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Pour Trump, Ben Laden aurait dû être capturé "bien plus tôt"

Le président américain Donald Trump, dans le bureau ovale de la Maison Blanche à Washington, le 20 août 2018. REUTERS / Leah Millis.

Le président américain Donald Trump a estimé lundi qu'Oussama Ben Laden, tué par un commando américain au Pakistan en mai 2011, aurait dû être capturé bien plus tôt, s'en prenant à ses prédécesseurs et au Pakistan.

"Bien sûr que nous aurions dû capturer Oussama Ben Laden bien plus tôt", a tweeté le président américain, évoquant le chef d'Al-Qaïda et instigateur des attentats du 11 septembre 2001.

"J'avais mentionné son nom dans mon livre juste AVANT l'attaque contre le World Trade Center", a-t-il ajouté, dénonçant en particulier l'attitude de son prédécesseur démocrate Bill Clinton.

"Nous avons payé des milliards de dollars au Pakistan et ils ne nous ont jamais dit qu'il vivait là-bas", a-t-il poursuivi, au lendemain de déclarations similaires sur Fox News où il affirmait que "tout le monde savait au Pakistan" que le chef d'Al-Qaïda vivait sur le sol pakistanais, ce qu'Islamabad a toujours nié.

Dans cet entretien, M. Trump avait aussi défendu l'annulation d'aide au Pakistan parce que ce pays ne fait selon lui "rien, rien du tout" pour l'Amérique.

Début janvier, le président américain avait déjà accusé de mensonges et de duplicité le Pakistan, qui a rejoint les Etats-Unis en 2001 dans leur guerre contre le terrorisme.

Le Premier ministre pakistanais Imran Khan a dénoncé lundi avec véhémence cette nouvelle attaque de Donald Trump.

"Cette guerre a fait 75.000 victimes au Pakistan et a causé 123 milliards de dollars de pertes à l'économie" nationale, a-t-il écrit dans une série de tweets. "Cette guerre a eu un impact dramatique sur la vie de Pakistanais ordinaires", a-t-il insisté, qualifiant de "minuscule" la somme de 20 milliards de dollars reçue selon lui des Etats-Unis.

Robert O'Neill, ex-membre de l'unité d'élite des Navy Seals qui affirme être l'homme qui a abattu Oussama Ben Laden, a répondu au président américain.

"La mission visant à capturer Ben Laden était un effort des deux partis (républicain et démocrate). Nous voulions tous y arriver le plus tôt possible", a tweeté celui qui s'est depuis lancé dans une carrière d'expert en sécurité et intervient régulièrement sur la chaîne Fox News.

James Clapper, ancien directeur des services de renseignement américains (DNI), a vivement réagi sur CNN aux propos de M. Trump. "C'est vraiment une gifle infligée à la communauté du renseignement, qui a été responsable de la recherche d'Oussama ben Laden, et je crois que cela reflète sa complète ignorance de tout ce qu'il a fallu" pour arriver à la localisation et à l'élimination du chef jihadiste.

Et l'ancien directeur de la CIA John Brennan s'est adressé directement à Donald Trump sur Twitter. "Vous nous rappelez constamment combien vous êtes substantiellement superficiel et malhonnête dans de si nombreux domaines, ce qui est la raison pour laquelle nous sommes dans des temps si dangereux", a écrit M. Brennan sur Twitter.

Après des mois d'enquête et de surveillance, le président américain Barack Obama avait donné, au printemps 2011, le feu vert pour l'opération " Geronimo ", qui allait aboutir à l'élimination de l'ennemi public numéro un des Etats-Unis dans sa villa cossue d'Abbottabad, paisible ville de garnison située à 80 kilomètres de la capitale pakistanaise Islamabad.

Ben Laden avait disparu des écrans radar en 2001 dans les montagnes de Tora Bora, dans l'est de l'Afghanistan. De nombreux analystes le croyaient terré dans des caches reculées des zones tribales de l'ouest du Pakistan, frontalières de l'Afghanistan.

Avec AFP

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Covid-19: Biden, Obama, Bush et Clinton prêts à se faire vacciner publiquement

Le 21 octobre 2017, l'ancien président George W. Bush (à g.), son successeur Barack Obama et l'ancien président Bill Clinton lors d'un concert caritatif à College Station, Texas.

Le président élu Joe Biden et les anciens présidents américains Barack Obama, George W. Bush, Bill Clinton se sont dits prêts à se faire vacciner publiquement contre le Covid-19 afin d'encourager leurs concitoyens à en faire de même.

Barack Obama, 59 ans, a affirmé faire "entièrement confiance" aux autorités sanitaires du pays, dont l'immunologue Anthony Fauci, figure scientifique très respectée aux Etats-Unis.

"Si Anthony Fauci me dit que ce vaccin est sûr et peut protéger du Covid, je n'hésiterai pas à me le faire injecter", a-t-il déclaré dans un entretien radio à SiriusXM, dont des extraits ont été partagés mercredi sur YouTube.

"Je promets que lorsqu'il sera disponible pour les personnes moins vulnérables, je me ferai vacciner. Je pourrais le faire à la télévision ou faire en sorte que ce soit filmé, afin que les gens puissent voir que je fais confiance à la science", a-t-il ajouté.

Une tribune dans le Washington Post appelait le président élu Joe Biden, 78 ans, et sa future vice-présidente Kamala Harris, 56 ans, à se faire vacciner en direct à la télévision afin de convaincre les sceptiques, nombreux aux Etats-Unis face à la vitesse de développement des vaccins contre le Covid-19.

Interrogé sur le sujet, Joe Biden a dit jeudi qu'il serait "heureux" de se faire vacciner en public dès que le Dr Fauci recommanderait de le faire.

Un représentant de George W. Bush a fait savoir à CNN que l'ancien président républicain de 74 ans était lui aussi disposé à faire la promotion des vaccins contre le Covid-19.

"Les vaccins doivent dans un premier temps avoir été jugés sûrs et administrés aux populations prioritaires", a dit ce représentant, Freddy Ford. "Le président Bush attendra ensuite son tour et se fera volontiers vacciner devant les caméras".

Le porte-parole de Bill Clinton, Angel Urena, a également indiqué à CNN que l'ancien président démocrate, lui aussi âgé de 74 ans, se ferait vacciner publiquement "si cela pouvait inciter tous les Américains à en faire de même".

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