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"Pas de place" pour néo-nazis et suprémacistes aux Etats-Unis, dit Ivanka Trump

Ivanka Trump, la fille et assistante du président Donald Trump. à Richboro, Pa., 23 octobre 2017.

"Il n'y a pas de place aux Etats-Unis" pour les néo-nazis, le racisme et les suprémacistes blancs, a écrit la fille du président des Etats-Unis, Ivanka Trump, quelques heures avant un rassemblement de suprémacistes à Washington.

Beaucoup reprochent à son père de n'avoir jamais condamné clairement ces mouvances depuis les incidents meurtriers du 12 août 2017 à Charlottesville (Virginie), dont des manifestants d'extrême droite entendent célébrer dimanche le premier anniversaire dans la capitale américaine.

"Il y a un an à Charlottesville, nous avons été témoins d'une démonstration répugnante de haine, de racisme, d'intolérance et de violence", a tweeté Ivanka Trump dans la nuit de samedi à dimanche.

"Même si les Américains ont la chance de vivre dans une nation qui protège les libertés, d'expression notamment, et la diversité d'opinions", a-t-elle poursuivi, "il n'y a pas de place pour le suprémacisme blanc, le racisme et le néo-nazisme dans notre grand pays".

"Plutôt que de nous déchirer avec haine, racisme et violence, nous pouvons nous élever les uns les autres", a-t-elle ajouté.

Samedi, Donald Trump avait dit, dans un tweet, "condamner tous les types de racisme et actes de violence", sans désigner nommément l'extrême droite, le néo-nazisme ou les suprémacistes blancs.

>> Lire aussi : Trump dit "condamner tous les types de racisme", un an après les violences de Charlottesville

Il y a un an, le président avait estimé qu'il y avait "des gens très bien des deux côtés" lors des événements de Charlottesville et avait également accusé les militants antifascistes d'avoir provoqué les manifestants, suscitant une vague de critiques.

Après des heurts, un sympathisant néo-nazi avait foncé en voiture dans une foule de manifestants antiracistes, tuant une jeune femme de 32 ans, Heather Heyer, et faisant 19 blessés.

Avec AFP

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Passe d'armes en direct entre Trump et l'ex-ambassadrice à Kiev

L'ancienne ambassadrice américaine en Ukraine, Marie Yovanovitch, témoigne devant la commission du renseignement de la Chambre des représentants de Capitol Hill à Washington, le vendredi 15 novembre 2019, à l'occasion de la deuxième audience publique de mise en accusation.

L'ex-ambassadrice américaine à Kiev a jugé vendredi "intimidantes" les flèches décochées à son encontre par Donald Trump au moment même où elle livrait un témoignage édifiant au Congrès dans le cadre de l'enquête en destitution qui menace le président.

Les démocrates ont dénoncé une pression sur un témoin qui pourrait alimenter le dossier d'accusation contre le président des Etats-Unis, déjà soupçonné d'abus de pouvoir pour avoir demandé à l'Ukraine d'enquêter sur un de ses rivaux.

"Partout où Marie Yovanovitch est passée, les choses ont mal tourné", a tweeté Donald Trump une heure après le début de l'audition de la diplomate. "Elle a débuté en Somalie, et regardez comment ça s'est terminé", a-t-il ajouté en référence au chaos dans ce pays de la Corne de l'Afrique.

Mme Yovanovitch, diplomate depuis 33 ans jouissant d'une réputation de grande intégrité, avait été rappelée en urgence à Washington en mai sur ordre du président. Les démocrates le soupçonnent d'avoir voulu laisser le champ libre à des proches pour qu'ils puissent faire pression sur l'Ukraine.

Dans ses tweets, le président a défendu "son droit absolu" de choisir ses ambassadeurs.

A la Chambre des représentants, sa salve n'est pas passée inaperçue. L'élu démocrate Adam Schiff, qui dirige l'enquête contre le président, a lu ses messages et demandé à la diplomate de réagir.

