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Nouveau massacre de civils dans la région de Tillabéri au Niger

Des soldats patrouillent à bord de leur camion militaire à l'entrée d'un bureau de vote à la mairie de Niamey lors du second tour de l'élection présidentielle, le 20 mars 2016.

Au moins dix-neuf personnes ont été tuées samedi soir au Niger, au cours d'une attaque contre le village de Gaïgorou, dans la région de Tillabéri (ouest) proche du Mali, a-t-on appris dimanche auprès des autorités locales.

"On a un bilan: pour l'instant on est au dix-neuvième corps (tués) et il y a eu deux blessés lors de cette attaque de Gaïgorou par des hommes armés venus à motos", a déclaré à l'AFP un responsable de la municipalité de Dessa qui administre le village de Gaïgorou.

"Les bandits ont (dans un premier temps) trouvé des gens aux cimetières où ils étaient partis pour un enterrement et ils ont massacré sur place neuf personnes", a expliqué ce responsable. Après, les assaillants, dont l'identité et le nombre ne sont pas déterminés, "sont entrés dans le village et ont tiré sur toute personne qu'ils apercevaient", a-t-il affirmé.

Le corps de la dix-neuvième victime a été découvert et inhumé dimanche matin, a-t-il dit.

La région de Tillabéri est située dans la zone dite "des trois frontières" entre Niger, Mali et Burkina Faso, régulièrement frappée par les groupes jihadistes affiliés à Al-Qaïda ou à l'Etat islamique (EI).

"Ce qui nous préoccupe beaucoup, c'est cette escalade de violences et d'insécurité qui se propagent au niveau de la région. Prélèvement de la zakat (impôt islamique), enlèvements du bétail et aujourd'hui c'est la population civile qui est massacrée", avait dénoncé en mars Tidjani Ibrahim Katiella, le gouverneur de Tillabéri après une attaque sanglante contre des civils.

En mars dernier, treize personnes ont été tuées au cours d'attaques contre trois villages (Zibane-Koira Zéno, Zibane Koira-Tégui et Gadabo) dans l'Anzourou, une commune voisine de Dessa.

Les attaques contre des civils se sont multipliées depuis le début de l'année au Niger: plus de 300 personnes ont été tuées dans trois séries d'attaques contre des villages et des campements de l'ouest du pays, frontalier du Mali. Aucune n'a été revendiquée.

La dernière de ces attaques de grande ampleur a eu lieu le 21 mars dernier dans la région de Tahoua, faisant 141 morts en quelques heures dans trois villages touareg et des campements alentour, selon le ministère nigérien de l'Intérieur.

Une vingtaine de morts samedi dans une attaque au Niger
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La région de Tahoua, vaste et désertique, se trouve à l'est de celle de Tillabéri, toutes deux proches de la frontière avec le Mali.

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Douze villageois tués par des hommes armés dans le nord-est du Nigeria

Le nord et le centre du Nigeria sont en proie à des groupes criminels, connus localement sous le nom de "bandits".

Douze personnes ont été tuées dimanche dans l'attaque d'un village du nord-est du Nigeria par des hommes armés vêtus d'uniformes d'une milice d'autodéfense, a indiqué lundi soir à l'AFP la police.

Les attaquants lourdement armés ont envahi ce village d'éleveurs situé dans le district de Bali dans l'Etat de Taraba. Ils ont rassemblé certains des habitants et ont ouvert le feu, a affirmé à l'AFP le porte-parole de la police Usman Abdullahi.

"Nous avons retrouvé douze corps", a-t-il déclaré, précisant que huit villageois manquaient toujours à l'appel après l'attaque.

Le nord et le centre du Nigeria sont en proie à des groupes criminels, connus localement sous le nom de "bandits", qui attaquent et pillent des villages, tuent leurs habitants ou les enlèvent contre le paiement de rançons. Pour se protéger, certaines communautés ont constitué des milices d'autodéfense, souvent soutenues par les autorités locales, et elle-mêmes parfois accusées d'exactions, de vols, mais aussi d'exécutions extra-judiciaires.

"Les assaillants ont prétendu être des membres d'une milice luttant contre les groupes criminels et dit être là pour arrêter des suspects", a précisé le porte-parole de la police. Ils ont volé 130 bovins, des motos et des vivres. La police déployée dans la zone a arrêté quatre des assaillants présumés.

"Les suspects arrêtés contribuent à l'enquête qui doit déterminer si les assaillants sont effectivement des membres d'une milice d'autodéfense ou s'ils sont simplement des criminels qui prétendent l'être", a ajouté le porte-parole.

A l'origine de la montée des violences dans ces régions rurales du Nigeria, on retrouve la compétition féroce autour des ressources entre les éleveurs et les agriculteurs. Dans cette zone où la terre à cultiver ou pour le pâturage est de plus plus rare, les conflits se sont multipliés, et ces communauté ont mobilisé des groupes armés pour assurer leur protection.

