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Ouverture du 5e sommet de l'Union africaine et de l'Union européenne


Le Sofitel Hotel Ivoire accueille ce 5e sommet à Abidjan, le 27 novembre 2017. (VOA/Georges Ibrahim Tounkara)

En Côte d'Ivoire, le 5ème sommet Union africaine-Union européenne s'ouvre mercredi à Abidjan. Plus de 80 chefs d'États et de gouvernements sont à Abidjan pour participer à cette rencontre.

Coopération sécuritaire dans la lutte contre le terrorisme, relations commerciales, crise migratoire, le menu de ce 5e sommet Union africaine-Union européenne est orienté vers la coopération.

Ce sommet devrait également permettre aux participants d'examiner le plan d’action 2014-2017 adopté en 2014 à Bruxelles lors du précédent sommet.

Mohamed Idriss Farah représentant permanent de Djibouti auprès de l'Union européenne, à Abidjan, le 27 novembre 2017. (VOA/Georges Ibrahim Tounkara)
Mohamed Idriss Farah représentant permanent de Djibouti auprès de l'Union européenne, à Abidjan, le 27 novembre 2017. (VOA/Georges Ibrahim Tounkara)

L'ambassadeur de Djibouti en Ethiopie et représentant permanent auprès de l'Union africaine, Mohamed Idriss Farah, estime sur VOA Afrique que "qu'il faut hisser les relations entre l'Union africaine et l'Union européenne à un niveau de partenariat stratégique avec un accord gagnant-gagnant entre les deux parties".

Pour le Sénégalais Papa Thiam, entrepreneur et ancien fonctionnaire à la Banque mondiale, "l'Europe doit accompagner l’Afrique dans sa politique d’industrialisation".

Selon lui, un tel soutien assurerait de meilleurs résultats en matière de lutte contre la pauvreté, tout en veillant à l’insertion progressive de l’Afrique dans la mondialisation.

Papa Thiam, ancien fonctionnaire à la Banque mondiale, plaide pour un partenariat stratégique, économique et industriel entre l'Union africaine et l'Union européenne, à Abidjan, le 27 novembre 2017. (VOA/Georges Ibrahim Tounkara)
Papa Thiam, ancien fonctionnaire à la Banque mondiale, plaide pour un partenariat stratégique, économique et industriel entre l'Union africaine et l'Union européenne, à Abidjan, le 27 novembre 2017. (VOA/Georges Ibrahim Tounkara)



"La survie de l'Europe ne devrait plus dépendre de l'approvisionnement en matières premières mais de créer un véritable partenariat stratégique, économique et industriel où ils apportent ce qu'ils ont à des niveaux spécifiques de la chaîne de valeurs et les africains apportent ce qu'ils peuvent, une logique d'intégration dans la globalisation", explique-t-il.

Ce sommet d'Abidjan est dédié aux jeunes avec le thème "Investir dans la jeunesse", notant que 60 % de la population africaine à moins de 25 ans. Faute de perspectives, les jeunes sont de plus en plus enclins à prendre les chemins de l'immigration clandestine.

Le scandale de la vente de migrants africains comme esclaves en Libye est venu mettre européens et africains face à leurs responsabilités.

Pour Mohamed Idriss Farah, "nous savons que les enjeux de demain, c'est la jeunesse et nous travaillons dans ce sens".

Sur l'esclavage des migrants en Libye, "il y a une déclaration qui sera publiée lors de ce sommet. Cette déclaration va condamner fortement ces crimes contre l'humanité et demander l'extradition des auteurs de cette pratique vers la CPI, la Cour pénale internationale".

C'est la première fois que ce sommet Union africaine-Union européenne se tient en Afrique Subsaharienne. Un beau coup diplomatique et médiatique pour la Côte d’Ivoire.

Plus de 80 chefs d’état et de gouvernement représentant 55 pays d’Afrique et 28 d’Europe sont à Abidjan en vue de prendre part à cette rencontre qui sera suivie par quelque 800 journalistes.

Georges Ibrahim Tounkara, correspondant à Abidjan

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