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Coronavirus

Omicron: l'Afrique du Sud veut accélérer la vaccination

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa au Parlement sud-africain le 22 mai 2019 au Cap

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a appelé lundi la population d'Afrique du Sud à se faire vacciner rapidement face au nombre record de contaminations au Covid-19 dus au nouveau variant Omicron détecté pour la première fois fin novembre dans le pays.

L'Afrique du Sud, officiellement pays le plus touché du continent par le virus, a dépassé les trois millions de cas la semaine dernière avec un taux de positivité atteignant désormais 25% contre 2% il y a deux semaines.

"Nous faisons face à un taux de contamination sans précédent depuis le début de la pandémie", a affirmé le président Ramaphosa dans sa lettre d'information hebdomadaire.

"J'appelle tous les Sud-Africains à se faire vacciner sans attendre", a-t-il ajouté, soulignant que la nouvelle forme du virus est le principal vecteur de cette nouvelle vague.

Le gouvernement réfléchit à rendre la vaccination obligatoire depuis l'apparition d'Omicron. Certaines entreprises privées ont déjà pris les devants et imposé le vaccin à leurs personnels.

La première entreprise de télécommunications africaine, MTN, a annoncé lundi la vaccination obligatoire pour ses employés: "Nous devons faire en sorte que nos lieux de travail soient aux normes en matière de santé et sécurité", a déclaré dans un communiqué le président de MTN, Ralph Mupita.

Discovery, la première assurance maladie d'Afrique du Sud, a été une des premières à appliquer la mesure et 94% de son personnel est vacciné à ce jour.

Quelque 14,8 millions de Sud-Africains sont complètement vaccinés, soit environ 25% de la population, alors que les autorités ont fixé un objectif de 70% de vaccinés d'ici la fin de l'année.

Depuis ce weekend, des centres de vaccination ouvrent partout - centres commerciaux, arrêts de bus, églises, aéroports, centres sportifs, etc... - afin de tenter d'atteindre le plus grand nombre de candidats à la vaccination.

Malgré la hausse exponentielle des infections, le nombre de décès reste limité, avec notamment un seul décès dimanche pour 11.125 nouveaux cas.

La province la plus peuplée du Gauteng, qui compte la capitale Pretoria et la plus grande ville du pays Johannesburg, enregistre la majorité des nouveaux cas.

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Le confinement a conduit à un boom du marché immobilier américain

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Aux États-Unis, les experts affirment que les tendances post-pandémiques continuent d’être le moteur du marché immobilier. Les prix des maisons ont augmenté de près de 30% par rapport à ceux d’il y a deux ans, selon Zillow, un géant immobilier spécialiste du domaine.

Joe Biden a contracté le coronavirus

Le président Joe Biden fait une déclaration aux journalistes à l'hôtel Waldorf Astoria Jeddah Qasr Al Sharq, le 15 juillet 2022, à Jeddah, en Arabie saoudite.

Âgé de 79 ans, Joe Bien est vacciné et a il déjà reçu deux doses de rappel. Il sera isolé mais "continuera à assumer la totalité de ses fonctions", précise la Maison Blanche.

Joe Biden, 79 ans et président le plus âgé jamais élu aux Etats-Unis, a été testé positif au Covid-19 jeudi mais ne présente que des "symptômes très légers", selon un communiqué de sa porte-parole Karine Jean-Pierre.

Le démocrate, qui jusqu'ici n'avait jamais été testé positif, a "commencé à prendre du Paxlovid", la pilule anti-Covid de Pfizer, et va s'isoler à la Maison Blanche jusqu'à ce qu'il soit à nouveau négatif, a-t-elle indiqué.

Le président, pleinement vacciné et qui a reçu deux doses de rappel, "continuera à assumer la totalité de ses fonctions" pendant ce temps, selon le communiqué.

"Il a été en contact avec des membres de l'équipe de la Maison Blanche par téléphone ce matin, et il participera aux réunions prévues ce matin à la Maison Blanche par téléphone et par Zoom" depuis ses appartements privés, a précisé Karine Jean-Pierre.

"Robuste"

"Par souci de grande transparence", la Maison Blanche a promis de communiquer "chaque jour" sur l'état de santé de Joe Biden, qu'un examen médical en novembre dernier avait trouvé "robuste" et "apte" à exercer ses fonctions.

