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RDC

25 personnes en détention préventive pour les massacres de Yumbi

Un homme se recueille devant la tombe des chefs traditionnels Banunu dans la ville de Yumbi, dans l'ouest de la RDC, le 28 janvier 2019.

Vingt-cinq personnes ont été placées en détention préventive dans le cadre de l'enquête sur les massacres de centaines de personnes en décembre à Yumbi dans le nord-ouest de la République démocratique du Congo, a indiqué jeudi la ministre des Droits humains.

"A ce jour, 105 victimes ont été entendues, 83 témoins ont comparu devant les enquêteurs de l'auditorat général (justice militaire) et 25 auteurs présumés de ces massacres ont été mis en détention préventive", a déclaré la ministre Marie-Ange Mushobekwa, sans préciser l'identité des personnes interpellées.

La ministre présentait le rapport de la commission d'enquête sur ces massacres qui se sont déroulés les 16 et 17 décembre dernier.

Le rapport a documenté des "cas d'atteintes et de violation des droits de l'Homme ayant causé 461 morts (...) dont l'administrateur du territoire de Yumbi" et trois soldats congolais, a détaillé Mme Mushobekwa.

En outre, 133 personnes ont été blessées : 56 par balle, 33 par arme blanche et 44 par brûlure.

"Il y a eu des responsables politico-administratifs qui ont attisé le feu, qui ont déjà été entendu par la justice militaire", a indiqué la ministre.

Elle estime aussi que les autorités provinciales de l'époque "aurait dû prendre des mesures adéquates pour prévenir et éviter ces terribles événements (...) qui ont terni l'image de notre pays".

"Ils ont péché par omission, par négligence" comme tel ils doivent "en payer le prix", a-t-elle estimé, indiquant qu'un procès sera organisé à l'issue des enquêtes judiciaires.

L'ancien gouverneur de la province du Mai-Ndombe, Gentiny Ngobila, élu gouverneur de Kinshasa en mars, a été entendu par la commission d'enquête.

Au terme d'une visite sur place fin janvier, les Nations unies ont fait état du massacre d'au moins 535 civils - hommes, femmes et enfants - dans trois villages du territoire de Yumbi, sur les bords du fleuve Congo, à quelque 300 km au nord de Kinshasa.

Les victimes étaient principalement des membres de la communauté banunu, visées par une communauté rivale, les Batende, qui officiellement contestaient le lieu d'inhumation d'un chef coutumier banunu.

Des dégâts matériels importants ont également été enregistrés avec la destruction de 1.539 maisons, neuf centres de santé, vingt écoles ainsi que de trois marchés.

Selon ce rapport, 5.772 déplacés ont été recensés tandis que 17.000 personnes se sont réfugiées au Congo-Brazzaville.

Ces violences meurtrières avaient motivé le report des élections présidentielle et législatives dans le territoire de Yumbi.

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Manifestation contre la corruption à Kinshasa

Manifestations à Kinshasa en RDC, le 20 décembre 2016.

Quelques centaines de personnes ont manifesté lundi dans les rues de Kinshasa contre la corruption en République démocratique du Congo, à l'appel d'un collectif catholique soutenu par l'opposition au nouveau président Félix Tshisekedi.

Les manifestants se sont rassemblés en différents points de la capitale à l'appel du Comité laïc de coordination (CLC), un collectif proche de l'Église catholique, à l'origine début 2018 de marches étouffées dans le sang pour obtenir le départ de l'ex-président Joseph Kabila.

Des ténors CLC et de l'opposition ont été vus à des points de ralliements notamment à la paroisse Saint Joseph à Kalamu (centre), à Ndjili (est) ou encore au quartier Kingabwa (nord), selon une équipe de l'AFP.

Cette manifestation est la première du CLC sous le mandat de l'ancien opposant Félix Tshisekedi, investi président en janvier. Elle n'a pas drainé autant de monde que fin 2017 - début 2018, lorsque ce collectif appelait à des manifestations contre Joseph Kabila.

La première colonne de manifestants conduite par les ténors du CLC a traversé trois communes populaires du centre de Kinshasa, alors que le secrétaire général du Mouvement de libération du Congo (MLC) Eve Bazaiba était à la tête des manifestants du quartier pauvre de Kingabwa.

Ces marches interviennent après l'affaire dite des 15 millions de dollars, le premier grand dossier de corruption présumée depuis l'investiture le 24 janvier du président Tshisekedi.

