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Le pèlerinage atteint son paroxysme sur le Mont Arafat

Les pèlerins musulmans se dirigent vers la mosquée Namirah sur le mont Arafat, lors du pèlerinage annuel du Hajj, à l'extérieur de la ville sainte de La Mecque, en Arabie Saoudite, le 19 août 2018.

Le Mont Arafat, une colline rocailleuse entourée de montagnes, s'est couvert de monde tôt lundi matin, au lendemain du début du pèlerinage qui a commencé à La Mecque, dans l'ouest du royaume.

D'une seule voix, plus de deux millions de pèlerins musulmans ont invoqué lundi la clémence de Dieu sur le Mont Arafat, proche de La Mecque, en Arabie saoudite, lors d'une journée de prières qui marque le temps fort de ce grand rassemblement religieux.

Les mains levées, chaque pèlerin a répété "Allah Akbar" ("Dieu est le plus grand") avant d'entonner: "il n'y a de Dieu qu'Allah".

"C'est un sentiment indescriptible", a dit Oum Ahmad, une Egyptienne de 61 venue au "hajj" (ou "grand pèlerinage", ndlr) après avoir pris sa retraite, tandis qu'un pèlerin pakistanais, Jaï Salim, a affirmé avoir été submergé par l'émotion en escaladant le mont.

"C'est un endroit sacré pour tous les musulmans et c'est un sentiment merveilleux" d'être ici, a-t-il ajouté.

C'est sur ce mont que le prophète Mahomet a prononcé, selon la tradition islamique, son sermon d'adieu aux musulmans qui l'avaient accompagné pour le pèlerinage à la fin de sa vie.

Des groupes de fidèles, vêtus de pièces de tissu blanc non cousues, ont commencé à marcher dans la nuit vers le Mont Arafat, certains poussant des parents dans des chaises roulantes, d'autres buvant de l'eau avant une longue journée éprouvante physiquement.

Près d'un panneau jaune indiquant en anglais et en arabe "Arafat commence ici", des employés ramassaient des bouteilles vides.

Le vent qui a soufflé au début d'une matinée chaude s'est calmé par la suite. Dimanche soir, la région de La Mecque a connu de fortes pluies, sans que cela ne perturbe le hajj, selon les autorités saoudiennes.

Lundi matin, sur le Mont Arafat, de nombreux pèlerins étaient munis de parapluies pour se protéger du soleil.

"Epreuve"

Les fidèles étaient conscients de la difficulté de cette étape essentielle du hajj qu'est le stationnement durant une journée, par plus de 40°C, sur le Mont Arafat.

"J’ai appris que c’était un peu difficile. Par conséquent, je me suis préparé en faisant du sport bien avant. Et je me suis vraiment préparé pour cette épreuve. Si Dieu veut, on pourra tenir", a déclaré Saidou Boureima, un pèlerin nigérien.

"Nous savons que c'est un tâche difficile, mais nous sommes ici pour nous rapprocher d'Allah et être absous de tout", a dit Amna Khan, une Américaine de 39 ans.

A l'issue de la journée, les pèlerins doivent refluer sur Mozdalifa pour ramasser des cailloux qui serviront à "lapider" des stèles représentant Satan.

Le hajj se termine officiellement avec la fête du sacrifice (l'Aïd al-Adha) célébré à partir de mardi.

Les pèlerins sacrifient une bête en mimant le geste du patriarche Abraham qui a failli sacrifier son fils, remplacé à la dernière minute par un mouton apporté par l'ange Gabriel, d'après la tradition musulmane.

Selon un système mis en place par l'Arabie saoudite, il suffit d'acheter un coupon pour s'acquitter du rituel du sacrifice.

Les animaux "sacrifiés" dans les abattoirs gérés par les autorités seront gelés et envoyés en forme d'aide aux communautés musulmanes pauvres à travers le monde.

86.000 Iraniens

Le hajj est l'un des cinq piliers de l'islam que tout fidèle est censé accomplir au moins une fois dans sa vie, s'il en a les moyens.

Il a été au centre de polémiques depuis 1987, date à laquelle la police saoudienne a réprimé dans le sang une manifestation de pèlerins iraniens dénonçant les Etats-Unis et Israël. Les affrontements avaient fait 402 morts, dont 175 Iraniens, selon les autorités saoudiennes.

Les Saoudiens, qui se considèrent comme les gardiens des lieux saints de La Mecque et Médine, y interdisent toute manifestation à caractère politique.

Mais leur gestion a été critiquée dans le passé par leurs rivaux iraniens qui ont souligné la répétition d'accidents mortels ces dernières décennies, dont la gigantesque bousculade de 2015 ayant fait quelque 2.300 morts, dont des centaines d'Iraniens.

Après un an de boycott, les pèlerins iraniens sont revenus à La Mecque en 2017. Leur nombre a atteint cette année 86.000, selon le gouverneur de La Mecque, le prince Khaled Al-Fayçal.

Ceux du Qatar sont au nombre de 300, qui sont arrivés via le Koweït, selon le prince Khaled, dont le pays a rompu l'an dernier ses relations diplomatiques avec Doha.

