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Nouvelle évacuation de campements de migrants dans le nord de Paris


Un des campements sauvages des migrants installés à la porte de La Chapelle, dans le nord de Paris, France, 17 août 2017.

Près de 2.500 migrants ont été évacués vendredi de campements sauvages installés depuis plusieurs semaines porte de La Chapelle, dans le nord de Paris, la 35e opération du genre en deux ans dans la capitale française.

Dès l'aube, sous la pluie, 350 policiers ont rassemblé les migrants présents - originaires essentiellement d'Afghanistan, du Soudan, de Somalie et d'Erythrée - pour les évacuer à bord de bus, a constaté une journaliste de l'AFP.

"On nous a pas dit où on allait", a souligné Ali, un Soudanais de 24 ans après s'être placé dans la file d'attente du dispositif de filtrage.

Un total de 2.459 personnes - dont 60 femmes et 23 mineurs - ont été évacuées, a précisé à l'AFP Didier Leschi, directeur général de l'Office français de l'Immigration.

Ces campements illicites "présentent des risques importants pour la sécurité et la santé de leurs occupants comme des riverains", ont justifié dans un communiqué les préfectures de police et de la région parisienne.

Acheminées vers des gymnases de la région parisienne, les personnes évacuées "feront l'objet d'un examen complet et approfondi de leur situation administrative" et seront orientées en fonction de leur situation, affirment les autorités dans leur communiqué.

Le gouvernement a présenté mi-juillet un "plan migrants" qui prévoit plus de 12.000 places d'hébergement pour les demandeurs d'asile, dénoncé par les associations comme un "énième ajustement d'une politique sans cap".

Fin juillet, le président Emmanuel Macron avait déclaré qu'il ne voulait "plus personne dans les rues, dans les bois" d'ici "la fin de l'année", et réclamé des hébergements d'urgence "pour loger tout le monde dignement".

L'ouverture d'un centre d'accueil dans le nord de Paris en novembre 2016 (400 lits et 12.000 personnes hébergées depuis) devait empêcher la reconstitution de ce genre de campement, mais le dispositif, unique en France, peine à absorber les nouveaux arrivants au rythme actuel.

La maire de Paris Anne Hidalgo avait tiré la sonnette d'alarme en juin, estimant que "plusieurs milliers de migrants" risquaient de dormir dans les rues de Paris si plus de places d'hébergement n'étaient pas créées. Elle avait entre autres plaidé pour la création de nouvelles places d'hébergement "sur toute la France".

Avec AFP

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