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Île Maurice

Pas de base militaire indienne à Maurice, assurent les autorités

Des soldats de l'armée indienne le 30 août 2020.

L'île Maurice a démenti mercredi soir des informations de presse selon lesquelles elle aurait autorisé l'Inde à construire une base militaire sur l'île d'Agalega, un conseiller à la présidence assurant à l'AFP qu'aucun accord de ce type n'existait entre les deux pays. 

Cette semaine, la chaîne qatarie Al-Jazeera avait affirmé qu'une piste d'atterrissage et deux jetées y étaient en construction, dans le but d'héberger une base militaire indienne sur cette île isolée, située à plus de 1.000 kilomètres au nord de la principale île de Maurice, en plein océan Indien.

Le gouvernement mauricien a démenti auprès de l'AFP tout projet d'installation d'une base militaire.

"Il n'y a aucun accord entre Maurice et l'Inde en vue de la création d'une base militaire à Agalega", a déclaré Ken Arian, le conseiller en charge de la communication auprès du Premier ministre.

Evoquant une piste d'atterrissage et une seule jetée, M. Arian a ajouté que le financement de ces deux projets avait été conclu lors de la visite en 2015 du Premier ministre indien Narendra Modi et qu'ils ne seraient pas utilisés à des fins militaires.

Ces informations ont fait ressurgir les inquiétudes liées aux îles Chagos, au cœur d'un litige vieux de cinq décennies entre Maurice et le Royaume-Uni. En 1965, Londres avait décidé de séparer cet archipel de l'île Maurice et d'y installer une base militaire commune avec les États-Unis, sur l'île principale de Diego Garcia.

Maurice revendique ce territoire et des mauriciens originaires des Chagos ont accusé le Royaume-Uni d'"occupation illégale" et de les empêcher d'accéder à leur terre natale.

En 2016, le Royaume-Uni a prolongé jusqu'en 2036 un contrat sur l'utilisation de la base militaire avec les Etats-Unis. Celle-ci a joué un rôle stratégique clé lors de la Guerre froide avant d'être utilisée dans les années 2000 lors des conflits en Irak et en Afghanistan.

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Marée noire du Wakashio: 20 mois de prison pour le capitaine du navire et son second

Des manifestants protestent contre la réponse du gouvernement à la marée noire survenue début août à Port Louis, sur l'île Maurice, le 29 août 2020.

Le capitaine et le second du MW Wakashio, navire dont l'échouage avait provoqué en 2020 la pire marée noire jamais connue sur les côtes de l'île Maurice, ont été condamnés lundi à 20 mois de prison, a-t-on appris auprès du tribunal qui les a jugés.

"La cour a pris en considération le fait que les deux accusés ont plaidé coupables et ont présenté des excuses. La sentence prononcée est de 20 mois de prison", a affirmé la juge Ida Dookhy Rambarrun.

Le vraquier japonais s'est échoué le 25 juillet 2020 sur un récif corallien au sud-est de l'île Maurice, relâchant plus de 1.000 tonnes de fioul dans ses eaux cristallines.

Le capitaine indien, Sunil Kumar Nandeshwar, qui a reconnu durant l'audience qu'il avait bu lors d'une soirée organisée à bord du navire, a été reconnu coupable, de même que son second sri-lankais Hitihanillage Subhoda Janendra Tilakaratna, de "mise en danger de la sécurité de la navigation" par un tribunal de Port-Louis.

Maurice: les efforts se poursuivent pour tenter de contenir la marée noire
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Le MW Wakashio, sous pavillon panaméen, faisait route de Singapour vers le Brésil, avec à son bord 3.800 tonnes de fioul et 200 tonnes de diesel qui ont rapidement commencé à fuir mais dont la majorité a pu être pompée.

"Une fête d'anniversaire avait eu lieu à bord et j'avais consommé de l'alcool avec modération", a déclaré durant son procès le capitaine, ajoutant avoir donné des instructions pour s'approcher des eaux mauriciennes afin de capter le réseau téléphonique, pour permettre aux membres d'équipage de contacter leur famille.

"La mer était mauvaise mais la visibilité était claire et la navigation pouvait se faire en sécurité (...) A un moment donné, le navire ne pouvait bouger et avait touché le fond marin", a-t-il ajouté.

"Comme j'avais bu quelques verres, il ne m'a pas semblé utile d'intervenir et il ne m'est pas venu à l'esprit que nous naviguions aussi près".

Les deux hommes se sont excusés pour l'accident.

Cette marée noire fut la pire pollution maritime de l'histoire du pays qui dépend de ses eaux pour sa sécurité alimentaire et pour l'écotourisme, dans une zone qui compte parmi les plus beaux récifs coralliens du monde.

