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Passé colonial belge: en RDC, satisfaction et demande de réparations

Le président FElix Tshisekedi (C) lors de la réunion avec le Premier ministre belge Sophie Wilmes à Davos, Suisse, le 22 janvier 2020. (Twitter / Sophie Wilmes)

Le chef de l'Etat congolais a rendu hommage au souverain belge "qui, tout comme moi, cherche à renforcer les liens entre nos deux pays sans renier notre passé commun mais dans l'objectif de préparer un avenir radieux et harmonieux".

Il juge à ce titre nécessaire "que notre histoire commune avec la Belgique" soit écrite "par des historiens des deux pays".

Dans une lettre au président Tshisekedi, le roi des Belges a présenté mardi "ses plus profonds regrets pour les blessures" infligées lors de la période coloniale à ce qui était alors le Congo belge.

C'est une première historique pour un héritier du trône du roi Léopold II accusé par un collectif anticolonialiste d'avoir "tué 10 millions de Congolais" entre 1885 et 1908.

Ces regrets mettent "du baume sur le cœur du peuple congolais. C'est une avancée qui va booster les relations amicales entre nos deux Nations", a réagi la ministre congolaise des Affaires étrangères, Marie Ntumba Nzeza, dans un message envoyé à l'AFP.

"Il ne suffit pas de dire +je regrette+. Encore faut-il être prêt à réparer les préjudices en termes d'investissements ainsi que des dommages et intérêts. C'est ce que nous attendons de nos partenaires belges", a avancé Lambert Mende, ancien porte-parole de l'ex-président congolais Joseph Kabila.

"C'est un pas dans la bonne direction. Mais cette repentance tardive ne peut être acceptée qu'après des réparations conséquentes de ces atrocités qui ont permis l'enrichissement personnel de Léopold II et ses amis", a réagi à l'AFP Hervé Diakiese, porte-parole du mouvement citoyen "Congolais débout".

"Le rôle trouble joué par la Belgique au lendemain de l'indépendance du 30 juin 1960 pour contrôler les minerais de la RDC doit figurer aussi parmi les matières à réparation", a-t-il ajouté.

Il a aussi invité la Belgique à restituer le "patrimoine culturel congolais qui se trouve au musée de Tervuren".

"Il faut identifier certaines provinces qui ont été vraiment victimes des plus graves exactions comme l’Equateur, où des gens ont été tués et d'autres ont eu des mains coupées", a déclaré pour sa part Jean-Claude Katende, le président de l'Asadho, l'une de plus anciennes organisations congolaises de défense des droits de l'Homme.

La Belgique envisage une commission parlementaire sur l'ensemble de son passé colonial, au Congo, au Rwanda et au Burundi.

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Destitution du seigneur de guerre congolais Shimiray Mwisa Guidon

Des membres présumés de groupes armés présentés à la presse à Goma, RDC, 1er août 2016. (VOA / Charly Kasereka)

Shimiray Mwisa Guidon, chef de guerre d'un des groupes armés les plus importants à l'est de la République démocratique du Congo, a été destitué par ses lieutenants. C'est ce qu'annonce cette milice dans un communiqué et que confirment des experts des Kivu.

Le "haut commandement du mouvement politico-militaire Nduma defense of Congo/Renové" a annoncé dans un communiqué qu'il destituait "Shimiray Mwisa Guidon du poste de commandant en chef du mouvement".

Il est remplacé par un certain Gilbert Bwira, d'après ce communiqué daté du 8 juillet.

Se présentant comme un groupe d'auto-défense, le NDC/R prétend lutter contre les rebelles hutus rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) dans les micro-conflits du Nord et du Sud-Kivu. Des conflits qui continuent à tuer des dizaines de civils et contraindre des milliers d'autres à fuir.

"Le NDC-R est le groupe armé qui contrôle la plus vaste étendue de territoire du Kivu", selon les experts du "Baromètre sécuritaire du Kivu" (KST en anglais) répertoriant chaque mois les victimes de ces conflits dans une région riche en minerais très prisés comme le coltan.

Cette destitution a entraîné des combats au sein du groupe, ajoute sur Twitter le KST, évoquant "sept morts du côté #Guidon et deux du côté Bwira, selon un bilan provisoire".

Dans son communiqué, l'état-major du groupe armé reproche à son chef destitué un "comportement déviationniste à l'endroit des idéaux" du groupe, qui "donnent un sens à la lutte que nous menons contre les génocidaires rwandais FDLR".

Lui sont également reprochées "des violations graves du droit international humanitaire", qui lui ont valu "des sanctions des Nations unies en 2018" et un mandat d'arrêt de la justice militaire congolaise en juin 2019.

Le haut commandement du groupe réitère sa volonté de "déposer les armes et de quitter la brousse le plus tôt possible", en espérant que le gouvernement congolais acceptera ses conditions, notamment l'intégration de ses combattants à l'armée régulière.

Impayés depuis 3 mois, des médecins congolais en grève

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Un influent chef de guerre destitué par ses lieutenants en RDC

Des militaires congolais patrouillent contre les rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) et de l'Armée nationale pour la libération de l'Ouganda (NALU) près de Beni, dans la province du Nord-Kivu.

Le chef de guerre d'un des groupes armés les plus importants de l'est de la République démocratique du Congo a été destitué par ses lieutenants, a annoncé cette milice dans un communiqué, ce que confirment vendredi des experts du Kivu.

Le "haut commandement du mouvement politico-militaire Nduma defense of Congo/Renové" a annoncé dans un communiqué qu'il destituait "Shimiray Mwisa Guidon du poste de commandant en chef du mouvement".

Il est remplacé par un certain Gilbert Bwira, d'après ce communiqué daté du 8 juillet.


Le NDC/R prétend lutter contre les rebelles hutus rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) dans les micro-conflits du Nord et du Sud-Kivu, qui continuent à tuer des dizaines de civils et contraindre des milliers d'autres à fuir les violences.

"Le NDC-R est le groupe armé qui contrôle la plus vaste étendue de territoire du Kivu", selon les experts du "Baromètre sécuritaire du Kivu" (KST en anglais) répertoriant chaque mois les victimes de ces conflits dans une région riche en minerais comme le coltan.

Cette destitution a entraîné des combats au sein du groupe, ajoute sur Twitter le KST, évoquant "sept morts du côté #Guidon et deux du côté Bwira, selon un bilan provisoire".

Dans son communiqué, l'état-major du groupe armé reproche à son chef destitué un "comportement déviationniste à l'endroit des idéaux" du groupe, qui "donnent un sens à la lutte que nous menons contre les génocidaires rwandais FDLR".

Lui sont également reprochées "des violations graves du droit international humanitaire", qui lui ont valu "des sanctions des Nations unies en 2018" et un mandat d'arrêt de la justice militaire congolaise en juin 2019.

Le haut commandement du groupe réitère sa volonté de "déposer les armes et de quitter la brousse le plus tôt possible", en espérant que le gouvernement congolais acceptera ses conditions, notamment l'intégration de ses combattants à l'armée régulière.

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