Ryad et Doha s'accusent mutuellement d'empêcher le pèlerinage des fidèles Qataris.

Les autorités saoudiennes ont annoncé lundi que le nombre total de pèlerins venus du monde entier avait atteint près de 2,4 millions.

Avec l'AFP

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L'Australie sur le pied de guerre pour faire face aux incendies

La ville de Sydney est enveloppée par une fumée provenant d'incendies dans le nord de la ville, en Australie, le 11 novembre 2019.

Des milliers de pompiers ont été déployés mardi dans l'est de l'Australie pour faire face aux incendies qui devraient s'intensifier en raison d'une combinaison de facteurs: des vents violents, des températures caniculaires et une végétation sèche.

Alors que des dizaines de feux de brousse n'étaient toujours pas maîtrisés, des températures atteignant les 40 degrés, des vents soufflant à 60 km/h sont attendus dans certaines régions de l'Etat de Nouvelles-Galles du Sud (sud-est).

Les pompiers ont prévenu qu'une vaste région située autour de Sydney était menacée par ces conditions "hors normes".

Depuis vendredi, les incendies sur la côte est de l'Australie ont déjà fait trois morts, détruit plus de 150 habitations et contraint des milliers d'habitants à fuir.

Shane Fitzsimmons, responsable des pompiers de l'Etat de Nouvelles-Galles du Sud (sud-est), a affirmé que dans les conditions actuelles, "si un incendie se déclare et s'établit ... nous ne l'arrêterons pas".

"Nous avons déjà d'importants incendies sur la côte nord de la Nouvelle-Galles du Sud. Certains couvrent à eux seuls une superficie de plus de 100.000 hectares, soit un périmètre d'un millier de kilomètres", a-t-il ajouté.

Les vents qui soufflent d'ouest en est et la végétation qui souffre d'une intense sécheresse risquent de propager les feux de brousse en direction des foyers de population vivant sur le littoral.

A titre préventif, environ 600 écoles ont été fermées, ainsi que de nombreux parcs nationaux et, par endroits, les habitants ont été invités à envisager de quitter leurs domiciles.

La police et l'armée apportent un appui logistique aux pompiers qui ont également reçu le soutien aérien de plus de 80 appareils.

"Maintenant, il est temps de réfléchir à partir, partez tôt et allez dans un endroit sûr", a conseillé M. Fitzsimmons.

Le rallye d'Australie, dernière manche du championnat du monde des rallyes de la FIA, qui devait débuter jeudi en Nouvelle-Galles du Sud, a été annulé mardi par les organisateurs.

"Il n'est pas opportun d'organiser le rallye", a déclaré dans un communiqué Andrew Papadopoulos, le président de cet événement, invoquant notamment des raisons de sécurité.

- "Les feux sont partout" -

Dans la petite ville de Taree, au nord de Sydney, des dizaines de personnes ont trouvé refuge dans un parc d'exposition.

Caroline Watson, 59 ans, est arrivée lundi soir avec son époux et leur chien.

"Les feux sont absolument partout ", a-t-elle dit à l'AFP. "Ils ne nous ont pas demandé de partir, mais on s'est dit que ça viendrait."

Dans les Blue Mountains, à l'ouest de Sydney, Alan Gardiner, un pompier de Winmalee, a indiqué que les habitants étaient "terrifiés et à bout de forces".

La ville porte encore les stigmates de l'incendie de 2013 qui avait détruit 200 habitations et la population est parfaitement consciente du fait, qu'en raison du peu d'axes routiers dans cette zone montagneuse, ils doivent envisager de partir avant qu'il ne soit trop tard.

Mais M. Gardiner veut encore croire que "la journée sera très calme. (...) S'il y a un incendie, ce sera catastrophique".

Les autorités ne pensent pas que la ville de Sydney, qui compte plus de quatre millions d'habitants, soit menacée mais elles ont lancé une alerte sanitaire en raison de l'épais nuage de fumée toxique qui recouvre la ville.

La présence de ces nuages de fumée, liés aux incendies de la semaine dernière, a été signalée jusqu'en Nouvelle-Calédonie, à près de 1.500 kilomètres de l'autre côté de la mer.

Sue Johnson, qui vit dans le nord de Sydney, a participé à l'évacuation de chevaux qui se trouvaient dans des zones menacées aux environs de Sydney.

"J'ai emmené deux chevaux au milieu de la nuit", a-t-elle expliqué, avant de préciser qu'elle a coupé la végétation autour de sa maison.

"J'espère que rien de tout cela ne sera nécessaire, a-t-elle souligné, mais les habitants ont "peur, très peur".

De tels incendies se produisent chaque année sur l'immense île-continent pendant le printemps et l'été en Australie. Cette année, elle a été particulièrement précoce et violente. Elle pourrait être l'une des pires qu'ait connue l'Australie.

En Nouvelle-Galles du Sud, un million d'hectares ont déjà brûlé, soit déjà trois fois plus que l'an dernier.

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