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Nigeria : reprise du scrutin dans certaines zones, dépouillement des suffrages dans le reste du pays


Des électeurs attendant de voter samedi à Jere, à 60 km d'Abuja
Des électeurs attendant de voter samedi à Jere, à 60 km d'Abuja

Les élections législatives et présidentielle du Nigéria ont repris dimanche pour une seconde journée dans certaines circonscriptions où des problèmes techniques et des attaques de Boko Haram ont retardé le démarrage de l’opération samedi. Dans plusieurs bureaux de vote de localités, les appareils de lecture électronique des cartes d’électeurs et des empreintes digitales ont mal fonctionné. Des électeurs dans un bureau de Lagos ont dit à la VOA qu’ils ont attendu en rang plus de quatre heures, le temps pour les agents électoraux de trouver un appareil en état de marche.

Le dépouillement des suffrages est en cours dans le reste du pays où scrutin s’est déroulé sans problèmes majeurs.

Le secrétaire général de l’ONU a félicité le Nigeria pour la « conduite largement pacifique et ordonnée » de ces élections. Ban Ki-Moon se dit impressionné par « la détermination et la résilience » des Nigerians dans l’exercice de leur droit civique « face à une violence injustifiable. »

Le scrutin a été affecté dans l’Etat de Gombe, dans le Nord-est, par une attaque des militants présumés de Boko Haram. Des témoins ont dit à la VOA que les insurgés ont tué au moins 24 personnes dans quatre villages.

Des fillettes Haoussa attendant que leur mère vote dans une école islamique de Daura, dans le Nord du pays
Des fillettes Haoussa attendant que leur mère vote dans une école islamique de Daura, dans le Nord du pays

Pour sa part, le gouverneur de l’Etat voisin de Borno, Kashim Settima, a fait état de 25 personnes abattues dans le village de Buratai vendredi, la veille des élections.

L’insurrection des islamistes de Boko Haram avait provoqué un décalage de six semaines de ces élections. Selon des sondages conduits avant le scrutin, le président Goodluck Jonathan, 57 ans, et son principal rival, le général Muhammadu Buhari, 72 ans, étaient au coude-à-coude. Les deux hommes s’étaient en gagés à accepter le verdict des urnes tant que les élections seront « libres, justes et crédibles. »

Les allégations de fraudes lors des élections de 2011 avaient déclenché des violences qui avaient fait quelque 800 morts.

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