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Plus de 400.000 personnes ont fui le Burundi depuis avril 2015

Dans les rues de Bujumbura, au Burundi, le 20 mars 2017.

Le porte-parole de l'HCR, Babar Baloch, a partagé l'inquiétude de l'ONU sur la situation au Burundi lors d'une conférence de presse à Genève. Depuis 2015, plus de 410 000 personnes ont fui leurs maisons.

"La Tanzanie accueille la majorité des réfugiés burundais, dont 249 000 ont déjà été accueillis dans trois camps surpeuplés. Le Rwanda accueille quelque 84 000 réfugiés avec 45 000 autres en Ouganda et quelque 41 000 en République démocratique du Congo", a annoncé le porte-parole de l'HCR Babar Baloch.

Le HCR a réactualisé ses besoins de financement pour la situation du Burundi: 250 millions de dollars contre 214 dollars sont maintenant nécessaires. Néanmoins, l'organisation internationale n'a reçu que 2 % du montant.

"L'éducation des enfants réfugiés est gravement affectée car les écoles ne peuvent pas d'accueillir tous les élèves. En Tanzanie, il faudrait construire plus de 600 nouvelles classes", a-t-il expliqué.

"En RDC, les centres ne peuvent accueillir les réfugiés entrants, les obligeant à vivre dans des conditions extrêmement défavorisées, souvent sans abri. Le sous-financement entrave les efforts du HCR qui tente d'ouvrir un refuge à Mulongwe, dans la région du Sud-Kivu en RDC", raconte-t-il.

Le HCR et ses partenaires ont souligné la protection et les risques pour la santé et le risque d'une nouvelle poussée de choléra.

Un plus petit nombre de réfugiés burundais ont également fui vers le Kenya et vers des pays d'Afrique australe comme la Zambie, le Mozambique, le Malawi et l'Afrique du Sud.

Le HCR renouvelle son appel aux donateurs pour qu'ils continuent de soutenir les pays qui accueillent les réfugiés burundais.

"Nous répétons également notre appel aux pays voisins pour permettre un accès continu à ceux qui fuient la situation au Burundi et à ne pas renvoyer les réfugiés contre leur volonté", a conclu le porte-parole de l'HCR Babar Baloch.

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Tshisekedi promeut son oncle et confirme le chef d'état-major

Mgr Gérard Mulumba, oncle du président Félix Tshisekedi, Kinshasa, le 1er février 2019. (Facebook/Fatshi News)

Le président congolais Félix Tshisekedi a nommé un de ses oncles à l'intendance des services de la présidence en République démocratique du Congo, tout en confirmant dans ses fonctions le chef d'état-major nommé par son prédécesseur Joseph Kabila.

Le président Tshisekedi a nommé son oncle, le cardinal Gérard Mulumba, "chef de la maison civile" du chef de l'État, avec rang de ministre, dans une ordonnance lue mercredi sur la chaîne d'Etat.

Mgr Gérard Mulumba est le frère du père de l'actuel président, l'ex-Premier ministre et opposant Etienne Tshisekedi, décédé à Bruxelles le 1er février 2017.

Sa nomination intervient juste après l'annonce du rapatriement du corps et des funérailles d'Etienne Tshisekedi à Kinshasa du 30 mai au 1er juin. Le corps était en Belgique depuis plus de deux ans faute d'accord sur les funérailles avec l'ancien régime du président Kabila.

Placée sous l'autorité directe du président de la République, la maison civile du chef de l'État est chargée de la gestion du service de l'intendance et de la logistique des résidences et sites présidentiels privés, du secrétariat privé du chef de l'État et du service médical présidentiel.

M. Tshisekedi a reconduit le général Célestin Mbala Musense au poste du chef d'état-major des Forces armées de la RDC, en le promouvant au grade de "général d'armée".

Célestin Mbala avait été installé en 2018 par l'ancien président Joseph Kabila.

Le président a nommé le général major Jean-Claude Yav chef de la maison militaire. Un autre général, François Kabamba, a été nommé conseiller militaire du chef de l'État.

Au moins 20 morts dans une attaque de "bandits" dans le nord

Des membres de la police nigériane poursuivent les manifestants du Mouvement islamique du Nigéria (IMN) à Abuja le 17 avril 2018.

Une vingtaine de personnes au moins ont été tuées mardi dans l'attaque de "bandits" armés contre un village de fermiers, dans l'Etat de Katsina, dans le nord-ouest du Nigeria, cible de gangs criminels ces derniers mois, a indiqué la police mercredi.

Les assaillants arrivés en moto ont lancé leur raid contre le village de Yargamji (district de Batsari) en ouvrant le feu sur les habitants et "ont tué 18 personnes", a déclaré le porte-parole de la police de l'Etat de Katsina, Gambo Isah.

Une milice d'auto-défense est arrivée d'un village voisin pour défendre les fermiers attaqués et les combats se sont poursuivis dans la forêt où les cadavres de deux miliciens tués par balle ont ensuite été récupérés, selon la police.

Les habitants affirment que ces combats ont fait davantage de morts et qu'un raid du même type a visé le village proche de Mara Zamfarawa où cinq autres villageois ont été tués, selon l'un d'entre eux Sada Iro.

L'État de Katsina, à quelque 350 km au nord d'Abuja, la capitale fédérale, est le théâtre d'une série d'attaques similaires depuis ces derniers mois.

Les gangs criminels, qui n'ont pas d'idéologie affichée, mènent régulièrement des raids dans les villages, volant du bétail, brûlant des maisons, pillant de la nourriture et procédant à des enlèvements contre des rançons.

Les communautés rurales ont formé des milices d'autodéfense pour pallier le manque de policiers ou de militaires dans ces zones difficiles d'accès.

Mais ces forces d'autodéfense sont-elles mêmes accusées d'exécutions extrajudiciaires de bandits présumés, ce qui exacerbe les violences.

Le vaste Nigeria est confronté à de multiples défis en matière de sécurité, notamment les attaques du groupe islamique Boko Haram et les affrontements intercommunautaires entre éleveurs et agriculteurs qui se disputent les terres dans un pays à la démographie galopante.

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