Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

États-Unis

Obama demande aux Américains de se mobiliser contre la pauvreté

Le président Barack Obama, au sommet sur la pauvreté à l'université de Georgetown à Washington, D.C. (AP Photo/Pablo Martinez Monsivais)

Personne ne veut être pauvre, mais les gens naissent souvent dans la pauvreté, a constaté le président américain.

Le président Barack Obama a appelé mardi les Américains à se mobiliser davantage pour lutter contre la pauvreté dans leur pays, et combler le fossé croissant entre les classes les plus aisées, la classe moyenne, et les pauvres.

S’exprimant à l’occasion d’une conférence sur la pauvreté à l'université de Georgetown, ici à Washington, M. Obama a élargi le débat, disant qu'il n'y a aucune raison que l'une des nations les plus prospères au monde ne puisse pas faire davantage pour renforcer l'égalité.

Les Etats-Unis, a constaté le chef de l’exécutif, ont « été en mesure de réduire la pauvreté après avoir décidé de s’y attaquer ». Mais le pays fait face à une question fondamentale : a-t-il la volonté de faire davantage?

« Quelle est la part de notre richesse collective et du budget que nous sommes prêts à investir dans ce qui peut permettre à un enfant pauvre dans une ville rurale, ou dans les Appalaches, ou dans les centres-villes, d’accéder à ce dont il a besoin, qu’il s’agisse de conseillers, de réseaux sociaux, ou de livres et ordinateurs décents, et ainsi de suite – bref, ce qu’il lui faut pour réussir?» s’est interrogé M. Obama. « Aujourd’hui, ils ne disposent pas de ces atouts », a-t-il insisté.

Personne ne veut être pauvre, mais les gens naissent souvent dans la pauvreté. Ou bien, les premières années de leur vie sont difficiles, fréquemment parce que leurs parents sont au chômage, leurs écoles sont mal équipées ou leurs pères les abandonnent, comme ce fut le cas pour M. Obama dans sa jeunesse.

« Il est difficile d'être pauvre », a déclaré M. Obama. « Les gens ne veulent pas être pauvres. Cela prend beaucoup de temps. C’est stressant. C’est difficile ».

Réduire la pauvreté nécessite de la volonté politique, et des investissements du gouvernement. « Cela va nous coûter de l'argent, ce n’est pas gratuit », a rappelé M. Obama. Certes, le « meilleur programme contre la pauvreté est un emploi », a poursuivi le chef de l’exécutif. Mais voilà, les autorités à tous les niveaux - fédéral, étatique et local - ont souvent abandonné les programmes qu’elles finançaient et qui permettaient d’améliorer l'éducation et d’aider les plus nécessiteux.

M. Obama a évoqué l'écart entre les salaires des chefs d'entreprise et des travailleurs moyens, qui s’est considérablement élargi. Il a également reproché au Congrès, contrôlé par les Républicains, d’avoir refusé de modifier un avantage fiscal spécifique, qui profite aux riches gestionnaires de fonds de couverture.

Toutes les actualités

Covid-19: Seuls 4 Afro-Américains sur 10 acceptent de se faire vacciner

Covid-19: Seuls 4 Afro-Américains sur 10 acceptent de se faire vacciner
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:41 0:00

Investiture de Joe Biden: Le spectre de la violence plane encore

Investiture de Joe Biden: Le spectre de la violence plane encore
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:37 0:00

Une Américaine soupçonnée d'avoir voulu vendre aux Russes l'ordinateur de Pelosi

Riley June Williams, originaire de la Pennsylvanie, identifiée le 17 janvier 2021 par le FBI, est soupçonnée d'avoir voulu vendre aux Russes l'ordinateur de la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi. FBI / Document via REUTERS.

Aux Etats-Unis, une femme de 22 ans est soupçonnée d'avoir voulu, sans succès, vendre aux renseignements russes l'ordinateur de la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi. L’ordinateur avait été dérobé lors de l'attaque du Capitole, le 6 janvier.

Selon l'acte d'accusation, Riley June Williams, originaire de Pennsylvanie, faisait partie des émeutiers qui se sont introduits au Capitole.

Des images diffusées par la chaîne britannique ITV montrent une jeune femme, dont la mère a confirmé l'identité auprès de la chaîne, enjoignant à la foule de se rendre à l'étage du bâtiment.

