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Nouvelles charges du clan Trump contre une enquête russe "illégitime"

Rudy Giuliani à Washington, le 5 mai 2018.

Rudy Giuliani, l'avocat de Donald Trump, a renouvelé dimanche ses attaques sur l'enquête russe du procureur spécial Robert Mueller en tentant de saper le bien-fondé de cette investigation, qualifiée d'"illégitime".

L'enquête, chargée de déterminer l'existence d'une collusion entre la Russie et l'équipe de campagne de M. Trump lors de l'élection présidentielle de 2016, "n'aurait jamais dû commencer. Il n'y a aucune preuve d'une collusion", a martelé Rudy Giuliani sur CNN.


Pour appuyer son propos, il a expliqué "ne plus croire" que l'investigation de Robert Mueller, déclenchée après le limogeage par M. Trump du directeur du FBI, James Comey, soit "légitime".

"Comey a écrit une note et l'a faite fuiter illégalement (...). Du coup on a Mueller, et c'est illégal. Il n'y a pas de fondement", a assuré l'ancien maire de New York.

>> Lire aussi : Possible clôture de l'enquête sur l'ingérence russe le 1er septembre aux Etats-Unis

Ces propos font écho à ceux du président lui-même, qui n'a de cesse de tempêter contre cette enquête qu'il a déjà qualifiée de "plus grosse chasse aux sorcières de l'Histoire américaine".

Le milliardaire républicain pourrait cependant accepter d'être entendu par M. Mueller, à certaines conditions, comme l'a rappelé Rudy Giuliani.

"Sa volonté de le faire est toujours intacte", a-t-il déclaré, précisant que l'équipe d'avocats du président, dont il fait partie, craint que l'enquête ne soit "truquée".

M. Giuliani souhaite que l'entretien se limite à deux volets: la collusion et l'obstruction de justice. L'équipe de Robert Mueller pourrait y consentir, selon lui.

>> Lire aussi : Un an d'enquête Mueller, Trump crie à la "chasse aux sorcières"

"Nous sommes à l'aise avec l'aspect collusion, parce qu'il n'y en a pas eu. Mais je ne suis pas autant à l'aise avec l'aspect obstruction de justice. Le président oui, il est innocent. Moi pas autant parce que c'est une question d'interprétation", a-t-il dit.

Un volet de l'enquête russe cherche à déterminer si le licenciement de James Comey est une obstruction de justice de la part du président.

"Nous n'allons pas le faire s'asseoir autour d'une table si c'est un piège au parjure. Et tant que nous n'en sommes pas convaincus et qu'ils ne nous montrent pas les bons documents, nous allons refuser", a cependant prévenu M. Giuliani sur Fox News.


Avant ces interviews dans la matinée dimanche, Donald Trump a de nouveau tonné sur Twitter contre "les belles et jeunes vies" "dévastées et détruites par la fausse chasse aux sorcières sur la collusion russe", en apparente référence aux employés de la Maison Blanche éclaboussés par l'affaire.

"Ils sont venus à Washington des étoiles dans les yeux pour aider notre pays... Ils sont rentrés chez eux en lambeaux!", s'est-il indigné.

Le chef des démocrates au Sénat, Chuck Schumer, lui a répondu, également sur Twitter : "L'enquête du procureur spécial a débouché sur des inculpations ou des plaider-coupable de 19 personnes et trois entreprises".

Avec AFP

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Kanye West, candidat de Dieu et contre Trump à la Maison Blanche

Kanye West assiste au WSJ. Magazine Innovator Awards 2019 au Museum of Modern Art de New York, le 6 novembre 2019.

Il sera le candidat de Dieu à la Maison Blanche: Kanye West a assuré mercredi au magazine Forbes qu'il ne soutenait plus Donald Trump à la présidentielle américaine de novembre et a remis en question la capacité du démocrate Joe Biden à mobiliser l'électorat noir.

Dans ce long entretien fait par téléphone, le rappeur milliardaire reconnaît qu'il se lance dans la course à la dernière minute et qu'il prendra une décision définitive d'ici un mois.

