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Philippines: deux morts lors d'une attaque à la grenade contre une mosquée

Les forces de sécurité sur les lieux de l'explosion de deux bombes devant une cathédrale catholique de Jolo, capitale de la province de Sulu, dans le sud des Philippines, le dimanche 27 janvier 2019. (AP Photo / Nickee Butlangan)

Un attentat à la grenade contre une mosquée a fait deux morts mercredi matin dans le sud des Philippines, selon une source militaire, trois jours après un attentat meurtrier qui a fait 21 morts dans une cathédrale de Jolo.

"Une grenade a été lancée à l'intérieur d'une mosquée, tuant deux personnes et en blessant quatre autres", a déclaré à l'AFP le lieutenant-colonel Gerry Besana, porte-parole régional de l'armée, après cette attaque qui s'est produite dans la ville de Zamboanga.

Les deux personnes qui ont été tuées dormaient à l'intérieur de la mosquée au moment de l'attaque survenue sur l'île de Mindanao, où vit une minorité musulmane.

Cet attentat intervient cinq jours après l'annonce de l'approbation massive, lors d'un référendum le 21 janvier, de la création dans le sud de l'archipel de la région autonome Bangsamoro, dans le cadre du processus de paix avec l'insurrection musulmane.

Depuis l'attentat à la bombe, qui s'est produit dimanche lors d'une messe dans une cathédrale de Jolo, une île majoritairement musulmane, les Philippines sont en état d'alerte.

Cette attaque avait été revendiquée par le groupe Etat islamique qui, dans un communiqué, a affirmé que deux kamikazes s'étaient fait exploser à l'intérieur de l'église et dans le parking à l'extérieur.

M. Besana a déclaré à l'AFP qu'il était encore trop tôt pour dire si l'attaque contre la mosquée avait été perpétrée en représailles de l'attentat contre la cathédrale.

Le référendum accordant la création dans le sud des Philippines de la région autonome Bangsamoro sur un territoire à majorité musulmane - alors que l'archipel est majoritairement catholique - visait à rétablir la paix après des décennies d'un conflit qui a fait des dizaines de milliers de morts.

Des musulmans avaient pris les armes dans les années 1970 pour réclamer l'autonomie ou l'indépendance du sud des Philippines qu'ils considèrent comme leur terre ancestrale. Cette insurrection a fait 150.000 morts.

Avec AFP

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Funérailles des rebelles tués au Cachemire

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La Corée du Nord demande l'aide de l'ONU pour récupérer un cargo saisi par les Etats-Unis

Le président des États-Unis, Donald Trump, serre la main du dirigeant nord-coréen Kim Jong Un lors de leurs premières rencontres au resort de Capella sur l'île de Sentosa, le 12 juin 2018 à Singapour.

La Corée du Nord a appelé les Nations unies à prendre des "mesures urgentes" pour l'aider à récupérer un cargo saisi récemment par les Etats-Unis, qualifié de "pays gangster".

Les autorités américaines ont annoncé ce mois ci avoir saisi un cargo nord-coréen, le "Wise Honest", accusé d'avoir violé les sanctions internationales en exportant du charbon et en important des machines. Il se trouvait bloqué depuis un an en Indonésie, son capitaine étant poursuivi par les autorités indonésiennes. En juillet, les autorités américaines avaient lancé une procédure de saisie.

Cet épisode intervient après le lancement le 9 mai par Pyongyang de deux missiles de courte portée, le deuxième essai militaire en moins d'une semaine.

Dans une lettre adressée vendredi au secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, Kim Song, représentant permanent de Pyongyang à l'Onu, a déclaré que cette saisie était "un acte illégal et scandaleux", selon l'agence de presse officielle nord-coréenne KCNA.

Cet acte "indique clairement que les États-Unis sont effectivement un pays gangster qui ne se soucie absolument pas des lois internationales", affirme cette lettre.

Le représentant de la Corée du Nord à l'ONU appelle M. Guterres à "prendre des mesures urgentes afin de contribuer à la stabilité de la péninsule coréenne et de prouver l'impartialité de l'ONU".

Cette semaine, le ministère nord-coréen des Affaires étrangères a affirmé que cette saisie était contraire à l'esprit d'une déclaration commune signée par le président américain et le numéro un nord-coréen lors de leur premier sommet en juin 2018 à Singapour.

La reprise par Pyongyang d'essais balistiques est une première depuis un an et demi et la spectaculaire détente sur la péninsule coréenne marquée par l'amorce de négociations avec les Etats-Unis sur les programmes nucléaire et balistique du Nord.

Mais ces négociations sont dans l'impasse depuis l'échec en février du second sommet entre le président américain Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, à Hanoi.

Les deux dirigeants n'ont pas réussi à se mettre d'accord sur les concessions que Pyongyang devrait faire en échange de la levée des sanctions internationales.

La Corée du Nord est sous le coup de nombreuses sanctions votées par le conseil de sécurité de l'Onu pour la contraindre à renoncer à ses programmes balistiques et nucléaires.

