Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Moyen-Orient

Plan de paix israélo-palestinien: Washington dévoilera le volet économique fin juin à Bahreïn

Jared Kushner, à droite, en compagnie du prince héritier saoudien, Mohammed Ben Salmane, Ryad, Arabie saoudite, le 21 mai 2017.

Les Etats-Unis vont dévoiler le volet économique du très attendu plan de paix israélo-palestinien promis par Donald Trump lors d'une conférence organisée les 25 et 26 juin à Bahreïn, a annoncé dimanche la Maison Blanche.

La date de la présentation du volet politique de ce plan n'est pas encore connue. Mais Jared Kushner, conseiller et gendre du président des Etats-Unis chargé par son beau-père de parvenir à "l'accord ultime" entre Israéliens et Palestiniens, a fait savoir qu'il entendait le dévoiler "très bientôt".

Il avait auparavant dit que ses propositions seraient présentées après le ramadan, qui prend fin début juin.

Alors que Donald Trump se dit persuadé de réussir là où tous ses prédécesseurs ont échoue, Jared Kushner a promis des idées nouvelles, estimant que les solutions traditionnelles n'avaient pas permis de parvenir à un accord. Il refuse ainsi de parler de la solution dite "à deux Etats", israélien et palestinien, pourtant au coeur de la diplomatie mondiale depuis des années.

Mais les dirigeants palestiniens refusent tout contact avec l'administration Trump depuis que le président américain a reconnu Jérusalem comme capitale d'Israël, et ils ont par avance rejeté son plan qu'ils imaginent trop favorable à l'Etat hébreu.

Face à cet écueil, le conseiller de l'homme d'affaires n'a pas fait mystère de son intention de s'adresser aux Palestiniens ordinaires en misant sur le développement économique, avec le soutien des pays arabes alliés des Etats-Unis.

L'atelier co-organisé avec les autorités de Manama, intitulé "De la paix à la prospérité", va réunir des dirigeants de plusieurs gouvernements, de la société civile et du monde des affaires.

C'est une "opportunité charnière" pour "partager des idées, évoquer des stratégies et encourager le soutien à des investissements et initiatives économiques potentiels qui pourraient être rendus possibles par un accord de paix", a estimé la présidence américaine dans un communiqué commun avec les le royaume de Bahreïn.

Il s'agit de définir une "vision et un cadre ambitieux et réalisables pour un avenir prospère pour les Palestiniens et la région". "Si elle est mise en oeuvre, cette vision a le potentiel pour transformer radicalement des vies et mettre la région en orbite vers un avenir plus radieux", a-t-elle insisté.

Dans un autre communiqué transmis dimanche à l'AFP, Jared Kushner a remercié le royaume de Bahreïn qui a accepté d'accueillir cet événement. Cela "nous permettra de présenter nos idées pour créer un plus grand dynamisme économique dans la région", a-t-il déclaré.

"Les Palestiniens, ainsi que tous les peuples du Moyen-Orient, méritent un avenir digne et la possibilité d'améliorer leurs vies", a ajouté le conseiller présidentiel.

Selon lui, "le progrès économique" dépend toutefois d'une "vision économique solide" mais aussi de la résolution "des questions politiques centrales".

Pour le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin, la conférence de Manama va pousser les "dirigeants de tout le Moyen Orient à promouvoir la croissance économique".

Avec AFP

Toutes les actualités

En Arabie saoudite, un "hôtel" de luxe pour chameaux

En Arabie saoudite, un "hôtel" de luxe pour chameaux
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:16 0:00

Comment se fait-il que tant de personnes vaccinées attrapent le coronavirus ?

Un agent de santé prépare une dose de vaccin Johnson and Johnson à Lesbos, en Grèce, le 15 décembre 2021.

Pourquoi tant de personnes vaccinées contractent-elles le coronavirus ces derniers temps ?

Plusieurs facteurs sont en jeu, à commencer par l'émergence de la variante omicron, très contagieuse. La variante omicron est plus susceptible d'infecter les gens, même si elle ne les rend pas très malades, et son apparition a coïncidé avec la période des voyages de vacances dans de nombreux pays.

