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Pause dans les combats après une nouvelle nuit de violences en Libye


Un avion militaire décolle depuis la ville portuaire de Misrata, en Libye, le 5 avril 2016.

La capitale libyenne Tripoli était calme mardi après-midi après une nuit de combats entre milices rivales, des violences qui ont déjà fait plus de 110 morts depuis fin août.

La France a appelé lundi la communauté internationale à exercer une pression maximale, avec sanctions à la clé, contre ceux qui sèment la violence en Libye, tout particulièrement les milices à Tripoli.

Mais des milices ont visiblement fait fi de ces menaces, menant lundi soir une contre-offensive pour chasser des groupes rivaux venus notamment des villes de Tarhouna et Misrata (ouest).

Les milices ont affirmé dans des vidéos sur les réseaux sociaux avoir repris le contrôle d'une caserne stratégique qui est située au sud de la capitale, sur la route venant vers l'aéroport de Tripoli, détruit en 2014 par des violences similaires.

Des tirs d'armes lourdes ont été entendus depuis le centre et l'est de la capitale et les combats se sont poursuivis jusqu'à l'aube.

Depuis le 27 août, les affrontements à Tripoli et dans sa région ont fait au moins 115 morts et près de 400 blessés, selon le gouvernement d'union nationale (GNA), reconnu par la communauté internationale.

Ils ont forcé plus de 25.000 personnes à quitter leurs maisons et entraîné la fermeture du seul aéroport opérationnel dans la capitale.

Depuis la chute de régime de Mouammar Kadhafi en 2011, des dizaines de milices se livrent à des combats acharnés pour contrôler la capitale, les institutions et les richesses du pays plongé dans le chaos.

Fayez al-Sarraj, le chef du GNA, est régulièrement critiqué pour être devenu l'otage de ces milices.

En marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York, le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian a réuni lundi ses homologues des pays voisins de la Libye (Algérie, Tunisie, Egypte, Niger et Tchad), ainsi que des représentants de l'Italie et des membres permanents du Conseil de sécurité, afin d'obtenir un soutien aux sanctions prônées par la France.

Par visioconférence depuis Tripoli, le chef de la mission de l'ONU en Libye (Manul) Ghassan Salamé a estimé "nécessaire de libérer le gouvernement du contrôle des groupes armés".

Il a en outre réclamé des sanctions contre ceux qui "violent le droit international humanitaire".

"Nous collectons des preuves et nous préparons des listes pour les présenter au Conseil de sécurité de l'ONU", a-t-il dit, selon la Manul.

Avec AFP

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