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États-Unis

Obama salue la mémoire des 40.000 morts du camp de concentration de Dachau en Allemagne

Le président Barack Obama le 28 avril 2015.

Le président Barack Obama s’est exprimé à l’occasion de la commémoration des 70 ans de la libération du camp par les Américains.

Obama a rappelé que les forces américaines avaient libéré et démantelé, exactement 70 ans plus tôt, ce camp qui était le premier du genre que le régime nazi avait instauré. Il a, au passage, salué le sacrifice des soldats américains.

"Il est impossible d'imaginer que de telles choses existent dans un monde civilisé", a dit le président américain, reprenant les mots du capitaine Timothy Brennan destinés à sa femme et son enfant après avoir libéré le camp.

Entre 1933 et 1945, plus de 200.000 personnes ont été internées dans ce camp situé à environ 20 kilomètres au nord de Munich.

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Bientôt, une noire américaine sur les billets de 20 dollars ?

Design of the Harriet Tubman 20 dollar bill

L'administration Biden, nouvellement investie, va relancer le projet emblématique de faire figurer le portrait de la militante anti-esclavagiste noire Harriet Tubman sur les billets de 20 dollars. Un projet initié en 2016 par Barack Obama et abandonné par le gouvernement de Donald Trump.

"Le secrétariat au Trésor prend des mesures pour relancer les efforts en vue de mettre Harriet Tubman sur les nouvelles coupures de 20 dollars", a indiqué la porte-parole de la présidence, Jen Psaki.

"Il est important que nos billets, notre argent (...) reflètent l'histoire et la diversité de notre pays et l'image d'Harriet Tubman ornant la nouvelle coupure de 20 dollars les reflète de façon évidente", a-t-elle expliqué.

Une première

Si ce projet aboutit, la militante (1822-1913) deviendra la première personnalité afro-américaine à figurer sur un billet de banque aux Etats-Unis. Elle devrait remplacer le président populiste Andrew Jackson (1767-1845), qui occupa la Maison Blanche de 1829 à 1837 et qui était considéré comme le premier président "populiste" du pays. Un personnage très controversé, admiré par Donald Trump qui avait installé son portrait dans le Bureau ovale.

Harriet Tubman a fui l’esclavage et fait passer des dizaines d'esclaves vers le nord des Etats-Unis et le Canada avant et pendant la guerre de Sécession, avant de participer à la lutte pour le droit de vote des femmes. Son combat, au sein du réseau secret d'évasion "Underground railroad", a fait l'objet d'un long-métrage en 2019.

"Impeachment": Des députés livrent l'acte d'accusation de Trump au Sénat

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Le Sénat formellement saisi contre Trump, procès en vue début février

Le président américain Donald Trump brandit une copie de la première page du quotidien USA Today montrant des nouvelles de son acquittement, à Washington, aux États-Unis, le 6 février 2020.

Les sénateurs américains prêtent serment mardi en tant que juges et jurés dans le cadre du second procès de mise en accusation de l'ancien président Donald Trump.

Le procès proprement dit ne commencera pas avant la semaine du 8 février, afin de donner aux législateurs qui feront office de procureurs et à l'équipe de défense de M. Trump le temps de se préparer. Ce délai supplémentaire permettra également au Sénat de confirmer un plus grand nombre de membres du gouvernement du président Joe Biden.

Les élus de la Chambre des représentants, qui font office de procureurs, ont fait leur entrée cérémoniale au Sénat lundi soir pour remettre l’acte de mise en accusation. Un acte qui accuse M. Trump d'incitation à l'insurrection dans le cadre de l'assaut du Capitole par une foule de ses partisans le 6 janvier. Une attaque qui a conduit à la mort de cinq personnes.

Le représentant Jamie Raskin (Maryland), ancien professeur de droit constitutionnel, va diriger l’équipe des démocrates.

De son côté, M. Trump a engagé l'avocat spécialiste de l'éthique et des élections Butch Bowers pour diriger sa défense aux côtés de Deborah Barbier, une ancienne procureure fédérale.

C’est le sénateur du Vermont Patrick Leahy, doyen des démocrates dans la chambre haute, qui présidera le procès de destitution, après le désistement du juge en chef de la Cour suprême, John Roberts.

La Constitution américaine prévoit que le chef de la Cour suprême préside les audiences de destitution d'un président, mais comme M. Trump a quitté le pouvoir le 20 janvier, le juge Roberts n’est pas tenu de présider.

Il faut une majorité de deux tiers pour que l’ancien président soit jugé coupable. Or le Sénat étant divisé entre 50 républicains et 50 démocrates, 17 républicains devraient se retourner contre l’ancien chef de l’exécutif, lui-même républicain, en supposant que tous les démocrates votent en bloc contre l'ancien président. Tâche herculéenne.

Les républicains sceptiques

Déjà, le No.2 des sénateurs républicains, John Cornyn (Texas), s’est dit opposé à une condamnation rétroactive de Donald Trump.

"Dans notre système, une des façons d'être puni est de perdre une élection", a déclaré M. Cornyn, estimant que l’ancien président ne mérite pas cette sanction supplémentaire.

Pour sa part, la sénatrice républicaine Joni Ernst (Iowa), a déclaré que s’il est vrai que M. Trump "a fait preuve d'un mauvais leadership", il serait injuste de lui faire porter le chapeau de l’assaut au Capitole. Pour elle, la responsabilité revient aux individus qui ont choisi de le faire de leur propre gré.

Des arguments battus en brèche par le nouveau leader de la majorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer (New York).

"Il n'y a qu'une seule question en jeu. Une seule question à laquelle les sénateurs des deux partis devront répondre, devant Dieu et leur propre conscience : l'ancien président Trump est-il coupable d'incitation à l'insurrection contre les États-Unis ?", a déclaré M. Schumer.

"Il s'agit du crime le plus grave contre la Constitution que l'on puisse imaginer", a tweeté un autre démocrate, le sénateur Jeff Merkley (Oregon). "Chaque sénateur a été un témoin ; chaque sénateur a fait l'expérience de la menace qui pèse sur le fondement même de notre démocratie. Nous devons la traiter avec un sérieux absolu et conduire le procès en conséquence", a-t-il ajouté.

Si M. Trump est reconnu coupable, un autre vote devrait avoir lieu pour décider s’il doit être banni à vie de tout poste fédéral. Là, une majorité simple est requise.

Donals Trump, 74 ans, est le seul président américain en 245 ans d'histoire du pays à avoir été mis en accusation deux fois par la Chambre des représentants.

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