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RDC

Le juge congolais retrouvé mort en mai a été assassiné, selon le rapport d'autopsie

Le juge Raphael Yanyi Ovungu président le procès de Vital Kamerhe au CPRK à Kinshasa, RDC, 25 mai 2020. (Capture d'écran)

Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) a ouvert une enquête après le rapport d'autopsie qui a révélé le meurtre d'un juge qui présidait un procès de corruption impliquant de hautes personnalités.

"Au vu des rapports, le vice-Premier ministre, ministre de la Justice annonce l’ouverture d’une enquête judiciaire devant permettre d’élucider les circonstances de ce meurtre, d’en identifier les auteurs et de les sanctionner avec toute la rigueur de la loi," écrit le ministre de la Justice de la RDC, Célestin Tunda, dans un document que VOA Afrique a vu.

Selon les rapports que cite le ministre, le juge Raphaël Yanyi est décédé de suite d’une hémorragie intracrânienne résultant d’un traumatisme cranio-ericéphalique. En d'autres termes, il a reçu un ou plusieurs coups sur la tête.

Le juge Yanyi est mort le 27 mai au lendemain de la troisième audience du procès dans lequel comparaît le principal allié et ancien directeur de cabinet du président Félix Tshisekedi, Vital Kamerhe, et deux autres co-accusés. On leur reproche pour le détournement présumé de près de 57 millions de dollars destinés à la construction de logements sociaux promis par le nouveau chef de l'État.

Le procès se poursuit, et un autre juge a été désigné pour présider le tribunal.

Le verdict est attendu pour le 20 juin prochain.

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Plus de 1000 détenus se sont évadés de la prison de Beni

Un garçon passe devant le mur d'un centre de traitement du virus Ebola à Beni, en RDC, le 1er avril 2019. REUTERS/Baz Ratner

Au moins un millier de prisonniers, dont des présumés membres des Forces démocratiques et alliées (ADF), se sont évadés de la prison de Beni dans l'Est de la République démocratique du Congo, après une attaque attribuée à ce groupe armé, ont indiqué mardi des sources administrative et policière.

"La prison de Kangbayi a été attaquée par des ADF", a déclaré à l'AFP Modeste Muhindo Bwakanamaha, maire par intérim de Beni.

"Seule une centaine de détenus n'ont pas quitté la prison sur les 1.455 qui s'y trouvaient", a-t-il ajouté.

Selon Radio Okapi, les assaillants étaient lourdement armés et ils ont d'abord attaqué une position de l'armée qui surveillait la prison.

"Deux prisonniers (ont été) tués par balles et sur 1.300 détenus, un grand nombre s'est volatilisé dans la nature" après cette attaque conduite "par des rebelles ADF, vers 4h30", a pour sa part indiqué la police sur Twitter.

Des dizaines de militaires et policiers sécurisaient la prison mardi avant midi, tandis que les autorités locales visitaient le lieux, a constaté un correspondant de l'AFP.

Deux véhicules blindés de la Mission des Nations unies au Congo (Monusco) étaient positionnés sur les lieux.

Des riverains venus sur le lieux disaient craindre une recrudescence de "l'insécurité" après cette spectaculaire évasion, d'après les témoignages recueillis par l'AFP.

Les ADF sont accusés du massacre de plus d'un millier de civils dans la région de Beni depuis octobre 2014.

Ils sont accusés d'avoir tué des centaines de civils rien que depuis novembre l'année dernière, quand l'armée congolaise a annoncé une offensive contre leurs bases et leurs leaders dans la forêt et la jungle autour de Beni.

La radio onusienne Okapi précise que des combattants Maï-Maï faisaient aussi partie de ceux qui se sont évadés lors de l'attaque de mardi.

Les évasions ne sont pas rares dans les prisons surpeuplées de la RDC, construite pour la plupart pendant l'époque coloniale, avant 1960.

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