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Nigeria : enquête sur un adolescent qui aurait survécu dans un train d'atterrissage

Les autorités nigérianes ont diligenté une enquête sur un adolescent qui aurait survécu douze heures samedi caché dans la soute d'un train d'atterrissage d'un avion assurant un vol entre Lagos et Londres, a rapporté mercredi l'aviation civile.

L'adolescent, qui serait âgé de 15 ans ou moins, a apparemment été découvert à Lagos dans la soute d'un train d'atterrissage d'un Boeing 747 de la compagnie privée nigériane Med-View Airline, qui avait assuré dans la journée de samedi la liaison aller-retour entre la capitale économique nigériane Lagos et Londres.

"Nous enquêtons sur cet incident pour déterminer comment cela a pu arriver et pour que cela ne se reproduise plus", a déclaré à l'AFP Sam Adurogboye, de l''Autorité de l'aviation civile du Nigeria (NCAA).

Les autorités "sont troublées par cet incident à cause de ses répercussions pour la sécurité aérienne", a relevé M. Adurogboye.

Comment cet adolescent a pu survivre à une altitude de 9.754 mètres reste un mystère, a reconnu M. Adurogboye.

Dans la plupart des cas, les passagers cachés dans le train d'atterrissage d'un vol long courrier meurent de froid ou d'asphyxie. Leur corps tombe souvent en l'air, à l'approche des aéroports, à l'ouverture du train.

Les températures descendent à -50°C entre 9.000 et 10.000 mètres, altitude à laquelle volent les avions de ligne. Les logements de train d'atterrissage ne sont ni chauffés, ni pressurisés.

Néanmoins, rarement, des cas de survie sont enregistrés.

En avril 2014, aux Etats-Unis, un adolescent californien de 16 ans, qui avait fugué, a survécu à un vol de plus de cinq heures entre la Californie et Hawaï dissimulé dans la soute d'un train d'atterrissage d'un avion de ligne. Il était ressorti vivant sur le tarmac de l'aéroport malgré le manque d'oxygène et des températures qui ont pu descendre jusqu'à -60°C pendant le voyage.

Ces dernières années, plusieurs passagers clandestins nigérians ont été retrouvés morts de froid ou écrasés par une roue sur des avions faisant la liaison entre Lagos et Johannesburg (Afrique du Sud) ou encore New York (Etats-Unis).

Les conditions de vie difficiles poussent de nombreux Nigérians à entreprendre des voyages risqués en quête d'un avenir meilleur à l'étranger, et beaucoup tentent également de traverser la Méditerranée en bateau pour rejoindre l'Europe.

Avec AFP

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Foule immense vendredi dans les rues du centre d'Alger

Des manifestants algériens scandent des slogans alors qu'ils manifestent dans la capitale, Alger, contre la candidature de leur président à un cinquième mandat, le 24 février 2019.

Des cortèges massifs sont également signalés dans le reste du pays, notamment à Oran (nord-ouest), Constantine et Annaba (nord-est), les plus importantes villes d'Algérie après la capitale, selon des journalistes locaux et la télévision nationale.

Une foule immense remplit à nouveau sur plusieurs kilomètres les rues du centre d'Alger, pour un 9e vendredi consécutif de manifestations réclamant le départ du pouvoir de l'ensemble de l'appareil lié au président déchu Abdelaziz Bouteflika, a constaté une journaliste de l'AFP.

Des cortèges massifs sont également signalés dans le reste du pays, notamment à Oran (nord-ouest), Constantine et Annaba (nord-est), les plus importantes villes d'Algérie après la capitale, selon des journalistes locaux et la télévision nationale.

A Alger, la police, accusée ces dernières semaines de tenter de réprimer les manifestations, s'est fait discrète. "Sylmiya (pacifiques) malgré la provocation et le gaz" lacrymogène, peut-on lire sur une pancarte.

"Dégage Bensalah", scandent les manifestants, à l'adresse du président de la Chambre haute, Abdelkader Bensalah, incarnation du régime Bouteflika propulsé, conformément à Constitution, chef de l'Etat par interim le 9 avril, après le départ du pouvoir de M. Bouteflika.

Galvanisés par la démission dans la semaine du président du Conseil constitutionnel, Tayeb Belaiz, proche du président déchu et personnage-clé de son appareil, les manifestants réclament le départ de M. Bensalah, du Premier ministre Noureddine Bedoui et de l'ensemble des personnalités liées au régime Bouteflika.

Ils rejettent également la convocation d'une présidentielle le 4 juillet pour élire un successeur à Abdelaziz Bouteflika, estimant que les structures et figures de l'ancien régime ne peuvent garantir un scrutin libre et équitable. Ils réclament un processus de transition géré par des structures ad hoc.

Un haut responsable policier menace publiquement d'éliminer des opposants

FILE - Burundi's security guards patrol near a polling station for the referendum on a controversial constitutional reform in Bujumbra, Burundi, May 17, 2018.

Un haut responsable de la police burundaise a publiquement menacé d'éliminer les membres du principal parti d'opposition et leurs familles, s'ils organisent des "réunions clandestines" à leur domicile, selon un enregistrement audio parvenu vendredi à l'AFP.

Ces menaces ont été proférées par un commissaire provincial alors que le parti d'opposition Congrès national pour la liberté (CNL), deuxième force politique du pays, dénonce la "féroce" répression qui frappe ses membres depuis son agrément fin février.

"Je voudrais dire à celui qui tient une réunion clandestine nocturne chez lui que si on en est averti (...), tu seras en train d'attirer le malheur sur toute ta famille", a déclaré Jérôme Ntibibogora, le commissaire de la police dans la province de Muyinga (est), lors d'une réunion publique mercredi dirigée par le gouverneur de la province dans la commune de Gasogwe.

L'authenticité de l'enregistrement a été confirmée à l'AFP par plusieurs témoins présents sur place, dont des sources administratives, sous couvert de l'anonymat.

Le commissaire a assuré qu'il a toujours sur lui "des engins (explosifs)" et, a-t-il dit, il "suffit que je jette deux d'entre eux dans cette maison". "Si tu veux perturber la sécurité, je vais en finir avec toi sur place, et si tu es avec ta femme et tes enfants, vous partez ensemble", a-t-il ajouté, répondant à des questions sur la répression qui frappe les militants du CNL.

Contactés par l'AFP, la police nationale et le ministère de l'Intérieur n'ont pas souhaité réagir aux propos tenus par le commissaire. Un responsable gouvernemental a toutefois déploré sous couvert de l'anonymat "un excès de zèle" de la part du policier. "Un gradé de la police ne peut tenir de tels propos car ils ne correspondent pas à la politique du gouvernement", a-t-il affirmé.

Le commissaire Ntibibogora dirigeait la police dans les quartiers sud de Bujumbura au plus fort de la crise en 2015, et a été une des grandes figures de la répression des manifestations contre la candidature du président Pierre Nkurunziza à un troisième mandat controversé.

Le Burundi est en crise depuis que le président a annoncé en avril 2015 sa candidature à un troisième mandat. Il avait été réélu en juillet de la même année.

Avec AFP

Eric Manirakiza a joint à Dakar, le responsable du bureau Afrique au sein de RSF, Arnaud Froger

Eric Manirakiza a joint à Dakar, le responsable du bureau Afrique au sein de RSF, Arnaud Froger
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Retour en classe jeudi

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L'ancien président Boni Yayi appelle ses compatriotes à la résistance

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