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Moyen-Orient

Double attentat suicide à Bagdad: Près de 30 morts

La scène d'un double attentat suicide dans une rue commerciale animée au cœur de Bagdad, en Irak, le 21 janvier 2021.

Près de 30 personnes ont été tuées jeudi par deux kamikazes qui se sont fait exploser sur un marché du centre de Bagdad, l'attaque la plus meurtrière depuis trois ans dans la capitale irakienne.

Un premier homme a déclenché sa ceinture explosive au beau milieu de vendeurs et de badauds sur le marché de vêtements d'occasion de la place Tayaran, a expliqué le ministère de l'Intérieur.

Alors qu'un attroupement se formait pour tenter de venir en aide aux victimes, un second kamikaze a fait détoner ses explosifs, a-t-il ajouté.

Dernier bilan donné par l'agence officielle irakienne: 28 morts et 73 blessés. Les médecins, eux, disent redouter que le bilan ne continue de grimper dans la métropole de dix millions d'habitants où le ministère de la Santé a annoncé avoir placé l'ensemble du personnel médical en état d'alerte maximale.

Législatives

Sur la place, carrefour très passant de Bagdad, des flaques de sang étaient visibles, de même que des lambeaux de vêtements déchiquetés par les explosions, a constaté un photographe de l'AFP.

Soldats et ambulanciers étaient déployés en masse sur la place, les premiers bloquant les accès et les seconds s'activant à déplacer des corps ou à aider des blessés, dans un ballet d'ambulances aux sirènes entêtantes.

Un attentat avec exactement le même mode opératoire avait déjà endeuillé cette même place, faisant 31 morts, il y a trois ans quasiment jour pour jour.

Des éléments des forces de sécurité sont déployés sur le site d'un attentat à la bombe meurtrier à Bagdad, le 21 janvier 2021.
Des éléments des forces de sécurité sont déployés sur le site d'un attentat à la bombe meurtrier à Bagdad, le 21 janvier 2021.

Comme en 2018, cette attaque intervient alors que les autorités discutent de l'organisation d'un scrutin législatif, une échéance régulièrement accompagnée de violences en Irak.

Les élections anticipées d'un nouveau Parlement avaient été promises par le gouvernement pour juin. Mais les autorités proposent actuellement de les reporter à octobre afin de donner plus de temps à la Commission électorale pour organiser ce scrutin.

De nombreux politiciens disent toutefois douter de la tenue d'une élection anticipée --en juin comme en octobre-- car la condition sine qua non est une dissolution du Parlement. Or, seuls les députés peuvent voter leur propre dissolution et aucun n'a donné d'assurance en ce sens.

Cellules dormantes de l'EI

Le double attentat suicide de jeudi n'a pas été revendiqué dans l'immédiat, mais ce mode opératoire a déjà été utilisé par le passé par le groupe Etat islamique (EI), qui a occupé près du tiers de l'Irak en 2014 avant que Bagdad ne déclare avoir gagné sa guerre contre les jihadistes fin 2017.

Depuis, des cellules jihadistes se terrent dans les nombreuses zones montagneuses et désertiques du pays. Jusqu'ici toutefois, l'EI n'a revendiqué que des attaques de faible envergure, menées généralement de nuit contre des positions militaires dans des zones isolées, loin des villes.

Les derniers attentats ayant fait plusieurs morts à Bagdad remontent à juin 2019.

Cette attaque intervient alors que les Etats-Unis ont réduit le nombre de leurs soldats en Irak à 2.500 hommes, une baisse qui "reflète la hausse des capacités de l'armée irakienne", selon les mots du chef du Pentagone Christopher Miller.

Cette réduction "ne signifie pas un changement dans la politique des Etats-Unis", a-t-il souligné. "Les Etats-Unis et les forces de la coalition restent en Irak pour assurer une défaite durable" de l'EI.

Les Etats-Unis sont à la tête d'une coalition internationale déployée en Irak depuis 2014 pour lutter contre l'EI.

La quasi-totalité des troupes des autres Etats membres de la coalition ont quitté le pays en 2020 au début de la pandémie de nouveau coronavirus.

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Trois Palestiniens tués par les forces israéliennes en Cisjordanie

Des échanges de tirs entre Palestiniens et forces israéliennes ont eu lieu lors du raid alors qu'une dizaine de véhicules de l'armée ont bloqué la circulation dans la ville.

Trois Palestiniens, dont un haut commandant du mouvement Fatah, ont été tués et des dizaines blessés lors d'un raid mardi de l'armée israélienne à Naplouse en Cisjordanie occupée, deux jours après la fin d'une opération israélienne meurtrière dans la bande de Gaza.

Selon le ministère palestinien de la Santé, trois Palestiniens ont été tués lors de l'opération dans la vieille ville de Naplouse, au cours de laquelle des tirs ont été échangés entre activistes palestiniens et forces israéliennes.