L'État de Taraba a également connu cette dernière année une recrudescence des violences émanant de groupes jihadistes, avec des attaques visant des bars et des forces de sécurité.

Les forces armées nigérianes luttent depuis 13 ans contre une insurrection jihadiste dans le nord-est du Nigeria, concentrée principalement dans l'Etat du Borno. Ce conflit a fait plus de 40.000 morts et déplacé plus de deux millions de personnes.

Le pays le plus peuplé d'Afrique, avec quelque 215 millions d'habitants, s'apprête à élire le 25 février prochain un nouveau président, Muhammadu Buhari se retirant à la fin de son second mandat comme prévu par la constitution.

Un touriste allemand tué près du parc Kruger en Afrique du Sud

Une patrouille de police à Soweto, en Afrique du Sud, le 12 juillet 2022.

Un touriste allemand a été tué lundi en Afrique du Sud par des hommes armés qui ont intercepté sa voiture près de la grande réserve animalière du parc Kruger, a indiqué la police, qui soupçonne un crime crapuleux.

La police "enquête sur un terrible incident au cours duquel un touriste a été mortellement abattu par un groupe de criminels impitoyables", a-t-elle écrit dans un communiqué lundi soir.

Quatre touristes allemands se rendaient en voiture au Mdluli Safari lodge, un établissement de luxe situé à une quinzaine de kilomètres du parc Kruger (nord-est), lorsqu'ils ont été interceptés par trois hommes armés qui leur ont demandé d'ouvrir les portes du véhicule.

Selon les premiers éléments de l'enquête, "le conducteur aurait alors verrouillé les portes et l'un des suspects lui a alors tiré une balle sur le haut du corps à travers la fenêtre" et il est mort sur place, précise la police.

Les assaillants ont ensuite pris la fuite à bord de leur voiture sans rien dérober aux touristes.

L'ambassade d'Allemagne en Afrique du Sud est en lien avec les autorités locales au sujet de cet "incident tragique" et "s'occupe des ressortissants allemands qui ont été touchés", a déclaré à l'AFP son porte-parole Christopher Schmidt.

Le Kruger, qui couvre quelque 20.000 km2 carrés intégrés dans une immense savane sans clôture qui s'étend jusqu'au Mozambique voisin, est le plus grand parc national d'Afrique du Sud, et l'une des réserves de faune sauvage les plus touristiques du continent.

Le ministère sud-africain du Tourisme a présenté ses condoléances et a exhorté la police à trouver et à poursuivre les assaillants.

Liberia: saisie de cocaïne d'une valeur de 100 millions de dollars

ARCHIVES - Un officier de police libérien à Monrovia, le 27 septembre 2014.

L'Afrique de l'Ouest est devenue une zone de transit pour les drogues produites en Amérique latine et destinées à l'Europe. 

Les autorités du Liberia, avec l'aide du bureau international des stupéfiants et de l'application des lois des Etats-Unis, ont saisi 520 kilogrammes de cocaïne d'une valeur estimée à 100 millions de dollars, ont indiqué lundi le ministre de la Justice et l'ambassade américaine.

Depuis plusieurs années, l'Afrique de l'Ouest est devenue une zone de transit pour les drogues produites en Amérique latine et destinées à l'Europe.

"Je suis ici pour confirmer une saisie majeure qui a été menée le 1er octobre 2022, et qui a conduit à la prise de 100 millions de dollars de cocaïne pure", à Topoe village dans la banlieue ouest de la capitale Monrovia, a déclaré le ministre libérien de la Justice Musa Dean au cours d'une conférence de presse.

Un ressortissant de Guinée-Bissau "a été arrêté et est en détention", tout comme un ressortissant libanais, a-t-il ajouté.

L'Agence nationale de lutte contre la drogue (DEA) a confirmé ces deux arrestations, précisant que d'autres complices étaient encore en fuite.

Elle n'a en revanche pas confirmé les informations partagées sur les réseaux sociaux selon lesquelles la drogue aurait été stockée dans des conteneurs de poisson congelé. L'enquête est en cours, a-t-elle déclaré.

"Le gouvernement des États-Unis félicite l'action rapide de la DEA et de l'Agence nationale de sécurité qui a abouti à l'interception d'une cargaison de plus de 520 kilogrammes de cocaïne, d'une valeur de 100 millions de dollars, et à l'arrestation de deux trafiquants de drogue présumés (un Bissau-guinéen et un Libanais), a déclaré l'ambassade des Etats-Unis à Monrovia.

