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Huit arrestations en lien avec l'enlèvement de Chibok au Nigeria selon la police


Saa, une ancienne lycéenne de Chibok au Nigeria, qui s’est fait enlever par Boko Haram mais qui a réussi à s’échapper, en pleurs après son discours devant le Capitole à Washington DC aux Etats Unis le 14 avril 2016. (VOA / Maylis Haegel)

Huit jihadistes présumés ont été arrêtés en lien avec l'enlèvement il y a quatre ans de plus de 200 lycéennes à Chibok, dans le nord-est du Nigeria, a annoncé la police mercredi.

Au total, 22 membres présumés du groupe jihadiste Boko Haram ont été arrêtés et présentés au public par les forces de l'ordre à Maiduguri, la capitale de l'Etat du Borno, le plus touché par l'insurrection qui ravage la région depuis 2009.

Les 14 autres sont soupçonnés d'avoir participé à la préparation d'attentats-suicides à Maiduguri et dans d'autres villes du nord du pays.

Selon le commissaire de police de l'Etat du Borno, Damian Chukwu, ces hommes, âgés de 20 à 48 ans, tous originaires de la région de Bama (Borno), ont été arrêtés début juillet dans les Etats voisins du Borno et de Yobe.

Les huit suspects liés à l'enlèvement de Chibok ont tous avoué leur culpabilité, a-t-il indiqué dans un communiqué.

"Les suspects nous ont fourni des informations utiles pour arrêter d'autres commandants en fuite de Boko Haram", a-t-il précisé.

L'enlèvement de masse de 276 lycéennes de l'internat de Chibok en avril 2014 avait suscité l'indignation du monde entier.

>> Lire aussi : Boko Haram a enlevé plus de 1.000 enfants depuis 2013 au Nigeria selon Unicef

Un total de 57 filles avait réussi à s'échapper peu après le kidnapping, tandis que 107 autres ont pu être retrouvées ou libérées suite à des négociations entre le gouvernement et les insurgés.

Les familles restent sans nouvelles d'une centaine d'otages.

Deux hommes ont déjà été condamnés ces derniers mois à 20 et 30 ans de prison pour leur rôle dans cet enlèvement.

L'insurrection de Boko Haram visant à établir un califat islamique dans le nord du Nigeria a fait au moins 20.000 morts et plus de 2,6 millions de déplacés.

Avec AFP

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