L'armée israélienne a elle fait état de deux morts palestiniens: Ibrahim al-Nabulsi, un haut responsable des Brigades des martyrs d'Al-Aqsa, branche armée du mouvement Fatah du président Mahmoud Abbas, et un autre combattant.

Le chef de l'armée israélienne en visite au royaume chérifien
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Le corps d'Ibrahim al-Nabulsi a été transporté par une dizaine d'hommes armés à l'hôpital Rafidia de Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie, territoire palestinien occupé depuis 1967 par Israël, où des centaines de Palestiniens se sont rassemblés.

"Notre réponse sera à la hauteur du crime", a affirmé dans un communiqué la branche armée du Fatah, en confirmant le décès de Nabulsi.

Le ministère palestinien de la Santé a identifié les deux autres morts comme étant Islam Sabbouh, 25 ans, et Hussein Taha, 16 ans.

"L'armée était dans la vieille ville, mon fils s'est rendu au marché juste avant moi et mes proches (...) il y a une fusillade et quatre d'entre nous ont en outre été blessés", a déclaré à l'AFP Jamal Taha, le père de l'adolescent tué.

Selon le Croissant-Rouge palestinien, 69 Palestiniens ont été blessés par balle, dont au moins quatre sont dans un état critique, lors de heurts liés à l'opération israélienne.

Tir de roquette

Les services de sécurité israéliens (police, armée et renseignement intérieur) ont indiqué avoir mené un raid, en utilisant une roquette, contre une résidence où logeait Ibrahim al-Nabulsi, soupçonné par Israël d'être impliqué dans une série d'attaques anti-israéliennes.

"Puis, des heurts violents ont éclaté avec des émeutiers qui ont lancé des pierres et des explosifs en direction des forces (israéliennes) qui ont répliqué en ouvrant le feu (...) Nos forces ont quitté la ville et il n'y a aucun blessé dans nos rangs", a précisé l'armée indiquant avoir mené quatre arrestations en Cisjordanie.

Un photographe de l'AFP sur place a fait état d'intenses combats dans la vieille ville de Naplouse.

Le raid à Naplouse est survenu deux jours après la fin d'une opération militaire meurtrière israélienne lancée contre le mouvement palestinien armé Jihad islamique, implanté dans la bande de Gaza.

Selon un bilan du Hamas au pouvoir à Gaza, 46 Palestiniens ont été tués dont de nombreux enfants et plusieurs centaines ont été blessés en trois jours de bombardements israéliens. Les raids ont provoqué en outre d'importantes destructions.

"Considérations politiques"

Deux principaux chefs militaires du Jihad islamique à Gaza, Khaled Mansour et Tayssir Al-Jabari, ont été tués dans les frappes israéliennes. La branche militaire du Jihad islamique a confirmé la mort de 12 de ses combattants dans l'opération.

En riposte aux bombardements lors de l'opération israélienne présentée comme préventive contre le Jihad islamique, celui-ci a tiré un millier de roquettes en direction d'Israël, la grande majorité ayant été interceptées selon l'armée. Les tirs de roquettes depuis Gaza ont fait trois blessés en Israël, selon les secours locaux.

Une trêve entre le Jihad Islamique et Israël, favorisée par l'Egypte, est entrée en vigueur dimanche soir, ce qui a permis lundi la réouverture des passages entre l'Etat hébreu et la bande de Gaza, une enclave sous blocus israélien depuis plus de 15 ans.

Lundi, le Premier ministre israélien Yaïr Lapid a affirmé que l'opération à Gaza avait "porté un coup dévastateur à l'ennemi" et fait part par téléphone au président égyptien Abdel Fattah al-Sissi de son "appréciation" pour la médiation de son pays. Israël considère le Hamas et le Jihad islamique comme des "groupes terroristes".

"Le gouvernement israélien n'est pas intéressé par le calme et la stabilité, il exploite et tue des Palestiniens pour des considérations de politique interne", à l'approche des élections législatives anticipées du 1er novembre en Israël, a accusé mardi Nabil Abou Roudeina, le porte-parole de M. Abbas.

Trêve entre Israéliens et Palestiniens après des jours des combats mortels

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La centrale électrique de Gaza pourrait fermer suite au blocus israélien

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Nucléaire iranien: reprise des pourparlers en Autriche

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Céréales ukrainiennes: le navire Razion a quitté Istanbul pour le Liban

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Le Razoni, le navire transportant la première cargaison de céréales exportée d'Ukraine depuis le début de la guerre a été inspecté ce mercredi par une équipe composée de représentants de la Russie, de l'Ukraine, de la Turquie et de l'ONU. Il poursuit son voyage vers le Liban, sa destination finale.

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