Omicron: de la Finlande à l'Afrique du Sud, les nouvelles mesures
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:11 0:00


Les gens peuvent penser (à tort) que les vaccins anti-COVID-19 bloquent complètement l'infection. Ce n'est pas le cas: les vaccins agissent principalement pour prévenir des cas de maladie grave, explique Louis Mansky, un chercheur qui travaille sur les virus à l'université du Minnesota.

Et les vaccins sont toujours efficaces à cet égard, en particulier pour les personnes qui ont reçu des rappels.

Deux doses des vaccins Pfizer-BioNTech ou Moderna ou une dose du vaccin Johnson & Johnson offrent toujours une forte protection contre les maladies graves dues à l'omicron. Si ces doses initiales ne sont pas très efficaces pour bloquer une infection par le variant omicron, les rappels - en particulier avec les vaccins Pfizer et Moderna - augmentent les niveaux d'anticorps pour aider à combattre l'infection.

Omicron semble se répliquer beaucoup plus efficacement que les variantes précédentes.

Et si les personnes infectées ont une charge virale élevée, il est plus probable qu'elles transmettent le virus à d'autres, en particulier aux personnes non vaccinées. Les personnes vaccinées qui contractent le virus ont plus de chances de présenter des symptômes légers, voire aucun, car les injections déclenchent de multiples défenses dans le système immunitaire, ce qui fait qu'il est beaucoup plus difficile pour omicron de les contourner toutes.

Les consignes concernant les gestes salutaires n'ont pas changé. Les médecins conseillent de porter des masques à l'intérieur, d'éviter les foules et de se faire vacciner et si possible prendre une dose de rappel. Même si, au final, les vaccins ne vous empêcheront pas toujours d'attraper le virus, ils vous permettront de rester en vie et d'éviter un séjour à l'hôpital.

Nucléaire iranien: nouveau cycle de pourparlers à Vienne

Nucléaire iranien: nouveau cycle de pourparlers à Vienne
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:35 0:00

Afghanistan: les Talibans décrètent de nouvelles règles de voyage pour les femmes

Des femmes afghanes sur un marché à Kaboul, le 20 décembre 2021.

Une femme n'est plus autorisée à se déplacer sur plus de 72 kilomètres, à moins d'être accompagnée d'un proche parent masculin.

Les talibans qui dirigent l’Afghanistan depuis le départ chaotique des forces américaines en août ont émis dimanche de nouvelles restrictions sur les déplacements des femmes dans le pays.

Selon une directive du ministère de la Promotion de la Vertu et de la Prévention du Vice, une femme n'est plus autorisée à se déplacer sur une distance supérieure à 72 kilomètres, à moins d'être accompagnée d'un proche parent masculin. En outre, seules les femmes portant un hijab (voile intégral) ou un foulard seront désormais autorisées à monter dans les taxis.

Ces dernières restrictions interviennent quelques semaines après que les talibans ont demandé aux chaînes de télévision afghanes de cesser de diffuser des drames et des feuilletons mettant en scène des actrices et d'exiger des présentatrices de journaux télévisés qu'elles portent un hijab à l'antenne.

Le porte-parole du ministère, Sadiq Akif Mahajer, a déclaré à la VOA que ces restrictions sont conformes à la loi islamique (charia).

Isolation et suspension d’aides

Depuis la chute du gouvernement soutenu par l'Occident à Kaboul et le retrait des forces internationales dirigées par les États-Unis du pays, les talibans règnent en maîtres incontestés dans ce pays situé entre l’Iran, le Pakistan et la Chine.

Les pays occidentaux n'ont toutefois pas reconnu le gouvernement taliban. Les États-Unis et d'autres pays occidentaux, ainsi que des institutions financières, ont suspendu des milliards de dollars d'aide financière à l'Afghanistan depuis le retour au pouvoir des talibans à la mi-août.

