Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Monde

Pourparlers entre les deux Corées pour préparer le sommet du 27 avril

Dans cette photo fournie par le ministère de l'Unification de la Corée du Sud, le vice-ministre coréen de l'Unification Chun Hae-sung, à droite, serre la main de la délégation nord-coréenne Jon Jong Su avant leur rencontre à Panmunjom dans la zone démilitarisée de Paju, le 17 janvier 2018

Des responsables nord et sud-coréens se sont réunis jeudi pour préparer le sommet du 27 avril entre leurs dirigeants, qui se déroulera dans la partie sud-coréenne de la Zone démilitarisée.

Ce sommet entre le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un et le président sud-coréen Moon Jae-in, seulement le troisième du genre, doit précéder un face-à-face historique entre M. Kim et le président américain Donald Trump en mai.

M. Kim deviendra le 27 avril le premier dirigeant nord-coréen à fouler le sol sud-coréen depuis la fin de la Guerre de Corée (1950-1953). Les deux précédents sommets intercoréens, en 2000 et 2007, avaient eu lieu à Pyongyang.

La réunion de jeudi portait notamment sur les aspects protocolaires du sommet, les mesures de sécurité qui l'entoureront ou encore sur sa couverture médiatique, avait indiqué la présidence sud-coréenne.

Des questions se posent notamment sur la façon dont M. Kim traversera la ligne de démarcation, à pied ou dans un véhicule, et sur la façon dont il sera officiellement accueilli.

"Nous avons eu des discussions sincères pendant quatre heures", a déclaré Kwun Hyuk-ki, un des cinq membres de la délégation sud-coréenne.

Il s'est refusé à donner des détails, en affirmant que les deux parties se retrouveraient à nouveau à une date qui doit encore être fixée.

Le sommet du 27 se tiendra dans la Maison de la paix sud-coréenne de Panmunjom. C'est dans ce village frontalier situé dans la Zone démilitarisée qui divise la péninsule que fut signé l'armistice de la guerre de Corée.

Les deux parties devaient aussi vraisemblablement discuter jeudi d'une possible retransmission du sommet en direct, ce qui serait une première. Les deux précédents sommets avaient été filmés, mais les images avaient été diffusées par la suite.

La délégation sud-coréenne, qui compte cinq membres, était emmenée jeudi par Kim Sang-gyun, un haut responsable du Service national du renseignement (NIS), les renseignements sud-coréens. La délégation du Nord était dirigée par Kim Chang-son, de la Commission nord-coréenne des affaires de l'Etat.

Les jeux Olympiques d'hiver organisés au mois de février en Corée du Sud ont été le catalyseur du spectaculaire rapprochement intercoréen qui est intervenu après deux années d'escalade dues aux programmes balistique et nucléaire nord-coréens, avec en toile de fond, des échanges d'insultes personnelles et de menaces apocalyptiques entre MM. Trump et Kim.

D'autres pourparlers sont prévus samedi au sujet de l'établissement d'une ligne téléphonique entre les dirigeants du Nord et du Sud.

Avec AFP

See all News Updates of the Day

Donald Trump veut sévir contre les "dépassements de visa"

Donald Trump veut sévir contre les "dépassements de visa"
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:47 0:00

L'EI a revendiqué les attentats qui ont tué plus de 320 personnes au Sri Lanka

L'EI a revendiqué les attentats qui ont tué plus de 320 personnes au Sri Lanka
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:55 0:00

Le groupe État islamique revendique les attentats de Pâques au Sri Lanka

Enterrement d'une victime des attentats-suicides dans un cimetière près de l'église Saint-Sébastien à Negombo, au Sri Lanka, le 23 avril 2019.

Le groupe jihadiste État islamique (EI) a revendiqué mardi les attaques suicides contre des églises et hôtels de luxe qui ont fait plus de 320 morts et 500 blessés le dimanche de Pâques au Sri Lanka, attentats parmi les plus meurtriers depuis le 11 septembre 2001.

"Les auteurs des attaques ayant visé des ressortissants des pays de la Coalition (anti-EI) et les chrétiens au Sri Lanka avant-hier sont des combattants de l'EI", a annoncé l'organisation jihadiste sur son agence de propagande Amaq.

Des kamikazes ont provoqué un carnage le dimanche de Pâques dans trois hôtels de luxe et trois églises, en pleine messe, à Colombo et ailleurs dans le pays. Les autorités ont attribué le bain de sang au mouvement islamiste local National Thowheeth Jama'ath (NTJ), qui ne l'a pas revendiqué, et cherchent à savoir s'il a bénéficié d'un soutien logistique international.

Les éléments de l'enquête dont l'AFP a eu connaissance mardi permettent d'éclaircir la chronologie et les circonstances de ces Pâques sanglantes.

Sur les huit explosions de bombes au total ce jour-là, les six premières, en début de matinée, sont des attentats suicides contre trois églises et trois hôtels de luxe, le Cinnamon Grand Hotel, le Shangri-La et le Kingsbury. Deux explosions ultérieures, survenues en début d'après-midi à Colombo, sont le fait de suspects qui se sont donné la mort pour échapper à l'arrestation.