Le sud-est de la côte mauricienne compte deux sites classés: Blue Bay, connu pour ses coraux, et la pointe d'Esny, riche de mangroves, des écosystèmes cruciaux face au réchauffement climatique.

Dès les premiers jours, les habitants s'étaient mobilisés, œuvrant sans relâche avec des moyens de fortune, pour endiguer la pollution.

Dans les mois qui ont suivi, des milliers de personnes ont manifesté sur l'île, critiquant notamment la gestion de la marée noire par le gouvernement.

Covid-19: deux premiers cas du variant Omicron sur l'île Maurice

Des touristes arrivent à l'aéroport international Sir Seewoosagur Ramgoolam de Port Louis le 15 juillet 2021.

Deux premiers cas du variant Omicron du Covid-19 ont été détectés sur l'île Maurice sur une personne revenant d'Afrique du Sud et sur une autre dont le conjoint a séjourné dans ce pays, a annoncé vendredi le ministre de la Santé.

"Les deux patients positifs au variant Omicron étaient asymptomatiques durant le suivi médical. Ils sont restés sous surveillance et les tests effectués jeudi se sont révélés négatifs. Ils sont déjà rentrés chez eux", a détaillé le ministre de la Santé, Dr Kailesh Jagutpal lors d'une conférence de presse.

Des opérations de traçage dans les entourages de ces deux personnes ont été menées, révélant 12 cas positifs avec un gène S manquant, signe révélateur du variant Omicron, a-t-il indiqué.

Les séquençages de ces 12 échantillons sont en cours afin de confirmer de possibles contaminations au nouveau variant.

Un des deux premiers cas d'Omicron a été détecté chez un homme ayant voyagé le 27 novembre sur un vol provenant d'Afrique du Sud, pays où ce variant a été signalé pour la première fois le 25 novembre.

Le second cas a été détecté chez une habitante de la commune de Tamarin (sud-ouest de l'île), après un test PCR réalisé dans une clinique. Son conjoint était revenu d'Afrique du Sud le 18 novembre.

Selon les chiffres de l'OMS, un total de 62.652 cas de Covid-19 ont été recensés à Maurice, pour 680 décès.

Un total de 901.187 personnes ont reçu deux doses de vaccins, soit 73,5 % de la population de l'île, selon les chiffres du gouvernement.

Un taux de croissance de moins de 4% prévu en Afrique en 2021 et 2022 (FMI)

Des cargos au port de Durban, en Afrique du Sud, le 25 mars 2013.

Le Fonds monétaire international (FMI) prévoit une reprise de la croissance plus modeste en Afrique que dans le reste du monde, en 2021 et 2022, le faible taux de vaccination contre le Covid-19 sur le continent expliquant notamment ce retard.

La croissance pour l'Afrique subsaharienne doit s'établir à 3,7% en 2021 et 3,8% en 2022, "une reprise bienvenue mais relativement modeste", pointe l'institution dans ses prévisions publiées jeudi.

"La reprise en Afrique subsaharienne sera la plus lente dans le monde vu que les économies développées vont croître de plus de 5% et les pays émergents ou en développement de plus de 6%", poursuit le FMI.

Selon le FMI, le très faible taux de vaccination sur le continent - 2,5% de la population début octobre - explique en grande partie ce décalage.

"Sans vaccins, les confinements ont été la seule option pour contenir le virus. Même si 12 milliards de doses de vaccins doivent être produites en 2021, il faudra probablement plus d'un an pour qu'un nombre significatif de gens soient vaccinés", sur le continent, ajoute le FMI.

Bien que l'Afrique a été la région du monde la moins touchée par la pandémie de Covid-19, elle a également connu plusieurs vagues de la maladie et certains pays comme l'Afrique du Sud, son économie la plus industrialisée, a payé un lourd tribut.

Les troubles d'approvisionnement vont atteindre aussi l'Afrique
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"La coopération internationale sur la vaccination est cruciale (...) cela aiderait à réduire les écarts entre l'Afrique sub-saharienne et le reste du monde et à empêcher qu'ils ne deviennent des lignes de fracture permanentes, mettant en danger des décennies de progrès économique et social durement gagnés", estime Abebe Aemro Selassie, directeur du département Afrique du FMI.

Dans le détail, en Afrique du Sud, la croissance devrait s'établir à 5% cette année, mieux qu'attendu, mais retrouver un niveau plus modeste (+2,2%) l'an prochain, faute de réformes structurelles, selon le FMI.

L'économie nigériane devrait de son côté progresser de 2,6%, grâce au haut niveau du prix du pétrole, même si la production d'or noir restera inférieure aux niveau d'avant Covid. Le FMI attend 2,7% de croissance en 2022 dans le pays le plus peuplé d'Afrique.