"Moyibi toboyi, 15.000.000$ Ezonga na caisse" ("nous nous opposons au vol, que les 15 millions de dollars retournent dans la caisse" de l'État), pouvez-t-on lire sur les T-shirt portés par des manifestants.

Tandis que des banderoles affichaient : "Non à l'impuissance de la justice", "où sont nos 15 millions de dollars ?".

"Nous ne voulons plus de la corruption, pas d'impunité et non plus une justice en déliquescence", a déclaré à l'AFP Isidore Ndaywel, historien et coordonnateur du CLC.

En juillet, une enquête de l'Inspection générale des Finances (IGF) qui parle d'"irrégularité" a révélé que 15 millions de dollars d'argent public n'ont pas été versés au Trésor public, mais sur un autre compte.

Ces 15 millions correspondent à une retenue de 15% prélevée sur une somme de 100 millions versée par l'État à sept compagnies pétrolières (dont Total) pour compenser le gel des prix à la pompe.

Au moins 30 morts dans un accident de la route

Des corps gisent à côté du bus qui s'est écrasé en RDC, le 20 octobre 2019.

Au moins trente personnes sont mortes dans un accident survenu dans la nuit de samedi à dimanche sur la route entre Kinshasa et Matadi, dans l'ouest de la République démocratique du Congo, selon un nouveau bilan de source humanitaire.

"Le bilan actuel est de 30 morts, 18 autres personnes sont brûlées au troisième degré. Nous poursuivons le travail d'identification des corps", a déclaré à l'AFP David Nsiala, responsable de la Croix-Rouge de Mbanza-Ngungu dans la province de Kongo central (ouest).

"Un accident s'est produit ici à Mbanza-Ngungu aux environs de 1H00 du matin. Un bus en provenance de Lufu vers Kinshasa a fini sa course dans une parcelle avant de prendre feu. Le bilan provisoire est de 20 morts", avait déclaré plus tôt à l'AFP Didier Nsimba, administrateur-adjoint du territoire de Mbanza-Ngungu.

Le conducteur a perdu le contrôle de ce véhicule de transport de passagers et de marchandises "suite à une défaillance de frein", selon M. Nsimba. Des corps sont "calcinés" et "certains blessés ont été conduits à l'hôpital de Nsona Nkuku", a-t-il dit.

Le président congolais Félix Tshisekedi, qui était "invité pour assister à l'intronisation de l'empereur du Japon, vient de décider d'annuler son voyage suite à cet accident", indique un communiqué signé par son directeur de cabinet Vital Kamerhe.

"Le président de la République présente ses condoléances les plus attristées aux familles éprouvées" et demande à l'exécutif "de prendre en charge les blessés et de réserver un enterrement digne aux personnes décédées", ajoute le texte.

Le nombre des passagers qui voyageaient dans le bus n'a pas été dévoilé par les autorités.

"Nous étions plus de cent personnes dans le bus, jusque-là, je n'ai pu reconnaître que quatre" personnes, a déclaré à l'AFP Nacha, une passagère blessée.

Le territoire de Mbanza-Ngungu est situé à environ 150 km à l'ouest de la capitale Kinshasa, sur la route nationale numéro 1, réputée pour les accidents meurtriers qui s'y produisent.

Avec AFP

Deux ONG plaident en faveur de la réforme de la loi sur la presse

Sophie Busson (au centre), responsable du plaidoyer en Asie-Pacifique du Forum sans frontières, lors d'un débat pénal à l'occasion de la célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse à Jakarta, en Indonésie, le 4 mai 2017 (Hean Socheata / VOA Khmer) Sophie Busson

Reporters sans frontières (RSF) et son partenaire local, Journaliste en danger (JED), ont plaidé vendredi en faveur de la réforme d'une loi "truffée de sanctions privatives de liberté" qui régit la presse en République démocratique du Congo.

Ces deux ONG demandent "la mise en place d'un mécanisme dédié à la protection des journalistes", dans un communiqué publié à l'issue d'une mission de sensibilisation menée auprès de parlementaires et de membres du gouvernement.

"La loi actuelle sur la liberté de la presse est truffée de sanctions privatives de liberté allant jusqu'à la peine de mort", a déclaré à l'AFP Tshivis Tshivuadi, secrétaire général de JED.

"Nous proposons de modifier certaines dispositions de cette loi, notamment des sanctions sur la diffamation et des imputations dommageables qui poussent les journalistes à l'autocensure", a-t-il expliqué.

Datée de 1996, l'actuelle loi sur la presse "ne tient pas compte de l'avènement des médias en ligne. Ces nouveaux médias ne sont pas encore réglementés en RDC", a ajouté M. Tshivuadi.