La suspension de l'aide et les sanctions ont plongé l'économie dans une crise, augmentant les besoins humanitaires en Afghanistan où, selon les Nations unies, 23 millions de personnes souffrent de la faim en raison d'années de guerre, de sécheresse et de pauvreté.

"L'un de nos principaux problèmes en termes de conversations avec les talibans est précisément ce point, à savoir la condition, le statut et le traitement des femmes et des filles, y compris l'accès à l'éducation", a déclaré la vice-présidente américaine Kamala Harris lors d’un entretien dimanche avec la chaîne CBS News.

Les restrictions imposées aux femmes ne s’arrêtent pas là.

Les talibans ont empêché la plupart des femmes afghanes de reprendre le travail. Les écolières ont interdiction de reprendre les cours dans de nombreuses provinces.

Barbes, prières et zéro musique

Pourtant la génération des talibans actuels avait promis un régime plus modéré que celui qui avait dirigé l'Afghanistan de 1996 à 2001.

À l'époque, les femmes n'avaient pas le droit de quitter leur domicile sans être accompagnées d'un homme. Elles étaient obligées de porter un voile les couvrant de la tête aux pieds et étaient interdites de travail et d'éducation.

Le décret publié dimanche contient de nouvelles exigences pour les hommes aussi.

En effet, il est recommandé aux chauffeurs des transports en commun de se laisser pousser la barbe, d’observer une pause pour la prière et d’arrêter de jouer de la musique dans leurs véhicules.

Article rédigé par Ayaz Gul, traduit et adapté de l'anglais par VOA Afrique. Lire l'original >>

Affaire Jamal Khashoggi: un suspect arrêté en France

Des affiches du journaliste saoudien assassiné Jamal Khashoggi, près du consulat d'Arabie saoudite à Istanbul, vendredi 2 octobre 2020.

Un suspect dans le meurtre en 2018 du journaliste saoudien Jamal Khashoggi a été arrêté mardi en France, selon un responsable judiciaire français.

Ce responsable a précisé que le suspect était détenu sur la base d'un mandat d'arrêt turc. Il a demandé à ne pas être nommé, conformément aux pratiques habituelles de la justice française.

Selon la radio française RTL, le ressortissant saoudien, Khalid Aedh al-Otaibi, a été arrêté à l'aéroport de Roissy, près de Paris, alors qu'il tentait d'embarquer sur un vol à destination de Riyad.

M. Al-Otaibi faisait partie de plus d'une douzaine de responsables saoudiens sanctionnés par le Trésor américain en 2018 à la suite du meurtre et du démembrement de Khashoggi au consulat saoudien d'Istanbul en 2018.

Il était également mentionné dans le rapport déclassifié des services de renseignement américains qui affirmait que le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman avait "approuvé" l'opération qui a tué Khashoggi. Le rapport a utilisé une translittération anglaise alternative de son nom de famille.

L'ambassade d'Arabie saoudite à Paris a déclaré que l'homme arrêté "n'avait rien à voir avec l'affaire en question" et a indiqué que l'ambassade s'attendait à sa libération immédiate. Elle a noté que l'Arabie saoudite a déjà tenu un procès sur le meurtre, bien qu'il se soit déroulé à huis clos et que les verdicts aient été critiqués par des groupes de défense des droits de l'homme et d'autres personnes pour n'avoir pas tenu pour responsable ou déclaré coupable toute personne ayant organisé, ordonné ou supervisé l'opération qui a tué Khashoggi.

Les autorités françaises vérifiaient mardi soir l'identité du suspect.

Le directeur de l'organisation de défense des médias Reporters sans frontières (RSF), Christophe Deloire, a salué la nouvelle.

"Parfois, les gouvernements ferment les yeux sur des personnes qui sont poursuivies par la justice dans un autre pays. Je constate avec satisfaction qu'il y a eu une arrestation, et que la police n'a pas fermé les yeux cette fois-ci", a-t-il déclaré à l'Associated Press.

Voir plus

XS
SM
MD
LG