Après un moment de recul, elle a pesé ses mots: "C'est très intimidant".

Lors d'une pause, Adam Schiff a dénoncé "une intimidation de témoin en direct", qui pourrait constituer une "entrave" à l'enquête.

Ce "n'était pas de l'intimidation de témoins, c'était juste l'opinion du président", a réagi la Maison Blanche. "J'ai le droit de m'exprimer", a renchéri le président devant la presse.

- "Forces de l'ombre" -

Donald Trump est visé par une procédure de destitution parce qu'il a demandé le 25 juillet à son homologue ukrainien d'enquêter sur le démocrate Joe Biden, bien placé pour l'affronter lors de la présidentielle de 2020.

Dans cet appel, rendu public en septembre après l'intervention d'un lanceur d'alerte, il avait cité Mme Yovanovitch. "Il va lui arriver des choses", avait-il déclaré.

"J'ai été choquée" d'entendre ça", "Cela ressemblait à une menace diffuse", a-t-elle commenté vendredi.

La diplomate, restée très digne malgré une émotion évidente, a également confié avoir été perturbée par la campagne de dénigrement menée contre elle pendant des mois par l'avocat personnel de Donald Trump, Rudy Giuliani.

"Je n'ai pas compris pourquoi il m'attaquait", a-t-elle déclaré, en confiant s'être "inquiétée" de voir "le président et son fils" relayer ses attaques.

Jurant n'avoir "aucun parti-pris politique", Mme Yovanovitch a assuré que son rappel avait "porté un coup au moral" des diplomates américains à Kiev et dans l'ensemble du réseau américain.

Sans citer le secrétaire d'Etat Mike Pompeo, elle a critiqué les responsables du département d'Etat pour ne pas l'avoir défendue. "Dans le monde entier, les forces de l'ombre auront compris qu'il ne faut pas grand-chose pour obtenir la tête d'un ambassadeur", a-t-elle souligné.

Après cinq heures d'audition, ponctuées par des marques de respect unanimes pour l'ancienne ambassadrice, elle a quitté la salle sous des applaudissements nourris.

- Aide bloquée -

Les républicains n'ont pas mis en cause son intégrité, mais ont relevé qu'elle restait employée du département d'Etat à un poste prestigieux dans une université.

Ils l'ont assaillie de questions sur les affaires du fils de Joe Biden en Ukraine au moment où son père était vice-président des Etats-Unis. Elle a reconnu que cela "pouvait ressembler à un conflit d'intérêt".

Les parlementaires républicains ont également insisté sur le fait qu'elle n'avait aucun élément factuel à apporter à l'enquête, puisqu'elle avait quitté l'ambassade au moment des principaux épisodes contestés.

Elle n'a en effet rien pu dire sur une aide militaire de 400 millions de dollars destinée à l'Ukraine, qui avait été gelée sur ordre du président au début de l'été.

William Taylor, le chargé d'affaires qui l'a remplacée à Kiev, avait déclaré mercredi lors des premières auditions publiques au Congrès, avoir appris par l'entremise d'un autre ambassadeur que Donald Trump avait conditionné le déblocage des fonds à l'ouverture d'une enquête sur Joe Biden.

Le président nie avoir lié les deux et se dit victime d'une chasse aux sorcières". Compte-tenu de la majorité républicaine au Sénat, qui sera chargé de le juger, il devrait échapper à la destitution.

Mais sa très probable mise en accusation (impeachment) à la Chambre des représentants contrôlée par les démocrates jettera une ombre sur sa campagne.

Mo'Nique poursuit Netflix pour discrimination salariale

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Passe d’armes en direct entre Trump et l’ex-ambassadrice à Kiev

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Nouvelle phase de l'enquête parlementaire pour la mise en accusation du président Donald Trump

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Enquête parlementaire: les audiences publiques continue

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