En Angola, autre économie qui compte beaucoup sur le pétrole, le FMI prévoit un contraction du PIB de 0,7% en 2021, avant une croissance de 2,7% en 2022, mettant fin à six ans consécutifs de récession, grâce aux réformes engagées depuis quelques années.

Du côté des pays très dépendants du tourisme comme le Cap-Vert, l'Ile Maurice, la Gambie ou les Seychelles, si la croissance a retrouvé ses niveaux d'avant-Covid, les pertes enregistrées en 2020 seront difficiles à effacer.

Enfin, dans les économies les plus fragiles, la situation sécuritaire (au Sahel notamment) ou politique (au Tchad et en Guinée) pourraient "ébranler le rebond de consommation attendu et la confiance des investisseurs", prévient le FMI.

Maurice rouvre ses frontières aux voyageurs internationaux

L'entrée de l'aéroport international Sir Seewoosagur Ramgoolam à Maurice le 1er octobre 2021.

L'île Maurice a rouvert complètement vendredi ses frontières aux voyageurs internationaux, espérant relancer son secteur vital du tourisme durement touché par des mois d'isolement en raison de la pandémie de Covid-19.

Sur l'île, la nouvelle est accueillie avec un mélange d'optimisme, de soulagement et de prudence.

"Cette réouverture est inévitable car 100.000 familles dépendent du tourisme pour vivre", a déclaré le Premier ministre adjoint Steven Obeegadoo, lors d'une conférence de presse jeudi.

Affirmant que le pays était "bien préparé", il a précisé que 68% des 1,3 million d'habitants sont pleinement vaccinés et que 89% de la population a déjà reçu au moins une dose. Des taux parmi les plus élevés au monde.

En juillet, cette destination de vacances paradisiaque, connue pour ses plages et ses eaux turquoises, avait rouvert partiellement ses frontières pour la première fois depuis début 2020.

Les touristes, obligatoirement vaccinés, devaient toutefois séjourner dans des "bulles de villégiature" pendant 14 jours avant d'être autorisés à s'aventurer plus loin, sous réserve d'un test négatif.

Vendredi, de premiers avions en provenance de Dubaï, de Paris ou de Londres ont atterri à Maurice.

Le mois dernier, l'île a été ajoutée à la liste des pays où l'on "peut voyager" par la Grande-Bretagne, mais les Centres de prévention et de contrôle des maladies (CDC) des Etats-Unis conseillent toujours aux voyageurs d'"éviter" le pays.

Selon le site du Centre de prévention et de contrôle des maladies de l'Union africaine (Africa CDC), Maurice avait enregistré 13.685 cas au 26 septembre, et la moyenne hebdomadaire de contaminations a nettement chuté depuis un pic en août.

Le pays a recensé plusieurs dizaines de décès, même si le chiffre exact n'est pas clairement établi.

Sheila Figaro, qui fabrique des poupées traditionnelles, est soulagée en ce 1er octobre. "Sans les touristes, nous ne sommes rien. Vivement le retour du travail, qu'on puisse recommencer à gagner notre vie comme avant le Covid-19", anticipe cette femme de 49 ans.

Jean-Alain Fanchette, skipper de 51 ans, se dit heureux de reprendre ses croisières. "On pourra nourrir nos familles", se réjouit-il, tout en s'interrogeant: "Aura-t-on vraiment des clients? Puis, comment observer le protocole à bord, comme la distanciation physique? Ce sera vraiment difficile."

Pour François Eynaud, directeur des hôtels haut de gamme Sun Resorts, la reprise prendra du temps. Mais "nous devons réussir cette réouverture après 18 mois de fermeture", affirme-t-il: "Nous ne pouvons pas la rater".

Mercredi, le gouvernement a annoncé avoir injecté 280 millions de dollars dans la compagnie aérienne nationale Air Mauritius, en difficulté en raison de la pandémie.

Avant l'arrivée du coronavirus en mars 2020, le secteur du tourisme représentait 24% du PIB et employait un quart de la population active.

Flambée de covid à Maurice, 3 semaines avant le retour des touristes

Des passants regardent le vraquier MV Wakashio qui s'était échoué près du parc marin de Blue Bay, dans le sud-est de l'île Maurice, le 6 août 2020. (Photo: Dev Ramkhelawon / L'Express Maurice / AFP)

Les hôpitaux sont saturés, les respirateurs artificiels rares et le cimetière où étaient enterrées les victimes du coronavirus est plein: l'île Maurice fait face à une explosion de Covid-19 qui interpelle à moins de trois semaines de la réouverture complète de ses frontières aux touristes.

