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Obama appelle l'Amérique à se rassembler après la tuerie de Dallas

Le président américain Barack Obama, à droite, discute avec le ministre de la Défense britannique Michael Fallon, a droite, lors du sommet de l'OTAN à Varsovie, Pologne, 9 juillet 2016. REUTERS / Kacper Pempel

L'Amérique n'est "pas aussi divisée que certains le suggèrent", a affirmé samedi Barack Obama face à la vive colère contre les abus policiers aux Etats-Unis et le traumatisme créé à Dallas par un ancien soldat noir, qui a fauché sous ses balles 12 agents de police, tuant cinq d'entre eux.

Dans son équipée sanglante, motivée par son désir de tuer des policiers blancs, Micah Johnson a semé le chaos dans cette grande ville du Texas et choqué toute la nation américaine.

Mais cet individu "dément" ne représente ni les Noirs américains, ni "l'esprit avec lequel nous devons aller de l'avant", a ajouté le président des Etats-Unis, dans une conférence de presse à Varsovie.

Le tueur de Dallas, un homme de 25 ans rompu aux techniques de combat et doté d'un arsenal à son domicile, a été redoutablement efficace dans ses tirs, avant d'être tué par une force d'élite. Les autorités ont d'abord cru qu'il faisait partie d'un commando.

Il a agi en vengeance à la mort de deux Noirs abattus par la police cette semaine, l'un en Louisiane (sud), l'autre dans le Minnesota (nord).

Ces homicides captés sur des vidéos amateurs ont choqué l'opinion publique et continuaient samedi de faire des remous dans le pays, où de nouvelles manifestations étaient attendues.

Les appels à lutter contre les préjugés raciaux continuaient en parallèle à émaner de toute les tranches de la société, inquiète que la situation dérape vers de nouvelles violences.

"Quand nous sommes mis à l'épreuve, nous ne devons pas nous déchirer. Nous sommes l'Amérique, avec des liens qui nous relient les uns aux autres. Nous endurons, nous persévérons, nous nous relevons, nous sommes solidaires", a déclaré samedi le vice-président américain Joe Biden.

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Joe Biden signe des décrets sur le climat et l'immigration

Le président Joe Biden fait une pause alors qu'il signe ses premiers décrets dans le bureau ovale de la Maison Blanche le mercredi 20 janvier 2021, à Washington. (Photo AP / Evan Vucci)

Le nouveau président américain Joe Biden a signé une série de décrets dont un portant sur le retour des Etats-Unis dans l'accord de Paris sur le climat. Il a aussi adressé au Congrès un texte susceptible de permettre à des millions de sans-papiers d'obtenir à terme la nationalité américaine.

Accord de Paris, OMS, immigration

Dans le Bureau ovale de la Maison Blanche, le tout nouveau président Joe Biden a signé une quinzaine de décrets pour faire face aux crises que traverse l'Amérique et revenir sur certaines mesures prises par son prédécesseur, en engageant notamment le retour des Etats-Unis dans l'accord de Paris sur le climat.

Au moins six des décrets signés dès le premier jour portent sur l'immigration.

Selon le quotidien The Hill, au total, le nouveau chef de l'État devrait signer 53 décrets au cours des 10 prochains jours. L'objectif, précise le journal, est de faire face aux défis sanitaires, économiques, climatiques et à celui des inégalités raciales.

Le nouveau locataire de la Maison Blanche a aussi mis un terme au retrait de Washington de l'Organisation mondiale de la santé et annulé un décret qui interdisait aux ressortissants de certains pays, en majorité musulmans, d'entrer aux Etats-Unis, et suspendu les travaux de construction d'un mur à la frontière sud avec le Mexique.

Des millions de résidents illégaux pourraient obtenir à terme la nationalité américaine.

Coronavirus

Plusieurs des autres décrets sont liés à la lutte contre le coronavirus. L'un d'eux impose le port du masque dans les bâtiments publics et pour les fonctionnaires. Un autre donnera naissance à une agence rattachée à la Maison Blanche chargée de coordonner l'action sanitaire contre la pandémie.

Joe Biden a entamé par ailleurs le processus de réintégration de l'accord de Paris sur le climat et a révoqué l'autorisation accordée au projet controversé d'oléoduc Keystone entre les Etats unis et le Canada.

Jennifer Psaki, la nouvelle porte-parole de la Maison Blanche, a par ailleurs indiqué que l'ancien président Donald Trump, qui n’a pas assisté à l'investiture de son successeur, lui a toutefois laissé une lettre que Joe Biden a qualifiée d’aimable, sans toutefois en donner les détails, soulignant que cela relevait du domaine "privé".

Pékin félicite Biden et appelle à "l'unité" avec Washington

China USLes drapeaux de la Chine et des États-Unis flottent avant l'arrivée du président chinois Xi Jinping (non illustré) à Joint Base Andrews, Maryland, à l'extérieur de Washington DC, USA, 30 mars 2016. EPA / MICHAEL REYNOLDS

La Chine a félicité jeudi Joe Biden pour son investiture à la présidence des Etats-Unis et paraphrasé son discours pour en appeler également à "l'unité" dans la relation entre les deux puissances.

"J'ai remarqué que le président Biden avait à plusieurs reprises dans son discours insisté sur le mot +unité+. Je pense que c'est exactement ce dont nous avons besoin actuellement dans la relation sino-américaine", a déclaré devant la presse la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Hua Chunying.

Les rapports sino-américains sont tombés au plus bas sous la présidence de Donald Trump, qui a engagé une guerre commerciale et technologique avec le géant asiatique.

Juste après l'investiture de Joe Biden mercredi à Washington, Pékin a annoncé des sanctions contre 28 anciens responsables de l'administration sortante, dont le secrétaire d'Etat Mike Pompeo, qui se verront interdits d'entrer en Chine et à Hong Kong.

Mais Pékin, qui avait traîné en novembre dernier pour reconnaître la victoire du candidat démocrate, dit vouloir tourner la page.

"Je pense que la Chine comme les Etats-Unis doivent prendre leur courage à deux mains et faire preuve de sagesse pour s'entendre mutuellement", a déclaré Mme Hua.

"C'est l'obligation de la Chine et des Etats-Unis, en tant que deux grandes nations, et c'est aussi l'espoir de la communauté internationale", a-t-elle lancé.

"Si les deux parties coopèrent, les anges bienveillants l'emporteront sur les forces du mal dans la relation Chine-USA", a espéré Mme Hua, reprenant un autre passage du discours de Joe Biden.

La porte-parole s'est félicitée du retour des Etats-Unis dans l'accord de Paris sur le climat et à l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Si la nouvelle administration américaine devrait se montrer moins provocatrice à l'égard de Pékin, elle pourrait tout autant l'affronter en matière de droits de l'Homme, notamment à Hong Kong et dans la région du Xinjiang, peuplée de musulmans ouïghours.

A ce sujet, le secrétaire d'Etat désigné par Joe Biden, Antony Blinken, a affiché mardi sa fermeté lors d'une audition au Sénat.

Il a dit partager l'accusation de "génocide" perpétré par la Chine contre les musulmans ouïghours, lancée par Mike Pompeo.

Il a également reconnu que le président républicain sortant avait "eu raison d'avoir une position plus ferme face à la Chine".

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