"Le succès de cette opération est le résultat direct d'une excellente communication entre les organismes chargés d'appliquer les lois du monde entier, notamment le Brésil, les États-Unis et le Libéria, entre autres", a-t-elle poursuivi.

Vingt interpellations après des incidents lors d'un festival au Maroc

Des débordements et des actes de vandalisme ont émaillé le festival L'Boulevard organisé dans un stade de Casablanca, selon divers témoignages.

Vingt personnes ont été arrêtées à la suite de violences lors d'un grand festival de musiques urbaines ce weekend à Casablanca, a indiqué lundi la police marocaine.

La police a cependant démenti dans un communiqué des allégations d'agressions sexuelles commises durant ce festival qui ont été partagées sur les réseaux sociaux, en affirmant qu'elle n'avait reçu ni plainte ni signalement.

Les 20 personnes appréhendées sont accusées d'"ivresse sur la voie publique", de "vol" et de "coups et blessures" pendant des concerts vendredi, soirée inaugurale de la deuxième partie du festival de musiques urbaines L'Boulevard, qui a viré au cauchemar pour de milliers de spectateurs.

Des débordements et des actes de vandalisme ont émaillé l'événement organisé dans un stade de Casablanca, selon divers témoignages de festivaliers. Certains ont fait également état d'agressions sexuelles et d'un viol, des allégations non confirmées qui ont provoqué l'indignation des internautes.

Si la police a récusé des "rumeurs trompeuses" – selon lesquelles "une mineure aurait été violée et d'autres victimes déshabillées lors de ce concert" –, les organisateurs du festival ont demandé l'ouverture d'une enquête officielle. Dans un communiqué publié samedi, ils ont dit "prendre très aux sérieux les publications sur les réseaux sociaux faisant état de viols" et "condamner fermement toute forme de violences sexistes et sexuelles".

Selon eux, la soirée de vendredi dédiée à la scène rap marocaine, très populaire auprès de la jeunesse, a connu une affluence massive qui a débordé le service de sécurité. Les services de police de Casablanca continuent, en examinant les caméras de vidéosurveillance, de rechercher des personnes impliquées dans les violences.

Fondé en 1999, L'Boulevard, un rassemblement annuel gratuit, est l'un des festivals de musiques urbaines les plus courus du Maroc, mettant à l'honneur les scènes rap, métal et fusion locales. Après deux années d'interruption dues à la pandémie de Covid-19, il s'est déroulé jusqu'au 2 octobre.

RDC: un militaire tué et brûlé par des habitants en colère au Sud-Kivu

Des cas de recours à la justice populaire sont souvent rapportés dans l'est de la RDC. 

Un militaire de l'armée congolaise soupçonné d'avoir tiré sur un homme d'affaires a été tué et son corps brûlé par des habitants en colère, dans l'est de la République démocratique du Congo, a-t-on appris lundi de sources locales.

Dimanche vers 21H00 (19H00 GMT) dans le quartier Rubumba, à Kamanyola, trois hommes en tenue militaire ont fait incursion au domicile d'un homme d'affaires connu dans la zone et ont tiré sur lui, selon les témoignages recueillis par l'AFP. Blessé grièvement, Yajuwa Mungu Kaluku a été admis à l'hôpital de Kamanyola.

"Après leur opération, ils [trois militaires] ont fui vers leur campement (...), des jeunes qui patrouillaient les ont poursuivis. Deux ont disparu dans le camp et un a été attrapé, tabassé jusqu'à mourir sur la route et son corps brûlé", a raconté à l'AFP Maniema Kyalangalilwa, président de l'association des jeunes de Kamanyola.

Lundi à la mi-journée, un correspondant de l'AFP a vu les restes d'un homme calciné sur une place de Kamanyola, cité située à 55 km au sud de Bukavu, capitale provinciale du Sud-Kivu, où se tenait une réunion de responsables locaux de sécurité. Les autorités n'ont fait aucune déclaration. La tension était perceptible dans cette localité où de jeunes hommes ont manifesté sur la voie publique, ont érigé au moins dix barrières sur une distance de 7 km, selon ce correspondant.

Les manifestants réclamaient entre autres "le remplacement de la nouvelle unité de l'armée" arrivée récemment dans la zone, l'ouverture d'une "enquête" pour l'identification des membres d'un groupe de voleurs présumés, a expliqué M. Maniema Kyalangalilwa. Des hommes de cette nouvelle unité sont accusés d'être "à la base de l'insécurité grandissante, caractérisée par des vols à main armée" dans cette zone, a-t-il ajouté.

Des cas de recours à la justice populaire sont souvent rapportés dans cette région troublée de la RDC. Des voleurs ou miliciens présumés et autres personnes accusées de sorcellerie ont été victimes de cette pratique qui prend de l'ampleur dans cette région orientale du pays, en proie à des violences depuis près de 30 ans.

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