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L'opposition boycotte la CENI au Niger


Au Niger, après le renouvellement du bureau de la CENI, l’opposition a fait part de son mécontentement, absente de l'institution.

Le premier défi de cette institution désormais permanente est de travailler à faire siéger en son sein l’opposition politique qui la boude.

"Nous allons travailler ensemble pour que chacun regagne sa place dans l’intérêt de la république et de la démocratie", a déclaré l'ancien président de la CENI en 1999, Issaka Souna, juste après la cérémonie de prestation de serment.

"Nous savons qu’il y aura des difficultés et nous sommes prêts à les gérer", a-t-il ajouté.

Cette absence de l’opposition au sein de la CENI ne semble pourtant pas inquiéter l’exécutif.

Pour Mohamed Bazoum , ministre de l’Intérieur en charge des questions électorales, "le jour où l’opposition se décidera à venir à la CENI, une cérémonie de prestation sera organisée", et d’ajouter que "le plus tôt possible serait le mieux".

Le code électoral nigérien prévoit une représentation équilibrée entre opposition et majorité (trois pour chacun) au niveau de la CENI.

"Cela n’existe pas dans d’autres pays", rappelle le ministre qui estime que ce peut être une bonne option.

Dans une sortie médiatique, et la veille de cette cérémonie de prestation de serment, les partis politiques de l’opposition et ceux dit "non affiliés" ont réitéré leur option de récusation de la CENI parce que le processus ayant conduit à sa mise en place n’a pas été consensuel.

"La composition de la CENI ne prend pas en compte les partis politiques non affiliés d’une part. D’autres part, seuls trois des treize membres qu’elle compte ne relèvent pas du PNDS Tayyara (le parti au pouvoir)", souligne une déclaration publique lue par Falké Bacharou.

Le FRDDR et le FPNA/AD rejettent la loi électorale et la CENI et appellent les Nigériens à une mobilisation pour "la république" conclut la déclaration.

La Commission électorale nationale indépendante permanente a pour mission d’élaborer un fichier électoral biométrique sur la base duquel les futurs élections générales seront organisées, comme la présidentielle prévue en 2121.

Abdoul-Razak Idrissa, correspondant à Niamey

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