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Plus d'un million de personnes veulent envahir une base secrète dans le Nevada

Une panneau de stationnement montrant une soucoupe volante au Little A'Le'Inn proche de la Zone 51 à Rachel, Nevada, le 10 avril 2002.

Depuis des décennies, les scientifiques cherchent des traces de vie extraterrestre, sans succès jusqu'à présent - sauf pour les gens qui croient que le gouvernement américain cache des aliens dans une base secrète du Nevada.

A la date de mardi, plus de 1,3 million de personnes avaient signé pour un événement Facebook intitulé "Storm Area 51, They Can't Stop Us All of US", soit "Prenons d'assaut la Zone 51, ils ne peuvent pas nous arrêter tous".

L'idée serait d'envahir le 20 septembre prochain cette célèbre Zone 51, une base ultra-secrète de l'US Air Force située dans le désert du Nevada. Si secrète que son existence même n'a été reconnue par la CIA qu'en 2013, lorsque l'agence de renseignement a déclassifié des documents sur l'avion espion U2.

Le mystère qui entoure la Zone 51 en a fait un sujet de choix pour les théories du complot relatives aux extraterrestres. La base est apparue dans des séries comme "The X Files" et dans le film à grand spectacle "Independence Day".

Les créateurs de l'événement Facebook ont expliqué comment ils voyaient la chose. "On va tous se rassembler au Area 51 Alien Center", une attraction touristique proche de la Zone 51 "et on va coordonner notre entrée" sur la base.

En cas de réaction violente des militaires devant une telle invasion, les créateurs de l'événement Facebook ont tout prévu : "Si on court comme Naruto, on peut bouger plus vite que leurs balles. Allons voir les aliens !".

Naruto est le héros d'une série japonaise de dessins animés qui a la particularité de courir très vite avec les bras étendus vers l'arrière.

En plus des 1,3 million de personnes qui ont déclaré sur Facebook qu'elles participeraient à l'événement, un million se sont dites "intéressées".

Le projet a suscité d'innombrables commentaires sur les réseaux sociaux, dont beaucoup consacrés aux moyens de détourner l'attention des gardes de la base pour que la foule puisse y pénétrer.

D'autres ont estimé que le FBI pourrait pourchasser ceux qui ont déclaré leur intention de participer.

Dans un post sur la page Facebook, l'un des "organisateurs", prudent, a publié un texte dans lequel il se dégage de toute responsabilité.

"P.S. Hello le gouvernement américain, c'est une plaisanterie, et je n'ai pas vraiment l'intention d'appliquer ce plan", a écrit Jackson Barnes. "J'ai juste pensé que ce serait amusant" de lancer l'idée.

L'US Air Force, toutefois, ne semble pas trouver cela drôle. Elle a déclaré au Washington Post : la Zone 51 "est un terrain d'entraînement pour l'US Air Force, et nous découragerons toute personne qui essayerait d'entrer dans cette zone où nous entraînons des forces armées américaines".

"L'US Air Force est toujours prête à protéger l'Amérique et ses installations", a-t-elle prévenu.

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Attaques de drones: l'impossible parade

Drone Militaire américaine aux Philippines.

Les dégâts infligés samedi par les rebelles yéménites Houthis aux infrastructures pétrolières saoudiennes illustrent la quasi-impossibilité pour un pays, même richissime, de protéger ses infrastructures vitales d'une telle menace asymétrique, soulignent experts et officiels. 

Les dégâts infligés samedi par les rebelles yéménites Houthis aux infrastructures pétrolières saoudiennes illustrent la quasi-impossibilité pour un pays, même richissime, de protéger ses infrastructures vitales d'une telle menace asymétrique, soulignent experts et officiels.

Les dommages sévères subis par l'usine d'Abqaiq et le gisement de Khurais, dans l'Est du pays, ont résulté d'une attaque menée par dix drones, écrit lundi le centre d'analyse américain Soufan Center.

L'emploi additionnel de missiles de croisière est possible, ajoute le Centre, citant des responsables de l'administration américaine.

