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Centrafrique

Ouverture à Khartoum des pourparlers de paix

Le parlement centrafricain lors de la réception du secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, le 27 octobre 2017

Des pourparlers de paix entre les autorités de Bangui et les 14 groupes armés opérant sur le territoire centrafricain ont débuté jeudi à Khartoum, a annoncé la mission de l'ONU en Centrafrique (Minusca).

"Début aujourd'hui des pourparlers inter-centrafricains à Khartoum pour une sortie de crise", a indiqué la mission de l'ONU en Centrafrique (Minusca).

Ce dialogue, préparé depuis 2017 par l'Union africaine (UA) et soutenu par les principaux partenaires de Bangui, doit rassembler autour de la table de négociations les principaux chefs de groupes armés et une importante délégation gouvernementale.

C'est la première fois que ces chefs de groupes armés dialogueront eux-mêmes avec des émissaires de haut-rang des autorités centrafricaines, le directeur de cabinet du président Faustin-Archange Touadera et des ministres.

Ces négociations, dont le but est d'aboutir à un accord et à la mise en place d'un comité de suivi, devraient durer "deux à trois semaines", selon les autorités soudanaises.

Elles se tiennent alors que la majorité du territoire est sous le contrôle des groupes armés, qui combattent entre eux et contre l'ONU pour s'accaparer les ressources -uranium, or, bétail.

Sept accords de paix ont déjà été signés depuis le début de la crise centrafricaine, fin 2012, sans qu'aucun n'arrive à ramener la stabilité dans ce pays d'Afrique centrale de 4,5 millions d'habitants.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, des combattants d'un des principaux groupes armés, l'Unité pour la paix en Centrafrique (UPC, issu de l'ex-rébellion musulmane Séléka), ont attaqué une position de la Minusca à Bambari (centre), selon une source onusienne.

Cette ville stratégique a été théâtre de combats entre l'UPC et l'ONU mi-janvier, qui ont fait au moins 6 morts et une trentaine de blessés. L'ONU avait indiqué mercredi que Bambari était "sous contrôle".

Le chef de l'UPC, Ali Darassa, a indiqué qu'il ne participerait pas au dialogue. Des tractations sont en cours pour le convaincre de changer d'avis, selon des sources concordantes.

Mercredi, l'ancien président centrafricain, François Bozizé, renversé en 2013 par la Séléka et exilé en Ouganda, s'est offusqué d'être "tenu, une fois de plus à l'écart d'une réunion si décisive", dans une lettre ouverte.

M. Bozizé, impliqué dans deux tentatives de coup d'Etat ratées et un troisième réussi en 2003 avec l'appui du Tchad, est sous le coup de sanctions internationales.

Il est fortement soupçonné d'avoir instrumentalisé, après avoir été renversé, les milices antibalaka (antimachettes, groupes prétendant défendre les chrétiens) qui ont mené une violente chasse aux musulmans dans Bangui et le reste du pays.

Les groupes armés nés de cette crise sévissent toujours en Centrafrique, pays classé parmi les plus pauvres du monde où un quart de la population a du fuir son domicile.

Avec AFP

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Trois mouvements rebelles déposent les armes dans l'ouest

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Au moins 5 morts dans des combats entre groupes armés dans le nord-est

Des soldats tanzaniens de la Minusca, la mission de maintien de la paix de l'ONU en République centrafricaine patrouillent la ville de Gamboula le 6 juillet 2018.

Au moins cinq combattants ont été tués dans un accrochage entre miliciens de groupes armés près de Birao, dans l'extrême nord-est de la Centrafrique, a-t-on appris mardi de sources concordantes.

Des miliciens du Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ) ont tenté dimanche d'acheminer des caisses de munitions de chasse en provenance du Soudan, selon des sources humanitaires. Ils ont été arrêtés par des combattants du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC) dans le village d'Amdafock, à 60km au nord de Birao.

"Nous avons interdit la circulation des armes et des munitions dans notre zone", a déclaré à l'AFP Abdoulaye Hissène, chef militaire du FPRC. Les éléments du MLCJ "voulaient traverser avec des cartons de munitions et ont été bloqués par nos agents. Du coup, ils sont partis se regrouper et sont venus nous attaquer sur des motos".

Une version contredite par Ali Abderamane, chef d'état-major du MLCJ : "Les éléments du FPRC ont tenté de dépouiller nos hommes alors qu'ils se rendaient au marché d'Amdafock", a-t-il affirmé à l'AFP.

Le bilan provisoire s'élève à 5 morts, dont 4 dans les rangs du FPRC, selon des sources humanitaires.

"Le FPRC tient toujours cinq de nos hommes en otage. S'ils ne sont pas libérés, nous répondrons. Il y aura des représailles", a menacé Ali Abderamane.

Malgré la signature d'un accord de paix de Khartoum, le 6 février, la situation sécuritaire reste particulièrement fragile dans le pays. Cet accord, signé par 14 groupes armés, prévoit notamment le désarmement des groupes qui mettent en coupe réglée les territoires en province.

Selon l'ONU, entre 50 et 70 violations de l'accord de paix sont rapportées chaque semaine.

Le 22 mai, au moins trente civils ont été tués par des éléments appartenant au groupe 3R, dans la région de Paoua, dans le nord du pays.

Riche en ressources naturelles, la Centrafrique est déchirée par la guerre, qui a forcé près d'un quart de ses 4,5 millions d'habitants à fuir leur domicile.

20 millions d'euros de l'UE pour restaurer l'autorité de l'Etat

Les FACA lors d'une parade à Bangui, en Centrafrique, le 17 août 2018. (VOA/Freeman Sipila)

La cheffe de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, a officialisé vendredi le lancement de projets d'appui de l'UE à la restauration de l'autorité de l'Etat centrafricain, pour un montant de 20 millions d'euros.

Parmi ces projets, figurent la formation de 1.000 nouvelles recrues des forces armées centrafricaines par la mission de l'UE et la construction d'armureries et de sites de stockage, condition préalable à la levée de l'embargo sur les armes imposé au pays, a expliqué à la presse Mme Mogherini, en déplacement dans la ville de Bouar, dans l'ouest de la Centrafrique.

La rénovation du camp Leclerc de Bouar, destiné à devenir le quartier général des forces armées centrafricaines dans la zone ouest, est également prévue. Bouar a longtemps été une base de l'armée française dans le pays.

"Ici à Bouar nous pouvons voir les premières preuves tangibles de la paix. C'est ici que le désarmement a démarré et donné des premiers résultats, certes encore très timides, mais significatifs", a déclaré la diplomate de l'UE, accompagnée à Bouar par le président centrafricain Faustin-Archange Touadera.

Mme Mogherini et le président de la République ont ensuite participé à la première réunion du comité préfectoral de mise en oeuvre de l'accord de paix composé des représentants des autorités locales, de la société civile et des groupes armés de la zone.

L'accord de paix de Khartoum, signé en février, "a des chances concrètes de réussir", a-t-elle estimé.

Les principaux groupes armés, qui tiennent les territoires en province, n'ont pas encore désarmé.

La Centrafrique, pays de 4,5 millions d'habitants classé parmi les plus miséreux au monde, a basculé dans la violence et le chaos en 2013, après le renversement du président François Bozizé par la rébellion de la Séléka.

L'accord de paix de Khartoum est le huitième conclu depuis 2013.

Cette visite est la dernière étape africaine de la tournée internationale de Federica Mogherini qui s'est rendue au Burkina Faso, au Mali et au Niger, pays membres du G5 Sahel engagés dans la lutte contre les groupes jihadistes de la région.

Nouvelles violences au PK5

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