Deux frères sri-lankais musulmans, figurant parmi les kamikazes, ont joué un rôle-clé dans ce déchaînement de violence, au cours duquel un autre attentat suicide a échoué dans un quatrième hôtel de luxe à Colombo, ont révélé mardi des sources proches de l'enquête.

Selon les policiers, ces deux frères, d'une vingtaine d'années et dont les noms n'ont pas été révélés, opéraient une "cellule terroriste" familiale et jouaient un rôle-clé au sein du NTJ. Les enquêteurs ignorent toutefois encore si les attaques sont le fait de cette seule "cellule", ou d'équipes séparées mais coordonnées.

Un quatrième hôtel de luxe de la capitale sri-lankaise, adjacent aux trois frappés, figurait sur la liste des objectifs du dimanche de Pâques. Pour une raison inconnue, le sac à dos rempli d'explosifs du kamikaze chargé de cette cible n'a pas explosé et il a pris la fuite, ont indiqué des sources policières à l'AFP.

Cerné par les forces de l'ordre quelques heures plus tard dans la banlieue sud de Dehiwala, le suspect s'est alors fait exploser, causant la mort de deux passants. À peu près au même moment, dans le nord de la ville, à Orugodawatta, la femme d'un des frères kamikazes a actionné des explosifs lorsque les forces de l'ordre sont arrivées à leur résidence familiale, tuant avec elle-même ses deux enfants et trois policiers.

- Larmes et deuil -

Le Sri Lanka a rendu mardi un hommage poignant aux 321 morts des attentats, selon un nouveau bilan. Parmi les tués figurent au moins 39 étrangers - dont une personne de nationalité française, selon Colombo - et 45 enfants et adolescents.

L'île de 21 millions d'habitants est restée silencieuse durant trois minutes à 08H30 locales (03H00 GMT), heure de la première explosion d'un kamikaze deux jours auparavant, à l'église catholique Saint-Antoine de Colombo.

Des Sri-Lankais laissaient libre cours à leur douleur mardi lors de messes en hommage aux morts de ces attentats, les pires violences qu'ait connu le pays depuis, il y a dix ans, la fin de la guerre civile entre la majorité cinghalaise et la rébellion indépendantiste tamoule.

Anéantis, des proches de victimes s'effondraient dans les bras de leurs voisins.

"Nous n'avons pas ressenti une telle tristesse depuis la guerre", a assuré Rashmi Fernando, une femme de 36 ans, qui participait à l'une de ces cérémonies.

Le gouvernement a décrété une journée de deuil national. Les magasins vendant de l'alcool sont fermés, les drapeaux sont en berne et les radios et télévisions doivent adapter leur programmation musicale.

À l'église Saint-Antoine, des dizaines de personnes ont prié en silence, des bougies à la main, certaines retenant à grand peine leurs larmes. À l'issue des trois minutes de silence, la foule a entamé une prière à voix haute.

À une trentaine de kilomètres plus au nord, dans la localité de Negombo, une messe commémorative a eu lieu à l'église Saint-Sébastien, autre lieu d'un attentat suicide. Des cercueils étaient portés à tour de rôle sur des tables, devant des proches secoués de sanglots.

"Il y a tant de corps que nous ne pouvons pas les présenter tous en même temps", a expliqué à l'AFP Anthony Jayakody, évêque auxiliaire de Colombo qui célébrait la messe.

- Rivalités au sommet de l'État -

Les premiers éléments de l'enquête montrent que ces attentats ont été commis en représailles au récent massacre des mosquées de Christchurch en Nouvelle-Zélande (50 morts), a annoncé mardi le vice-ministre sri-lankais de la Défense Ruwan Wijewardene.

L'organisation NTJ avait fait il y a dix jours l'objet d'une alerte diffusée aux services de police, selon laquelle elle préparait des attentats suicides contre des églises et l'ambassade d'Inde à Colombo.

D'après le porte-parole du gouvernement, cette alerte n'avait pas été transmise au Premier ministre Ranil Wickremesinghe ou à d'autres ministres de haut rang. Un élément qui pourrait relancer la crise au sommet de l'État sri-lankais.

La police est en effet de la juridiction du président Maithripala Sirisena, en conflit ouvert avec son chef de gouvernement. Il l'avait limogé à l'automne mais avait été forcé de le réinvestir après sept semaines de chaos politique. Les deux têtes de l'exécutif se vouent une animosité réciproque.

Environ 1,2 million de catholiques vivent au Sri Lanka, un pays majoritairement bouddhiste (70%) qui compte aussi 12% d'hindous et 10% de musulmans.

Les ambassades étrangères au Sri Lanka ont recommandé à leurs ressortissants d'éviter tout déplacement non impératif. Les États-Unis ont, dans leurs conseils aux voyageurs, évoqué la possibilité de nouvelles attaques.

De nouvelles pressions sur Téhéran

De nouvelles pressions sur Téhéran
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:48 0:00

Le Sri Lanka traque les responsables des attentats

Le Sri Lanka traque les responsables des attentats
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:30 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG