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Nigeria: sept morts dans l'attaque d'un convoi d'employés de Shell

Station de débit et usine à gaz de Belema, le 23 août 2017, qui a été temporairement fermée par Shell Petroleum Development Company (SPDC).

Sept personnes ont été tuées lundi dans l'attaque d'un convoi emmenant des employés vers un site gazier de Shell dans le sud-est du Nigeria, a indiqué mercredi la police nigériane.

Selon le porte-parole de la police de l'État d'Imo, Michael Abatan, des hommes armés ont ouvert le feu sur un convoi de bus se rendant vers une usine de gaz Shell dans la région.

"Nous avons perdu un policier et six employés dans l'attaque", a-t-il déclaré à l'AFP, en ajoutant qu'une enquête était en cours "pour arrêter les agresseurs et déterminer le motif de l'attaque".

SPDC, la filiale nigériane de Shell, a confirmé l'attaque "par des hommes armés inconnus, sur un convoi de bus emmenant le personnel" vers un site dans la région d'Ohaji. "Nous avons depuis fermé le site et l'incident a été signalé à la police pour enquête", a déclaré la société dans un communiqué.

En l'absence de revendication, les autorités nigérianes attribuent généralement ce genre d'attaques, fréquentes dans le sud-est, au mouvement indépendantiste biafrais Ipob (Peuples indigène du Biafra), issu de l'ethnie Igbo.

L'attaque de lundi est survenue le jour même de la promulgation d'une nouvelle loi sur l'énergie visant à fournir aux compagnies pétrolières un cadre plus clair pour investir et travailler au Nigeria, ainsi qu'une meilleure répartition des richesses issues de l'exploitation du sous-sol.

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Au moins un mort et de nombreux blessés suite à un attentat à la bombe en Ouganda

Les forces de sécurité ougandaises patrouillent dans une rue de Kampala, en Ouganda, le 19 novembre 2020.

La police ougandaise a annoncé samedi qu'une personne était morte et sept autres avaient été blessées dans une "grave explosion" survenue dans la capitale Kampala.

Selon les autorités, l'explosion s'est produite vers 21 heures (1800 GMT) dans un restaurant populaire situé en bordure de rue à Kawempe, dans le nord de Kampala.

"La police (...) a répondu à une grave explosion qui s'est produite (...) vers 21 heures, au Digida eating point", a déclaré le porte-parole de la police ougandaise, Fred Enanga, dans un communiqué publié sur Twitter samedi soir.

"Une personne a été mortellement blessée et sept autres ont été transportées d'urgence à l'hôpital central national de Mulago pour des blessures graves.

"La scène a été bouclée et nos équipes conjointes de l'équipe de déminage ont été appelées pour documenter minutieusement la scène, afin d'aider à déterminer si l'explosion résulte d'un acte intentionnel ou non."

La police a demandé au public de rester calme jusqu'à ce que les "véritables circonstances" de l'explosion soient éclaircies.

Selon le journal Daily Monitor, le 14 octobre, le Royaume-Uni a mis en garde contre une attaque terroriste imminente en Ouganda.

Koffi Olomidé jugé en appel pour agressions sexuelles en France

Le chanteur Koffi Olomidé avec son avocat Tony Mwaba à la Cour de cassation, à Gombe, Kinshasa, RDC, le 26 septembre 2019.

"Une accusation n'est pas une preuve", martèle son avocat.

Koffi Olomidé, 65 ans, superstar de la musique congolaise, doit être jugé lundi en appel à Versailles (France) pour agressions sexuelles et séquestration de quatre de ses anciennes danseuses entre 2002 et 2006, des accusations qu'il conteste.

En première instance, le tribunal de Nanterre, en banlieue parisienne, l'avait condamné en mars 2019 à deux ans de prison avec sursis pour "atteinte sexuelle" sur l'une de ces jeunes femmes, déclarée mineure au moment des faits.

Le ministère public, qui avait requis sept ans d'emprisonnement ferme, avait fait appel. Le chanteur star de la République démocratique du Congo (RDC) avait été relaxé des poursuites concernant trois des danseuses.

Koffi Olomidé, de son vrai nom Antoine Agbepa Mumba, ne s'était pas présenté à son procès en première instance, ni à deux rendez-vous préalables durant l'instruction, provoquant l'émission d'un mandat d'arrêt.

Son avocat, Me Emmanuel Marsigny, sollicité par l'AFP, n'a pas souhaité s'exprimer sur la présence ou non du musicien à l'audience, prévue lundi à 14H00 (12H00 GMT) devant la cour d'appel de Versailles, près de Paris. Le jugement sera mis en délibéré à une date ultérieure.

La salle de concert de La Défense Arena, près de Paris, a annoncé jeudi l'annulation d'un concert de Koffi Olomidé prévu le 27 novembre.

Deux hommes présentés par l'accusation comme des hommes de main, poursuivis pour complicités et relaxés à Nanterre, doivent également être rejugés.

Le procès en première instance s'était tenu à huit clos, ce que n'ont pas demandé cette fois-ci les parties civiles.

Ces dernières "comptent sur la présence de M. Olomidé" après une instruction dans laquelle il s'est "largement soustrait à la justice", a déclaré à l'AFP Me David Desgranges, qui défend trois des quatre danseuses.

Tournées en France

En 2007, une première danseuse porte plainte et décrit à la justice ses tournées avec Koffi Olomidé en France, qu'elle dit passer enfermée dans un pavillon près de Paris surveillé par trois gardes sans possibilité de sortir ni de téléphoner. Les trois autres, qui déposent plainte en 2009 puis 2013, confirmeront ce récit, selon l'accusation.

Parfois, selon les dépositions des danseuses - dont une assure qu'elle était alors mineure - elles étaient amenées dans une chambre d'hôtel ou dans un studio d'enregistrement pour que le chanteur les force à avoir une relation sexuelle.

L'une d'entre elles rapporte qu'elle subissait cela deux fois par semaine. Une autre raconte qu'elle se laissait faire pour ne pas perdre son emploi.

En juin 2006, elles s'échappent ensemble du pavillon francilien avec une corde de drap après avoir endormi les gardes à l'aide de somnifères, selon leur récit.

Initialement mis en examen pour viols aggravés et séquestration en 2012, Koffi Olomidé est finalement renvoyé en 2018 devant le tribunal correctionnel pour "atteinte sexuelle avec violence, contrainte, menace ou surprise par personne ayant autorité" - ou agressions sexuelles - et séquestration.

Il est également jugé pour aide illégale à l'entrée et au séjour des danseuses, venues de la RDC.

"C'est un dossier qui ne tient pas", martèle Me Marsigny pour défendre son client, "une accusation n'est pas une preuve". L'avocat souligne qu'en première instance, le tribunal "a fait litière de la quasi-totalité de toutes les accusations: il a été condamné pour des faits (datés de) 2002-2003 sur une des jeunes femmes, (ce qu'il) conteste."

Né en 1956 dans la région des Grands Lacs en RDC, Koffi Olomidé a déjà été condamné dans son pays en 2012 à trois mois de prison avec sursis pour violences contre son producteur.

Il avait également été expulsé du Kenya en 2016 pour avoir donné un coup de pied à l'une de ses danseuses et la Zambie avait émis en 2018 un mandat d'arrêt à son encontre pour une agression sur un photographe en 2012.

Une policière a tué six proches pour toucher des indemnités d'assurance en Afrique du Sud

Des policiers à Pretoria, en Afrique du Sud le 9 janvier 2021.

Une policière en Afrique du Sud a organisé méticuleusement avec des tueurs à gages le meurtre de son petit ami et de cinq membres de sa famille pour empocher des indemnités d'assurance, a-t-on appris vendredi auprès d'un tribunal.

Cette affaire aux détails macabres révélée lors du procès de la policière, Rosemary Ndlovu, a captivé le pays pourtant habitué à un taux élevé de criminalité.

Cette femme de 46 ans faisait systématiquement souscrire aux membres de sa famille des assurances-vie et assurances-obsèques, puis organisait un par un leur meurtre. Ont ainsi été tués entre 2012 et 2017 son petit ami, son cousin, sa soeur, sa nièce, son neveu et un autre membre de sa famille.

Elle a ainsi récupéré environ 1,4 million de rands (81.000 euros) mais elle a été arrêtée avant d'avoir pu ajouter à sa liste le meurtre de sa mère et d'un autre membre de sa fratrie, selon le tribunal.

Avec une soigneuse préméditation, Ndlovu a fait appel à des tueurs à gages pour piéger ses victimes, qui ont été soit tués par balle soit frappés à mort. Elle a personnellement tué une seule personne, sa soeur, en empoisonnant son thé puis en l'étranglant après avoir constaté que le poison ne faisait pas effet.

"L'accusée était soit la dernière personne à les avoir vus vivants soit la première personne à prévenir qu'ils étaient portés disparus", a souligné l'avocate générale, Riana Williams. "Elle se nommait bénéficiaire pour pouvoir profiter des assurances-vie et obsèques", a-t-elle ajouté.

L'accusée a farouchement nié tout au long du procès.

Elle avait été confondue en 2018, après qu'un des tueurs à gages avait prévenu la police qu'elle échafaudait un plan pour brûler la maison d'une autre de ses soeurs. Sa soeur et ses cinq enfants seraient morts calcinés durant leur sommeil.

Ndlovu, qui fut autrefois une policière respectée, a montré peu d'émotion lors de son procès.

Sa peine devrait être prononcée au début du mois prochain.

Congo: appel à la création d'une commission d’enquête sur les victimes du référendum de 2015

Une affiche de campagne du président congolais réélu Denis Sassou Nguesso est photographiée à l'extérieur du siège du Parti congolais du travail (PCT) au pouvoir à Brazzaville le 23 mars 2021.

Une ONG congolaise a réclamé vendredi la mise en place d’une commission d’enquête indépendante "pour rendre justice" aux personnes tuées durant la campagne du référendum de 2015, qui avait permis au président Denis Sassou Nguesso de briguer un troisième mandat en 2016.

"Ce qui s’est passé en 2015, ce sont des crimes extrêmement graves et il est incompréhensible que six ans après justice ne soit pas rendue", a déclaré à l’AFP Trésor Nzila, directeur exécutif du Centre d’actions pour le développement (CAD).

"Nous voulons coûte que coûte une commission d’enquête indépendante sur les victimes de la campagne référendaire, pour que la justice s’enclenche", a-t-il ajouté.

En octobre 2015, le Congo est en pleine campagne référendaire. Deux camps s'opposent: d’un côté les partisans du pouvoir qui militent pour le changement de la constitution adoptée en 2002, de l’autre les opposants qui appellent au boycott. Les manifestations de ces derniers sont réprimées par la force publique.

Le bilan établi par les autorités faisait état de quatre morts et dix blessés par balles dont trois membres des forces de l’ordre.

"Ce bilan est largement sous-estimé, des sources indépendantes ont enregistré une trentaine de morts", a souligné Trésor Nzila. "La contradiction des chiffres fait obligation à ce qu’il y ait une commission d’enquête indépendante", a-t-il insisté.

En 2018, le gouvernement congolais s’était engagé devant la Commission des droits de l’homme de l’ONU à mettre en place une commission devant faire la lumière sur ces évènements.

"Mais, trois ans après, cette commission ne voit toujours pas le jour", a encore déploré M. Nzila.

Une fois adoptée en 2015, la nouvelle constitution avait fait sauter le verrou de la limitation des mandats à deux, permettant ainsi à Denis Sassou Nguesso de briguer un troisième mandat en 2016, puis un quatrième en mars dernier.

Le président Sassou Nguesso, 78 ans, a la possibilité de se présenter (pour la dernière fois) en 2026.

"Simulacre de procès" après le meurtre de 7 écoliers camerounais, selon HRW

Des écoliers, leurs parents et des enseignants manifestent après que des hommes armés ont ouvert le feu sur une école, tuant au moins six enfants comme le prétendent les autorités, à Kumba, Cameroun, le 25 octobre 2020.

L'ONG internationale Human Rights Watch a qualifié vendredi de "simulacre de procès" la condamnation à mort il y a un mois de quatre hommes pour le meurtre de sept écoliers dans une province anglophone du Cameroun en proie à un sanglant conflit séparatiste.

Le 24 octobre 2020, une dizaine d'hommes armés à moto avait pris d'assaut une école de Kumba, dans la région du Sud-Ouest, et ouvert le feu sur des élèves, tuant sept enfants âgés de 9 à 12 ans. Une douzaine d'autres avaient été blessés par balle ou à coup de machette.

Le 7 septembre, le tribunal militaire de Buea a condamné à "la peine de mort avec fusillade sur la place publique" quatre des douze accusés de cette affaire, présentés par l'accusation comme des séparatistes anglophones, notamment pour actes de terrorisme, sécession et assassinats, selon le ministère de la Défense.

Dans un communiqué, HRW a dénoncé un "simulacre de procès" n'ayant "pas abouti à la justice". Selon l'ONG, ce procès a été "marqué par des vices de procédure", notamment "le recours à un tribunal militaire pour juger des civils" qui "viole le droit international".

D'après l'ONG de défense des droits humains, les avocats des accusés n'ont pas été autorisés à contre-interroger les témoins et "la procédure n’a pas été traduite", a déploré HRW.

L'ONG a également critiqué la détention arbitraire des 12 accusés, dont le directeur de l'école et cinq enseignants, rapportant qu'ils "ont été initialement détenus en l’absence d’inculpation pendant plus de 30 jours". "Si les autorités ont l’intention de rendre justice pour ce crime odieux commis contre des enfants, elles doivent lancer des poursuites crédibles devant les juridictions civiles et établir les responsabilités conformément aux normes internationales de procès équitable", a renchéri Ilaria Allegrozzi, chercheuse à HRW.

Contacté, le ministère de la Défense, dont dépend les tribunaux militaires, n'a pas donné suite aux sollicitations de l'AFP.

Les quatre condamnés à mort n'ont pas été exécutés et sont détenus à Buea, chef-lieu du Sud-Ouest, selon un de leurs avocats, Me Walters Atoh. "J'ai entamé les procédures d'appel. Ce qui suspend normalement l'exécution de la sentence", a-t-il expliqué à l'AFP.

A Kumba, le drame d'une famille anglophone
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Plusieurs condamnations à la peine capitale ont été prononcées dans le conflit séparatiste qui ensanglante les régions anglophones depuis quatre ans mais - comme dans le reste du pays - aucune n'a été exécutée depuis plus de 20 ans.

Dans les deux régions Sud-Ouest et Nord-Ouest, où vit l'essentiel de la minorité anglophone d'un pays majoritairement francophone dirigé par l'indéboulonnable Paul Biya, 88 ans dont près de 39 au pouvoir, les groupes armés séparatistes et les forces de sécurité dépêchées par Yaoundé s'affrontent dans un conflit meurtrier.

Les deux camps sont régulièrement accusés par les ONG internationales et l'ONU d'exactions et de crimes contre les civils.

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