi Antony Blinken comme diplomate en chef.

M. Blinken, 58 ans, a été confirmé par un vote de 72 sénateurs pour et 22 contre.

Il devient ainsi le 71e secrétaire d'État des États-Unis, occupant le poste le plus élevé du cabinet et le quatrième dans la ligne de la succession présidentielle.

Lors d'une audience de confirmation la semaine dernière, M. Blinken s'était dit préoccupé par "la violence dirigée contre la population anglophone" au Cameroun.

Il a aussi déclaré qu'il était prêt à relever les défis posés par la Chine, l'Iran, la Russie et la Corée du Nord. Il a ajouté que la Chine "représente le défi le plus important" pour les intérêts nationaux des États-Unis, tout en notant qu'il y a place pour la coopération.

"Il y a de plus en plus d'aspects contradictoires dans la relation ; certainement des aspects compétitifs, et encore quelques aspects coopératifs, quand c'est dans notre intérêt mutuel", a-t-il expliqué.

Des sénateurs républicains ont exprimé des inquiétudes concernant l'éventualité qu'il n'aide la nouvelle administration à réintégrer l'accord nucléaire de 2015 avec l'Iran et qu'il ne mette fin à la stratégie de "pression maximale" de l'ancien président Donald Trump contre cette puissance en devenir au Moyen-Orient.

M. Blinken s'est engagé à remonter le moral du Département d'Etat et du corps diplomatique.

Il a déclaré qu'il considérait que le leadership des États-Unis à l'étranger était basé sur "l'humilité et la confiance".

Le nouveau secrétaire d'Etat avait déjà fait partie de l'équipe diplomatique sous l'administration Obama. Il entretient des liens étroits avec le président Joe Biden. Il a été directeur du personnel de la commission sénatoriale des relations étrangères lorsque M. Biden était président de cette commission. Par la suite, il a été le conseiller de Biden lorsque ce dernier était vice-président.

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Démission du Premier ministre italien Giuseppe Conte

Le Premier ministre italien Giuseppe Conte lors d'une session au Sénat, la chambre haute du Parlement, sur la propagation du coronavirus, à Rome, Italie, le 26 mars 2020.

Le Premier ministre italien Giuseppe Conte a remis mardi sa démission au chef de l'Etat Sergio Mattarella, espérant avoir la possibilité de former une nouvelle coalition et de reconstituer sa majorité parlementaire.

L'aggravation de la crise politique se déroule sur fond de pandémie qui a tué plus de 85 000 Italiens, soit le deuxième plus grand nombre de décès en Europe après le Royaume-Uni et le sixième plus grand nombre dans le monde.

Au pouvoir depuis 2018, M. Conte, 56 ans, a perdu sa majorité absolue au Sénat la semaine dernière lorsqu'un parti allié, Italia Viva dirigé par l'ancien Premier ministre Matteo Renzi, a claqué la porte à cause d’un conflit sur la gestion de la riposte au coronavirus et sur le ralentissement économique.

Le président Mattarella entamera dès mercredi des consultations avec les chefs de partis, a indiqué son bureau dans une déclaration.

Si M. Mattarella pense que M. Conte peut obtenir le soutien nécessaire pour mettre en place une nouvelle administration, le président lui donnera probablement quelques jours pour essayer de finaliser un accord et d’établir une nouvelle équipe ministérielle.

Jusqu'à présent, les principaux partis de la coalition, le Mouvement 5 étoiles et le Parti démocratique (PD) de centre-gauche, ont soutenu les efforts de M. Conte pour rester au pouvoir.

Des élections anticipées ?

Cependant, si M. Conte ne peut pas trouver de nouveaux alliés, le président Mattarella devra trouver un autre candidat capable de former une coalition viable.

Si cette option échoue, le président devra convoquer des élections deux ans avant la date prévue. Les analystes politiques pensent que c'est le scénario le moins probable.

La crise du coronavirus en Italie a déclenché la pire récession depuis la Seconde Guerre mondiale et le gouvernement s'efforce de mettre au point un plan sur la meilleure façon de dépenser quelque 200 milliards d'euros (240 milliards de dollars) de fonds de l'Union européenne pour aider l'économie à se redresser.

M. Renzi a accusé M. Conte de manquer de vision stratégique, affirmant qu'il risquait de gaspiller la manne sans précédent de l'UE.

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