Le dernier test négatif du chef d'Etat américain, qui a effectué la semaine dernière une tournée en Israël et en Arabie saoudite, remontait à mardi, a précisé Karine Jean-Pierre.

Le président, qui veut faire campagne avant des élections législatives en novembre, avait initialement prévu un déplacement en Pennsylvanie jeudi et un autre en Floride lundi prochain.

Les Etats-Unis enregistrent actuellement environ 130.000 nouveaux cas de Covid-19 par jour, un chiffre par ailleurs sous-estimé selon les experts, et le nombre d'hospitalisations est également en hausse. Le très contagieux sous-variant BA.5 d'Omicron est dominant dans le pays, où il représente environ 80% des cas.

Paxlovid

Le paxlovid, que prend donc Joe Biden, est un traitement antiviral qui agit en diminuant la capacité du virus à se répliquer, freinant ainsi la progression de la maladie. Il doit être pris dans les premiers jours après l'apparition des symptômes pour être efficace.

Il est recommandé aux Etats-Unis pour les personnes à risque de développer un cas grave de la maladie, une catégorie dans laquelle entre le président américain en raison de son âge.

Le prédécesseur de Joe Biden, le républicain Donald Trump, avait annoncé le 2 octobre 2020 sur Twitter avoir été testé positif au Covid-19.

Il avait été évacué par hélicoptère de la Maison Blanche vers l'hôpital militaire de Walter Reed, et y avait été soigné pendant trois nuits.

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L'ex-Premier ministre guinéen Ibrahima Kassory Fofana poursuivi pour "détournement" de fonds Covid

ARCHIVES - Le Premier ministre Ibrahima Kassory Fofana, à droite, discute avec des représentants des syndicats et du patronat à Conakry, Guinée, 18 juillet 2018. (Twitter/ Ibrahima Kassory Fofana)

En détention depuis avril, il est poursuivi pour "détournement" présumé de plus de 40 millions de dollars destinés à la gestion de l'épidémie du coronavirus.

Ibrahima Kassory Fofana, Premier ministre de Guinée jusqu'au coup d'Etat militaire de 2021 et en détention depuis avril, est poursuivi pour "détournement" de plus de 40 millions de dollars destinés à la gestion de l'épidémie de Covid et des décaissements non justifiés, a révélé vendredi le procureur général de Conakry.

M. Fofana, dernier Premier ministre du président Alpha Condé (2010-2021), renversé en septembre 2021 par la junte dirigée par le colonel Mamady Doumbouya, est inculpé et écroué depuis le 6 avril pour "détournement" de fonds publics. Mais les faits qui lui sont reprochés n'avaient jusqu'ici pas été dévoilés.

"Nous reprochons à M. Ibrahima Kassory Fofana (un) détournement de plusieurs milliards de francs guinéens (...) notamment la somme de 46,2 millions de dollars dans le cadre de la procédure d'urgence pour supporter l'épidémie de Covid-19", a déclaré, lors d'une conférence de presse le procureur général Ali Touré, nommé par la junte au pouvoir.

Des montants de "81,2 milliards de francs guinéens" (plus de 9 millions d'euros) ont été "entièrement décaissés sur ordonnance de M. Ibrahima Kassory Fofana. Nous n'avons aucune justification de l'utilisation de ce montant", a déclaré le procureur, sans préciser la destination initiale de cet argent.

En outre, "des mouvements suspects dans ses comptes bancaires ont été constatés", a-t-il ajouté.

M. Fofana avait été inculpé et écroué le 6 avril avec trois autres ex-responsables, l'ancien ministre de la Défense Mohamed Diané, celui de l'Environnement Oyé Guilavogui et celui des hydrocarbures Zakaria Coulibaly.

Chef du gouvernement de mai 2018 jusqu'au coup d'Etat de septembre 2021, il venait d'être désigné, le 31 mars, à la tête de l'ex-parti au pouvoir sous M. Condé, jusqu'à un prochain congrès.

Les militaires qui ont pris le pouvoir par la force ont fait de la lutte contre la corruption réputée endémique en Guinée un de leurs grands combats proclamés. Plusieurs anciens responsables sont détenus dans ce cadre.

Le colonel Mamady Doumbouya, chef de la junte qui s'est fait investir président, a assuré qu'il n'y aurait pas de "chasse aux sorcières" mais que la justice serait la "boussole" du pays.

Covid-19: levée des restrictions sanitaires à Maurice

L'entrée de l'aéroport international Sir Seewoosagur Ramgoolam à Maurice le 1er octobre 2021.