"On en parle depuis des années", explique-t-il en référence à ses ambitions présidentielles, révélées samedi dans un tweet, et à ses deux principaux soutiens: sa femme Kim Kardashian et le fantasque patron de Tesla Elon Musk.

"Voyons si la nomination est pour 2020 ou pour 2024, parce que c'est Dieu qui nomme le président", dit le rappeur qui s'est rapproché ces derniers mois de la religion. "Si c'est 2020, alors j'aurais été nommé par Dieu".

Sans structure en place, il ne donne aucun détail sur sa campagne, mais assure qu'il ne soutient plus le milliardaire républicain après avoir été un de ses plus fervents partisans, notamment en portant en 2018 une casquette rouge au slogan présidentiel "Make America Great Again" dans le Bureau ovale.

"J'enlève la casquette rouge avec cet entretien", explique-t-il à Forbes, ajoutant qu'il sera le candidat d'un nouveau parti appelé "Jour de naissance".

Mais il évite de critiquer le locataire actuel de la Maison Blanche, sauf sur sa gestion du mouvement de colère contre le racisme qui s'est répandu depuis deux mois dans le pays, alimentant les soupçons d'une candidature destinée à perturber celle de Joe Biden, actuellement en tête des sondages nationaux.

"Dire que le vote noir est démocrate est une forme de racisme et de suprématie blanche", affirme Kanye West, en reconnaissant qu'il n'hésiterait pas à priver l'ex-vice président des voix de la minorité noire qui vote majoritairement pour les démocrates.

Le rappeur, qui a annoncé avoir eu le coronavirus, affiche également sa méfiance face aux vaccins qui ont, selon lui, paralysé de nombreux enfants, une assertion fausse et fermement combattue par le monde scientifique.

"Quand ils disent que le moyen de régler le Covid-19 est un vaccin, je suis extrêmement prudent", explique-t-il. "C'est la marque de la bête", lance-t-il en référence au Diable.

Donald Trump a jugé que cette candidature surprise était "intéressante" tout en estimant que l'élection de 2024 devrait être son véritable objectif.

Joe Biden n'a pas commenté l'annonce de Kanye West.

Retrait des Etats-Unis de l'OMS: des critiques à travers le monde

Le président américain Donald Trump et le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) Tedros Adhanom, lors du sommet du G20 à Hambourg, dans le nord de l'Allemagne, le 7 juillet 2017. (Photo SAUL LOEB / AFP)

Le gouvernement des Etats-Unis a officiellement lancé la procédure qui lui permet de se retirer de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). En lançant la procédure de retrait, le président Donald Trump met à exécution ses menaces de quitter l'agence onusienne qu'il accuse d'avoir tardé à réagir face à la pandémie de coronavirus.

Washington a envoyé la notification de son retrait au secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, qui est le dépositaire pour l'OMS. Il a confirmé l’avoir reçue.

Pour que la décision soit effective, les Etats-Unis, membre fondateur de l'OMS en 1948, doivent être à jour dans leurs contributions et respecter un délai d'un an. Le retrait ne sera donc effectif que le 6 juillet 2021.

Les Etats-Unis apportent 15% du budget de l'agence onusienne, soit 400 millions de dollars par an.

Des responsables de santé et des adversaires de M. Trump ont critiqué sa décision. Son rival présumé pour le scrutin de novembre, le démocrate Joe Biden, a promis que les Etats-Unis reviendront immédiatement dans l'OMS s'il est élu, selon le quotidien Politico.

Pour la Fédération des scientifiques américains, ce retrait ne fera que nuire à la lutte mondiale contre le coronavirus, qui s'accélère et dont le pic n'est pas encore atteint dans le pays.

Un porte-parole de la diplomatie chinoise, a estimé qu’il sape les efforts internationaux et aura un impact grave sur les pays en développement. Pour le gouvernement allemand, le retrait constitue un revers de la coopération internationale.

Depuis le début de la pandémie, Donald Trump accuse de se montrer trop indulgente avec la Chine, où le coronavirus est apparu en premier. Il reproche aussi au patron de l'OMS, l'Ethiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus, d'avoir tardé à réagir face à la pandémie de coronavirus et de s'être montré incapable de réformer l'organisation.

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