"Pour que la législation change et que cette réforme historique attendue depuis plus de vingt ans puisse aboutir, il est indispensable qu'il y ait une volonté politique forte du côté de l'exécutif mais aussi que des élus s'impliquent très activement", estime Arnaud Froger, responsable du bureau Afrique de RSF.

Malgré une "légère inflexion des atteintes à la liberté de la presse" depuis l'arrivée au pouvoir du président Félix Tshisekedi début 2019, "le niveau des exactions reste préoccupant", estiment RSF et JED.

Depuis le début de l'année, "79 atteintes à la liberté de la presse ont été enregistrées par JED dont 15 arrestations et 13 cas d'agressions", selon ces ONG.

"Les discours sont encourageants mais les réformes se font toujours attendre", estiment-elles.

Le jour de son investiture en janvier, le nouveau chef de l'État Félix Tshisekedi avait promis de faire des médias "un véritable quatrième pouvoir" en RDC, pays classé à la 154è place sur 180 du classement RSF pour la liberté de la presse en 2019.

Ebola reste une "urgence" mondiale, selon l'OMS

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L'épidémie d'Ebola en cours en République démocratique du Congo (RDC) reste une "urgence" sanitaire mondiale, a déclaré vendredi l'Organisation mondiale de la santé (OMS), à l'issue d'une réunion de son comité d'urgence.

L'OMS, qui avait déclaré l'épidémie urgence sanitaire mondiale le 17 juillet, était tenue de réévaluer la situation dans un délai de trois mois.

"L'urgence de santé publique sera maintenue pendant trois mois supplémentaires" et "le comité d'urgence sera reconvoqué dans trois mois", a déclaré le directeur général de l'OMS, le directeur général, Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors d'une conférence de presse. "Cette épidémie reste complexe et dangereuse", a-t-il dit, déplorant par ailleurs le manque cruel de fonds.

L'urgence sanitaire mondiale est une mesure exceptionnelle, décrétée précédemment que quatre fois par l'OMS: en 2009 pour la grippe H1N1, en 2014 pour la poliomyélite, en 2014 pour l'épidémie d'Ebola qui a fait plus de 11.300 morts dans trois pays d'Afrique de l'Ouest (Liberia, Guinée, Sierra Leone) et en 2016 pour le virus Zika.

Déclarée le 1er août 2018 à Mangina, l'épidémie d'Ebola en cours en RDC a fait quelque plus de 2.150 morts.

De retour de RDC, le directeur du Programme pour les urgences de l'OMS, Michael Ryan, avait fait part la semaine dernière de son "optimisme prudent", expliquant que l'épidémie était "confinée" à une plus petite région. Celle-ci est toutefois difficile d'accès, située en zone rurale et présentant d'importants défis en matière de sécurité.

Le ministère de la Santé de la RDC a noirci le tableau en début de semaine en annonçant que la maladie avait ressurgi dans l'Ituri, dans le nord-est du pays, après près de 300 jours sans nouveau cas notifié.

"Le nombre de cas a diminué chaque semaine, au cours des quatre dernières semaines. Mais ces tendances encourageantes doivent être interprétées avec prudence", a relevé M. Tedros. "La région est très complexe et très instable. Nous avons fait des progrès très importants, le nombre de cas a chuté, mais s'il y a des incidents de sécurité, nous risquons de perdre ce que nous avons gagné jusqu'ici, c'est pourquoi nous nous abstenons de spéculer" sur une date de fin de l'épidémie.

L'épidémie d'Ebola est la dixième sur le sol congolais depuis 1976 et la deuxième la plus grave de l'Histoire après celle de 2014 en Afrique de l'Ouest.

Depuis cette terrible épidémie, un vaccin expérimental a été mis au point par Merck Sharp and Dohme, et est désormais utilisé dans les régions infectées de RDC. Plus de 230.000 personnes ont été vaccinées. Ce vaccin a reçu le feu vert de l'Agence européenne du médicament (EMA), premier pas vers sa commercialisation.

Un deuxième vaccin expérimental fabriqué par la filiale belge de Johnson & Johnson doit être introduit en novembre, selon le Dr Jean-Jacques Muyembe, qui dirige la riposte congolaise contre l'épidémie en RDC. Selon l'OMS, il doit être utilisé dans des zones qui ne sont pas affectées par l'épidémie.

Le vaccin contre Ebola, a reçu l’approbation de l'Agence européenne

Le vaccin contre Ebola, a reçu l’approbation de l'Agence européenne
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