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"Petit pays" de Gael Faye remporte le Goncourt des lycéens

Ce prix littéraire français, décerné par un jury de 2.000 adolescents, a été remis au Franco-Rwandais Gaël Faye pour "Petit Pays", roman sur le quotidien d'un jeune garçon dans un Burundi bouleversé par la montée du conflit entre Hutus et Tutsis.

"Je suis très fier et ému", a réagi Gaël Faye qui, à 34 ans, reçoit son premier prix prestigieux. Il est déjà lauréat du prix du roman Fnac (grande enseigne de distribution, notamment de produits culturels).

Le jury a salué "la fluidité, la sensibilité des paroles" mais aussi "les thèmes abordés avec notamment la guerre au Rwanda, la découverte identitaire et l'évolution dans la vie adulte".

"Petit Pays" (Grasset) a été élu au 1er tour du scrutin devant le roman "Continuer" de Laurent Mauvignier (Minuit).

S'il écrit depuis l'âge de 13 ans, le Franco-Rwandais a mis du temps avant de s'imaginer écrivain. Malgré "un paquet de débuts de romans dans les tiroirs", c'est vers la musique qu'il s'est d'abord tourné à la vingtaine, après un passage dans un fonds d'investissement à Londres où il menait "une vie de poisson rouge".

Ces cinq dernières années, le Goncourt des lycéens a été le prix littéraire dont la moyenne des ventes a été la plus élevée, avec près de 395.000 exemplaires, avant le prestigieux prix Goncourt qui, lui, atteint une moyenne de 345.000 exemplaires.

Le jury est composé d'élèves d'une cinquantaine de lycées de France qui se prononcent après deux mois d'intense lecture des romans sélectionnés par l'Académie Goncourt, cénacle littéraire dont la création remonte à 1900 et qui remet chaque année une série de prix.

Avec AFP

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Mort de Georges Floyd: l'auto-critique de l'ambassadeur américain en RDC

Mike Hammer, ambassadeur des États-Unis à Kinshasa, RDC, le 24 décembre 2018. (Facebook/Henri Mova)

"Le racisme est inacceptable, nous devons faire mieux" a écrit mercredi l'ambassadeur des États-Unis en République démocratique du Congo, Mike Hammer, dans une longue déclaration sur la mort de George Floyd où il cite Martin Luther King.

"Le système a échoué à protéger un de nos citoyens comme il l'a trop souvent fait à l'égard de tant d'Afro-Américains", ajoute l'ambassadeur dans sa déclaration sur son compte Twitter, reprise sur le compte de l'ambassade américaine.

"Je partage votre peine, je partage votre colère, je partage votre indignation concernant cette mort et je partage votre désir de justice", ajoute-t-il aux nombreux Congolais choqués qui l'ont interpellé sur les réseaux sociaux.

"Une injustice où qu'elle soit menace la justice partout", poursuit-t-il, affirmant citer le leader des droits civiques Martin Luther King, assassiné en 1968.

"Quand nous, en tant qu'Américains, dévions des idéaux de liberté et d'égalité qui ont fondé notre nation, nous devons nous engager (...) à identifier nos failles, à corriger notre trajectoire", ajoute le représentant de Donald Trump, qui plaide régulièrement pour la lutte contre l'impunité et la corruption en RDC.

"Alors que nous nous efforçons de parfaire notre démocratie américaine et d'atteindre nos idéaux, nous continuerons de rechercher le même engagement de la part de nos amis et de nos partenaires dans le monde entier", conclut ce fervent soutien des réformes amorcées par le nouveau président congolais Félix Tshisekedi.

George Floyd, un homme noir de 46 ans, est décédé le 25 mai à Minneapolis (États-Unis) en répétant "I can't breathe" ("Je ne peux pas respirer"), gisant par terre, menotté et avec le cou sous le genou d'un policier dont les collègues sont restés passifs. Les autopsies ont confirmé que la mort était due à la pression au niveau de son cou.

Depuis lors, un mouvement de colère contre le racisme et les brutalités policières s'est propagé à travers les États-Unis et le monde.

New York prolonge son couvre-feu et refuse de faire appel à la Garde nationale

Des agents de police de New York dans le quartier de Brooklyn à New York, mardi 28 avril 2020. (Todd Maisel via AP)

Le couvre-feu décrété lundi à New York va être prolongé jusqu'au 7 juin, a annoncé mardi le maire de New York Bill de Blasio après une série de pillages, tout en refusant de déployer la Garde nationale dans la capitale économique américaine comme réclamé par Donald Trump.

Cette mesure exceptionnelle sera en vigueur de 20h00 à 05h00 du matin, a précisé le maire, après que le coeur de Manhattan et certains quartiers du Bronx eurent été le théâtre de nombreuses scènes de pillage lundi soir, au premier jour du couvre-feu.

De nombreux commerces ont été vandalisés, dont le grand magasin emblématique Macy's.

"Des intrus ont pénétré dans le magasin, (..) la police est intervenue et à ce stade les dégâts sont limités", a indiqué à l'AFP un porte-parole de la chaîne.

Au vu de ces images largement relayées sur les réseaux sociaux, le président Donald Trump, qui lorsqu'il habitait New York vivait sur la 5e Avenue, tout près de certains magasins ciblés lundi, a appelé dans un tweet la ville à "agir vite" et à "appeler la Garde nationale".

Plusieurs villes à travers le pays ont déjà appelé ces soldats en renfort après les manifestations contre les brutalités policières contre les Américains noirs qui embrasent le pays depuis une semaine, après la mort de George Floyd aux mains d'un policier blanc à Minneapolis.

Mais M. de Blasio a estimé que la ville n'en avait "pas besoin" grâce à ses plus de 36.000 policiers, soit les effectifs policiers municipaux les plus importants du pays, mieux préparés selon lui à ce genre de situations.

"Nous allons prendre des mesures immédiatement pour rétablir l'ordre et le calme", a-t-il assuré. "Je sais que nous allons surmonter cela, nous allons avoir quelques jours difficiles mais nous allons y arriver".

Le gouverneur de New York, Andrew Cuomo, a de son côté jugé "inexcusables" les pillages de lundi soir, et estimé que le maire et la police n'avaient "pas fait leur travail".

"Je pense que le maire sous-estime l'ampleur et la durée du problème, je ne pense pas qu'ils aient utilisé suffisamment de policiers pour y répondre", a déclaré lors d'un point de presse M. Cuomo, dont les rapports avec le maire sont notoirement difficiles.

Le gouverneur a cependant refusé d'imposer un déploiement de la Garde nationale à New York, soulignant que cela impliquerait de suspendre le maire et que cela ne ferait qu'"empirer la situation".

Entré en vigueur lundi à 23h00, le couvre-feu new-yorkais a été avancé et commence désormais dès 20h00.

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