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Ouverture d'une enquête après la profanation de mosquées à Lomé


Des immigrés du Niger, du Nigeria, du Ghana et de Mauritanie, tous victimes des récentes émeutes dans la capitale togolaise, se sont réfugiées près d'une mosquée dans le centre de la ville, le 29 avril 2005.

Une enquête a été ouverte au Togo après des actes de profanation contre plusieurs mosquées ces derniers jours à Lomé, a annoncé le ministre de la Justice Pius Agbetomey.

Quatre mosquées ont été profanées dans des quartiers situés en périphérie de Lomé fin juillet et début août par des inconnus qui ont saccagent l'intérieur des lieux de culte et déchiré et brûlé des exemplaires du Coran.

"Une enquête est déjà ouverte afin de mettre la main sur les auteurs de ces actes de vandalisme. Nous serons prêts à agir, sans relâche et avec fermeté contre ces profanateurs", a déclaré M. Agbetomey.

"Ce sont des actes crapuleux et ignobles, des actes criminels. Leur but est certainement de provoquer des conflits inter-religieux, mais ils n'y arriveront pas, parce que la main de Dieu est sur notre pays", a-t-il ajouté.

Mardi, l'Union musulmane du Togo (UMT) a "condamné avec force ces actes de vandalisme" et invité la communauté musulmane du Togo "à ne pas céder aux provocations" et "à redoubler de vigilance dans la sécurisation des lieux de culte".

"Les auteurs de ces actes de vandalisme qui cherchent tous azimuts à mettre en péril le vivre-ensemble religieux et l'entente inter-religion au Togo, ne verront pas leur objectif atteint", ont ajouté les représentants de l'UMT lors d'une conférence de presse.

>> Lire aussi : L'opposition togolaise regrette la position de la CEDEAO

Les différentes communautés religieuses (chrétiennes, musulmanes et animistes) cohabitent pacifiquement au Togo, qui traverse en revanche une grave crise politique depuis un an.

Des dizaines de milliers de Togolais sont descendus à plusieurs reprises dans les rues à l'appel de l'opposition pour réclamer le départ du président Faure Gnassingbé qui a succédé en 2005 à son père, lui-même resté 38 ans au pouvoir.

Lors de ces manifestations, certains responsables politiques ont parfois instrumentalisé les appartenances religieuses - en accusant par exemple certains imams du nord du pays d'alimenter la contestation pour "islamiser" le Togo.

Avec AFP

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