Officiellement, tout est prêt pour accueillir les touristes au 1er octobre dans ce paradis de l'océan Indien, prisé pour ses plages immaculées et ses eaux cristallines.

L'objectif de vacciner 60% de la population a été dépassé, avec 61% des Mauriciens ayant reçu au moins deux doses au 11 septembre, ont notamment souligné la semaine dernière les autorités, qui ont rendu la vaccination obligatoire dans certaines activités, dont le secteur touristique, sous peine d'amendes ou de peines de prison.

Mais loin des discours officiels et des campagnes promotionnelles, l'île bruisse d'inquiétude.

"La situation empire. Mais il y a des instructions pour que nous ne communiquions pas", affirme un médecin, sous couvert d'anonymat: "La priorité du gouvernement est d'assurer une ouverture en douceur des frontières le 1er octobre".

Le 15 juillet, l'archipel a rouvert ses frontières uniquement aux personnes vaccinées, qui devaient rester dans des "bulles de villégiature" pendant 14 jours avant d'être autorisés à s'aventurer plus loin, sous réserve d'un test PCR négatif.

A partir du 1er octobre, les touristes -vaccinés ou non - seront libres de leurs mouvements dès lors qu'ils auront un test PCR négatif de 72 heures avant leur arrivée sur l'île.

- "Devises ou variants ?"

Cette réouverture est très attendue dans le secteur touristique, qui représente 25% du PIB de l'île et 250.000 emplois directs et indirects.

"Mon restaurant est vide depuis mars 2020. Si les touristes ne reviennent pas, je serai obligé de mettre la clé sous le paillasson", résume John Beeharry, restaurateur.

Hôtesse d'accueil dans un hôtel, Diana Mootoosamy "appréhende" cette réouverture. "Il n'y a plus la quarantaine de 14 jours et du coup, nous nous retrouvons sans filet de protection. (...) En accueillant les touristes, allons-nous attirer des devises ou des variants ?”, se demande-t-elle.

Depuis la réouverture partielle mi-juillet, le nombre de cas a été multiplié par plus de cinq, de 2.461 le 16 juillet à 12.616 le 10 septembre.

Cette augmentation est de loin la plus importante en Afrique sur cette période, selon les données compilées par l'AFP. Maurice a, depuis le début de la pandémie, enregistré 1.005 cas pour 100.000 habitants, un chiffre nettement supérieur à la moyenne africaine (598).

Le gouvernement autorités impute cette hausse à un relâchement des comportements, et soulignent que les nouveaux cas sont majoritairement asymptomatiques.

Accusées par la population de minimiser le nombre de morts, les autorités ont revu le bilan à la hausse vendredi.

Initialement annoncé à 34, le nombre de décès a été porté à 89 depuis le début de la pandémie. Mais le ministre de la Santé a souligné que la majorité n'étaient pas causés directement par le Covid-19 mais résultaient de comorbodité.

- "De quoi frémir" -

Au cimetière Bigara, où étaient enterrées les victimes de l'île contaminées au Covid-19, le secteur dédié à la pandémie est plein.

Les corps sont désormais inhumés à Bois-Marchand, dans le nord de l'île, déclenchant la colère des riverains. Certains ont lancé des pierres sur un convoi des autorités sanitaires venus enterrer des corps mercredi dernier.

Le discours officiel suscite la méfiance. "On avait fermé le pays mais malgré ça, le nombre de cas explose. Maintenant, avec une frontière ouverte comme une fenêtre, il y a de quoi frémir", estime Paul Pierre, chauffeur de taxi, en s'interrogeant sur l'efficacité des vaccins.

Un variant, baptisé C.1.2, a été détecté mais il s'agit d'un variant "classique" et non d'un variant sujet d'inquiétude, a affirmé le représentant de l'OMS sur l'île, Laurent Musango.

Malgré tout, l'état des hôpitaux n'est pas de nature à rassurer.

"Les gens ne réalisent pas à quel point la situation est grave. On nous parle de nombreux cas asymptomatiques, mais nous sommes déjà au-dessus de nos capacités en termes de cas symptomatiques", affirme une infirmière d'un centre de traitement du Covid-19.

Le chef de l'opposition Xavier Duval a mis en garde début septembre sur l'état "alarmant" des services de soins, après sa quête "traumatisante" d'un lit équipé d'un respirateur pour un ami souffrant d'une maladie cardiaque et atteint du Covid-19.

Il a raconté avoir contacté l'hôpital principal de l'île et de nombreuses cliniques privées avant qu'un centre n'accepte finalement d'admettre son ami, mais seulement pour 48 heures.

"Je crains que Maurice n'arrive à un stade où nous devrons peut-être décider qui obtiendra de l'oxygène et qui devra mourir", redoute-t-il.

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