L'île Maurice a levé la plupart des restrictions sanitaires qui prévalaient encore pour contrer la pandémie de Covid-19, permettant notamment la réouverture des bars et nightclubs et la suppression du port du masque obligatoire en public afin de relancer son activité touristique.

Maurice "entre dans une nouvelle phase", s'est félicité mardi soir le Premier ministre Pravind Jugnauth dans une adresse à la nation pour annoncer ces nouvelles dispositions après deux années de restriction.

"Des décisions difficiles ont dû être prises, particulièrement un confinement total qui a eu des conséquences sur l'économie", a rappelé le Premier ministre en se félicitant notamment du taux de vaccination atteint par Maurice.

"Nous ne nous sommes pas précipités pour rouvrir nos frontières, cela a été fait par étapes et nous constatons que c'est une formule qui a bien fonctionné", a souligné M. Jugnauth en concluant : "Maintenant, c'est avec confiance que nous pouvons entrer dans une nouvelle phase".

Le port du masque ne sera plus obligatoire dans l'espace public, mais restera imposé dans les centres de santé et les transports publics.

Les restrictions sur les rassemblements publics - mariages, funérailles, lieux de culte, etc... - sont levées, a indiqué le Premier ministre.

Bars et nightclubs peuvent rouvrir, tout comme les grandes enceintes sportives et l'interdiction de pique-nique sur les plages est levée.

Le Premier ministre a néanmoins encouragé la population à rester vigilante quant à la propagation du virus et à prendre des précautions.

Maurice avait rouvert ses portes aux visiteurs internationaux début octobre, mais un rebond de la pandémie dès le mois suivant avait imposé une nouvelle vague de mesures de restriction, faisant replonger une industrie touristique vitale pour le pays.

Inauguration à Kigali de la première usine de vaccins à ARN messager d'Afrique

L'Afrique est le continent le moins vacciné au monde contre le Covid-19, avec moins de 20% de ses 1,2 milliard d'habitants ayant reçu deux doses de vaccin.

La première usine de vaccins à ARN messager d'Afrique a été inaugurée jeudi au Rwanda, avec pour objectif de fabriquer d'ici début 2024 des traitements contre le Covid-19 et d'autres maladies à destination de millions d'habitants du continent.

L'usine installée par le laboratoire pharmaceutique allemand BioNTech dans la capitale rwandaise Kigali est la première de trois prévues sur le continent africain.

"Cette inauguration est une étape historique vers l'équité en matière de vaccins", a déclaré le président rwandais Paul Kagame lors d'une cérémonie en présence du chef de l'Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, du chef de la Commission de l'Union africaine, Moussa Faki Mahamat, et d'autres hauts responsables.

L'Afrique est le continent le moins vacciné au monde contre le Covid-19, avec moins de 20% de ses 1,2 milliard d'habitants ayant reçu deux doses de vaccin. La pandémie a révélé l'énorme dépendance de l'Afrique aux vaccins importés et son retard technologique par rapport à l'Europe, à la Chine et aux États-Unis. "La meilleure façon de lutter contre les inégalités est de mettre les outils entre les mains de ceux qui en ont le plus besoin", a affirmé Tedros Adhanom Ghebreyesus.

BioNTech a indiqué qu'elle prévoyait d'employer une centaine de Rwandais une fois l'usine opérationnelle et de les former à la fabrication de plusieurs nouveaux vaccins utilisant la dernière technologie d'ARNm. "L'idée est vraiment que (...) les vaccins pour les Africains soient produits sur le continent africain", a souligné à l'AFP le PDG de BioNTech, Ugur Sahin.

Il a assuré que la technologie déployée au Rwanda – et qui le sera plus tard dans des usines en Afrique du Sud et au Sénégal – garantit que les vaccins seront produits "avec la même qualité que partout ailleurs". "Pourquoi les Africains n'auraient-ils pas accès aux produits pharmaceutiques les plus modernes et les plus efficaces ? Il n'y a aucune raison à cela", a-t-il ajouté.

La production concernera des vaccins contre le Covid mais aussi des traitements pionniers actuellement en phase de développement contre le paludisme, la tuberculose et le VIH, maladies qui font des ravages en Afrique. Les essais sur l'homme d'un vaccin antipaludique BioNTech utilisant la technologie de l'ARNm devraient commencer fin 2022.

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