Ce sont des armes dont disposent les Houthis, appuyés par l'Iran depuis le début de leur confrontation au Yémen avec une coalition menée par Ryad, il y a cinq ans. Ils ont prouvé à plusieurs reprises, notamment depuis le printemps 2019, que ces armes parvenaient à percer les défenses saoudiennes.

Face à une telle menace "il faut un système de défense ultra-perfectionné, comme seul en dispose, je pense, un groupe aéronaval américain" organisé autour d'un des porte-avions de l'US Navy, assure à l'AFP l'ancien chef d'un service français de renseignement, qui, toujours tenu au devoir de réserve, demande à ne pas être identifié.

"Une attaque coordonnée comme celle qui a été menée samedi n'est pas à la portée de n'importe qui, et ce n'est pas non plus à la portée de tout le monde de pouvoir se défendre contre une attaque comme ça", ajoute-t-il.

Début juillet, les Houthis ont présenté en grande pompe, lors d'une cérémonie dans un lieu tenu secret, un drone-bombardier, baptisé le "Sammad 3" et un missile de croisière, dénommé "Al-Qods". Ils disposent également d'un drone armé d'explosifs appelé "Qasef 2".

"C'est le pouvoir égalisateur de la technologie, qui permet à des gueux de pouvoir menacer de grandes puissances", s'indignait récemment un haut gradé de l'armée française, sous couvert d'anonymat. "Nous sommes défaits par des engins de 250 kilos, comme nous sommes défaits par des mines au Mali".

- Fusils brouilleurs, drones programmables -

L'Arabie Saoudite a dépensé des fortunes pour se doter de systèmes de défense sol-air, comme des batteries de missiles anti-missiles américains Patriot, de radars et d'une force aérienne ultra-moderne.

Ses dépenses en armement ont dépassé en 2018 les 65 milliards de dollars, selon l'Institut de recherche pour la Paix de Stockholm.

Becca Wasser, analyste au centre de réflexion réputé Rand Corp, précise à l'AFP que "pour l'essentiel, l'Arabie Saoudite compte sur ses systèmes Patriot pour intercepter les projectiles Houthis, mais les résultats sont mitigés, étant donné que les Patriot sont destinés à détruire des missiles, plutôt que des drones".

"L'emploi de drones indique que les Houthis ont trouvé la faille dans leurs systèmes de défense", juge-t-elle.

Les dimensions des installations pétrolières saoudiennes, par endroits de la taille de grandes villes, et leur dispersion dans le royaume les rendent en outre extrêmement difficiles à protéger en permanence, face à une menace protéiforme.

Les drones des Houthis, mis au point selon un rapport d'experts de l'ONU publié en 2018 à l'aide de pièces d'origine iraniennes, sont de dimensions variables et peuvent évoluer à des vitesses et des altitudes variées, rendant plus difficile leur interception.

"Le problème, c'est qu'il n'existe pas de système unique pour traiter tous les cas, et la menace drone évolue sans cesse" commente un ingénieur militaire français.

"Aujourd'hui, les sites sensibles sont protégés par des radars et des fusils brouilleurs, mais il existe désormais des drones autonomes, programmables" et ainsi insensibles au brouillage GPS, ajoute-t-il. "Leur vitesse va également augmenter: il va falloir les détecter plus vite et plus loin".

Le 19 août, l'armée de l'air saoudienne a publié les images de l'un de ses chasseurs-bombardiers F-15 détruisant en plein vol un drone Qasef-2 au-dessus du Yémen, et a assuré avoir neutralisé une vingtaine de ces appareils au cours de l'année écoulée.

D'après les vidéos mises en ligne par les Houthis, leur drone d'attaque "Sammad 3" dispose d'un rayon d'action de 1.500 km, mettant tout le territoire d'Arabie Saoudite à sa portée, ainsi que plusieurs régions des Émirats Arabes Unis, alliés de Ryad dans la guerre au Yémen.

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