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La sécurité se dégrade au nord et à l’est du Burkina


Les soldats burkinabè affrontent au quotidien les assauts des terroristes Dori, le 8 avril 2021. (VOA/Kader Traoré)

La situation sécuritaire semble se détériorer au Burkina Faso avec une recrudescence des attaques terroristes sur la partie Est et Nord du pays. La situation a poussé le Conseil d’information et de suivi des actions du gouvernement à faire une sortie pour proposer des pistes de solution.

Après une accalmie, les actions imputées aux groupes terroristes se sont accrues au Burkina avec des attaques dans toute la zone du Sahel et de l’Est. Une situation qui endeuille les communautés vivant dans ces régions, malgré la présence des forces de défense et de sécurité, et renforcée par endroit par les volontaires pour la défense de la patrie (VDP).

Selon le CISAG, une institution indépendante d’information et de suivi des actions du gouvernement, la recrudescence des activités des terroristes est à craindre.

"Depuis 4 à 5 mois, nous avons vu une recrudescence de l’activité des terroristes, ce qui fait que ça devient très inquiétant. On ne peut pas faire 10 jours sans voir nos soldats, nos VDP ou nos vaillantes populations mourir sous les balles assassines des terroristes", a indiqué le président du CISAG, Issiaka Ouédraogo.

La question que certains se posent est de savoir si les soldats ne sont pas fatigués de se battre contre un ennemi sans visage.

Chérif Sy, le ministre de la Défense, vient de rentrer d’une tournée dans les casernes de Dori, Djibo, Gorom-Gorom et bien d’autres localités.

Il soutient que le moral des soldats ont toujours haut.

"Au-delà des difficultés traditionnelles qui nous ont été exposées, nous avons constaté que le moral des troupes est grand et nous avons été aussi surpris par une revendication à la fois sur la résilience des populations, mais à la fois des forces de défense et de sécurité", a-t-il dit à la fin de sa tournée.

Comme solution pour ramener l’accalmie au Nord et à l’Est, le CISAG a sa petite idée.

"La première, est le recrutement des soldats. Nous avons demandé à ce que l’on puisse recruter assez d’hommes de rang contre ce phénomène-là. On sait que le gouvernement fait des efforts, mais c’est de propositions en propositions que l’on viendra à bout de ce phénomène", a suggéré Louis Wendkouni Ouédraogo, le chargé des questions publiques.

Le conseil d’information et de suivi des actions du gouvernement espère une augmentation des troupes du terrain pour venir à bout du terrorisme.

La situation sécuritaire semble se détériorer au Faso
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