Un témoin anonyme, interrogé par les autorités américaines, affirme avoir vu d'autres vidéos dans lesquelles Riley Williams se saisit d'un ordinateur (ou d'un disque dur) dans le bureau de Nancy Pelosi.

Selon ce même témoin cité dans l'acte d'accusation, qui affirme être un ex-partenaire de la jeune femme, cette dernière avait prévu d'envoyer le matériel à un contact en Russie afin qu'il le vende aux services de renseignements extérieurs russes (SVR).

L'opération aurait finalement échoué, pour des raisons non précisées, et Riley Williams serait donc toujours en possession de l'ordinateur ou l'aurait détruit.

Un mandat d'arrêt a été émis à l'encontre de la jeune femme, dont la mère a indiqué qu'elle avait quitté le domicile familial.

L'acte d'accusation n'a pour l'instant retenu contre Riley Williams que les chefs d'effraction et de trouble à l'ordre public, mais pas de vol.

Près de 70 personnes ont déjà été inculpées suite aux événements du 6 janvier, selon le ministère américain de la Justice.

Les autorités ont encore procédé ces derniers jours à une série d'interpellations en lien avec ces inculpations.

Les chefs d'inculpation vont d'effraction à port d'armes prohibé en passant par trouble à l'ordre public et agression d'agents de la force publique.

Journée Martin Luther King 2020 aux Etats-Unis

Journée Martin Luther King 2020 aux Etats-Unis
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:57 0:00

Kamala Harris démissionne du Sénat et Alex Padilla la remplace

Le secrétaire d'État de Californie, Alex Padilla, s'exprime par vidéo lors de la Convention nationale démocrate de 2020, le 20 août 2020.

Le remplaçant au Sénat américain de la vice-présidente élue Kamala Harris a été dévoilé: il s'agit d'Alex Padilla, qui deviendra le premier Hispanique à représenter la Californie à la chambre haute des Etats-Unis.

La vice-présidente élue des États-Unis, Kamala Harris, a démissionné lundi de son poste de sénatrice représentant l'État de Californie, selon une lettre envoyée au gouverneur dont une copie est parvenue à VOA Afrique.

Mme Harris, 56 ans, doit prêter serment mercredi en même temps que son colistier, l'ancien vice-président Joe Biden, 77 ans.

La sénatrice a dû démissionner car, selon la doctrine de la séparation des pouvoirs aux États-Unis, un fonctionnaire ne peut appartenir qu'à une seule branche du gouvernement.

Lorsqu'un sénateur démissionne, son remplaçant est désigné d'une manière prescrite par les lois de l'État. En Californie, c'est au gouverneur qu'il revient de pourvoir le poste vacant, pour une période qui couvrira le reste du mandat pour lequel le sénateur a été élu.

Dans le cas de Mme Harris, le gouverneur de Californie, Gavin Newsom, a décidé de nommer Alex Padilla pour la remplacer.

Fils d'immigrés mexicains, M. Padilla, 47 ans, a été désigné par le gouverneur comme un "guerrier pour le droit de vote et le rêve américain".

"Je suis honoré de la confiance que me place le gouverneur Newsom, et j'ai l'intention de travailler chaque jour pour honorer cette confiance", a déclaré M. Padilla dans un communiqué publié sur son site web.

Dans un entretien, M. Padilla a déclaré qu'il avait été submergé par l'émotion lorsque le gouverneur lui avait proposé le poste lors d'un appel Zoom. "Il y a beaucoup de travail à faire, bien sûr, mais je n'ai pas pu m'empêcher de penser à mes parents, venus du Mexique pour poursuivre le rêve américain", a-t-il déclaré. "Tout ce que j'ai entendu étant enfant, c'est travailler dur, étudier dur, et tout ce que j'ai toujours voulu faire était d'honorer leurs sacrifices".

Sa nomination intervient après des mois d'intense lobbying parmi les démocrates de Californie, un Etat où la minorité hispanique représente 40% de la population, en vue de désigner le remplaçant de la future vice-présidente des Etats-Unis.

Élevé par un père cuisinier et une mère femme de ménage, Alex Padilla a grandi dans un quartier de Los Angeles touché par la violence des gangs.

Il a travaillé un temps comme ingénieur informatique sur des logiciels pour satellites avant d'entrer en politique à la fin des années 1990, à un moment où les discours anti-immigration fleurissaient en Californie.

Le nouveau sénateur va prêter serment mercredi.

Voir plus

XS
SM
MD
LG