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Une célébrité transgenre sous le coup d'une enquête pour avoir jeté des billets de banque, Nigeria


Les billets de banque naira nigérians sont vus dans cette photo d'illustration, le 10 septembre 2018. Photo prise le 10 septembre 2018. REUTERS/Afolabi Sotunde/Illustration/File Photo
Les billets de banque naira nigérians sont vus dans cette photo d'illustration, le 10 septembre 2018. Photo prise le 10 septembre 2018. REUTERS/Afolabi Sotunde/Illustration/File Photo

La célébrité transgenre nigériane connue sous le nom de Bobrisky est sous le coup d'une enquête pour avoir jeté en l'air des billets de banque à l'occasion de l'avant-première d'un film, une pratique courante dans certaines fêtes au Nigeria mais interdite par la loi.

La Commission nigériane contre les délits économiques et financiers (EFCC) a "lancé une enquête à l'encontre d'Idris Okuneye, a.k.a Bobrisky, pour avoir jeté des billets de banque", a annoncé jeudi l'institution sur son compte X.

Après avoir reçu une convocation, Bobrisky, 31 ans, s'est rendue dans les locaux de l'EFCC à Lagos, la capitale économique, "pour être interrogée", a affirmé l'EFCC, ajoutant qu'elle serait "bientôt inculpée par la justice à l'issue de l'enquête".

Les autorités reprochent à Bobrisky une vidéo dans laquelle on la voit jeter en l'air des billets de banque (des nairas, la monnaie locale) à l'occasion de l'avant-première du film Ajakaju, à Lagos le 24 mars. Cette pratique est courante au Nigeria dans certains événements festifs, notamment les mariages.

Pourtant, elle est interdite par la loi, la Banque centrale nigériane estimant qu'elle "porte atteinte au symbole de la souveraineté du pays" et qu'elle peut être sanctionnée par "une peine de prison, une amende, ou les deux".

Bobrisky est très active sur les réseaux sociaux où elle est connue pour ses controverses. Lors de l'avant-première d'Ajakaju, elle avait remporté le prix de la "femme la mieux habillée" de l'événement. L'actrice nigériane Oluwadarasimi Omoseyin a été condamnée à six mois de prison en février pour le même chef d'inculpation.

Au Nigeria, où l'homosexualité est passible de 10 à 14 ans de prison, les minorités LGBT+ sont régulièrement harcelées et intimidées par les forces de l'ordre, fréquemment accusées d'extorsion et d'humiliations.

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