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L'Otan n'a pas encore finalisé le nombre de ses renforts en Afghanistan


Le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg, lors d'une réunion des ministres de la défense de l'OTAN au siège de l'alliance à Bruxelles, Belgique, 8 novembre 2017.

Le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, n'a pas été en mesure d'annoncer jeudi des "chiffres finalisés" concernant les renforts militaires pour la mission de l'Alliance en Afghanistan, s'en tenant à une estimation générale d'une hausse d'environ 3.000 soldats.

"Nous sommes dans un processus d'augmentation du niveau de troupes" mais "nous n'avons pas finalisé cela. Il n'est donc pas possible de donner des chiffres finalisés", a reconnu M. Stoltenberg lors d'une conférence de presse à Bruxelles, au deuxième jour d'une réunion des ministres de la Défense de l'Alliance.

La mission de l'Otan en Afghanistan, "Resolute Support", forte actuellement d'environ 13.000 soldats, devrait en compter "quelque 16.000 l'an prochain", s'est borné à répéter M. Stoltenberg.

"Plusieurs pays" de l'Otan sont encore en train d'affiner leur contribution, a voulu rassurer de son côté le chef des forces de l'Otan en Europe, le général américain Curtis Scaparrotti, devant des journalistes.

Les Etats-Unis, qui demandaient aux autres pays de l'Otan de fournir environ un millier de soldats supplémentaires, pourraient devoir se contenter d'une hausse de 700 soldats, selon des sources diplomatiques.

De leur côté, les Etats-Unis devraient contribuer à hauteur de 2.800 soldats supplémentaires pour la mission qui entraîne et conseille l'armée afghane, mais qui ne participe pas aux combats, selon ces sources.

Cette hausse d'effectifs est l'une des conséquences de la "nouvelle stratégie" pour ce pays annoncée par le président américain Donald Trump l'été dernier.

Washington, qui a renforcé son soutien direct aux forces spéciales afghanes et autres unités en première ligne face aux talibans, souhaite une participation accrue de l'Otan et des partenaires de la mission "Resolute Support" pour qu'ils assurent la formation de l'armée et de la police locale.

Après seize ans de conflit et malgré des centaines de milliards de dollars d'aide internationale pour stabiliser l'Afghanistan, les talibans multiplient les attaques contre l'armée et les attentats, y compris à Kaboul.

La nouvelle approche américaine, alors que Donald Trump a longtemps prôné un retrait d'Afghanistan, a été décidée en août après une longue évaluation de la situation sur le terrain, où les talibans contrôlent désormais près de 40% du territoire.

Mais le général américain John Nicholson, qui dirige la mission de l'Otan en Afghanistan, a estimé jeudi que "les Afghans se sont bien débrouillés" face aux talibans.

"Même s'il y a eu des combats très véhéments, l'ennemi a été incapable de réaliser ses objectifs", a insisté le général Nicholson, en rappelant que les talibans n'avaient pu conquérir aucune grande ville, notamment les capitales provinciales.

Mais les talibans ont réfuté les déclarations des dirigeants de l'Otan.

"Les talibans sont ceux qui, au nom de leur foi et de leur pays, ont forcé à s'agenouiller le demi-million de troupes internationales conduites par l'Otan et équipées d'armements et de technologie modernes", a répondu un porte-parole des insurgés, Zabihullah Mujahid.

Avec AFP

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