Afghanistan : plusieurs policiers tués par erreur dans un bombardement américain

Les militaires américains et ceux de l'OTAN à Kabul en Afghanistan.

Au moins huit policiers qui combattaient les talibans dans le sud de l'Afghanistan ont été tués jeudi soir par erreur lors d'un bombardement aérien américain, ont indiqué vendredi des responsables.

Au cours de combats intenses avec les talibans à Lashkar Gah, dans la province du Helmand, "nos partenaires afghans (...) ont demandé un soutien aérien de précision", a indiqué le porte-parole de l'armée américaine en Afghanistan, le Colonel David Butler.

Il a ensuite expliqué qu'une "unité de coordination afghane" avait "signalé et confirmé que les zones étaient libres de forces amies" mais que "malheureusement elles ne l'étaient pas et un tragique accident s'en est suivi".

"Des forces de sécurité afghanes ainsi que des combattants talibans ont été tués lors de ces frappes", a-t-il ajouté sans avancer de bilan.

"Nous regrettons ces pertes de vies tragiques de nos partenaires" et "examinons le malentendu pour nous assurer qu'il ne se répètera pas", a ajouté le Colonel Butler.

Le bilan exact variait selon les sources entre 8 et 18 policiers tués et une dizaine blessés.

"Je confirme qu'il y a eu un bombardement aérien sur la police afghane et que huit policiers ont été tués et 12 autres blessés", a indiqué à l'AFP le porte-parole du gouverneur de la province du Helmand, Omar Zwak.

Le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Nasrat Rahimi, a fait état dans un message à la presse de huit policiers tués et 11 blessés et indiqué qu'une "délégation conjointe (avait) été nommée pour enquêter".

Ataullah Afghan, chef du conseil provincial du Helmand, a pour sa part donné le bilan de 18 policiers tués et 14 blessés.

Seules les armées de l'air afghane et américaine mènent des opérations aériennes en soutien au troupes au sol. Elles ont intensifié ces derniers mois leurs frappes contre les talibans et le groupe Etat islamique.

Selon l'US Air Force Central Command, les Etats-Unis ont largué 7.362 bombes en Afghanistan en 2018, le nombre le plus élevé depuis au moins 2010.

Dans l'un des plus meurtriers tirs amis, 16 policiers afghans avaient été tués en 2017 cibles par erreur d'une frappe américaine dans le Helmand.

Le nombre de civils tués lors de ces frappes aériennes a lui aussi fortement augmenté cette année, selon l'ONU.

Les Américains bombardent des policiers afghans par erreur

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Afghanistan : les Etats-Unis poussent pour la tenue de la présidentielle en septembre

Afghanistan

La commission responsable de l'organisation de l'élection présidentielle prévue fin septembre en Afghanistan doit faire davantage pour s'assurer de la tenue en bon ordre du scrutin, a estimé jeudi l'ambassade des Etats-Unis à Kaboul dans un communiqué.

La date du vote, initialement prévu le 20 avril 2019, a été repoussée à deux reprises, au 20 juillet puis au 28 septembre.

La Commission électorale indépendante (CEI), empêtrée dans des contestations multiples à l'issue des élections législatives d'octobre 2018, ne pouvait pas se consacrer à l'organisation du scrutin présidentiel.

Les résultats complets, incluant ceux de la province de Kaboul, longtemps contestés par des candidats recalés, n'ont été officialisés que cette semaine.

L'ambassade des Etats-Unis a exhorté la CEI et les autorités afghanes à désormais "jouer leur rôle pour prendre les décisions et les mesures nécessaires afin que le peuple afghan puisse se faire entendre aux urnes cette année".

Parmi ses recommandations, l'ambassade américaine souligne que la CEI doit "présenter une demande de budget alignée sur un plan opérationnel approprié, embaucher et former suffisamment de personnel pour mener à bien l'inscription des électeurs et les préparatifs, et assurer la coordination avec les ministères chargés de la sécurité".

"Le peuple afghan mérite d'avoir la possibilité de choisir ses prochains dirigeants grâce à des élections transparentes" note la représentation américaine qui se dit "prêt(e) à continuer de soutenir ce processus".

Ce communiqué est rendu public à l'issue de la visite à Kaboul de l'émissaire des Etats-Unis pour l'Asie du Sud, Alice Wells, qui a elle aussi insisté sur l'importance de la tenue des élections de septembre.

Le mandat du président afghan Ashraf Ghani expire techniquement le 22 mai, et ses opposants ont appelé à la mise en place d'un gouvernement intérimaire jusqu'à la tenue des prochaines élections.

La Cour suprême a toutefois jugé qu'il pouvait rester au pouvoir jusqu'à la tenue du prochain scrutin.

Le report du vote avait été annoncé alors que des pourparlers de paix sont en cours depuis des mois entre les Etats-unis et les talibans et certains y ont vu une tentative de laisser davantage de temps aux négociateurs.

Une sixième série de pourparlers s'est achevée la semaine dernière à Doha, mais les deux parties ne semblent progresser que lentement sur plusieurs dossiers clés.

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